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Le Peuple d'en bas
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3 sur 3 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
le 13 novembre 2013
En immersion dans les quartiers Est de Londres, Jack London nous livre un reportage sur la condition ouvrière de ce début du 20e siècle.
On voit ici toute la détresse d'une population soumise au libéralisme sauvage dans la capitale du plus riche empire de l'époque.
L'offre du travail étant inférieur à la demande, c'est tout un système qui "sans foi ni loi" écrase l'individu, l'use, le détruit et le tue, lui enlevant sa dignité et le peu de moyens qu'il a de s'en sortir. La dégénérescence de l'homme par la pollution, le fruit du travail qui ne permet pas de se nourrir correctement, les loyers qui augmentent continuellement, créant la promiscuité et l'insalubrité, une maladie ou un accident qui condamne systématiquement à la rue... Et cette rue, et la gestion de la pauvreté que les autorités en font, en dépit du bon sens et d'un peu d'humanité.
C'est un tableau très sombre que nous peint Jack London, lui qui pourtant a connu le vagabondage trouve ici un monde abject sans joies ni couleurs, et c'était il y a à peine 100 ans...
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2 sur 2 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
le 7 décembre 2014
Jack London a écrit un livre magnifique qui nous emporte vraiment dans une autre époque. Ce livre m'a marqué.
Je recommande fortement!
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12 sur 15 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
Ce monde à la Dickens que Jack London aborde est la poussière que la société industrielle masque sous le tapis pour prétendre à l'infinie salubrité de son système économique. Tout comme les habitants d'Utopia croyaient en un monde parfait, mais avouaient dans les petites lignes de leur contrat de confiance que l'accès à leur Eldorado était soumis à quota, la société capitaliste rejette ses surplus embarrassants et inutiles dans des East-end ghettoïsés afin qu'ils y pourrissent en toute discrétion.

Pendant ce temps on peut y aller franchement et sans vergogne dans l'affirmation que le principe d'avidité permettant à une minorité de s'enrichir hors de tout imaginaire, finit toujours par profiter à la masse sous l'effet d'un bienfaisant et pourquoi pas miséricordieux ruissèlement. Ceci fait bien entendu parti de la propagande car ce fameux ruissellement n'est jamais que la part incompressible de ce que le possédant doit laisser à son outil de production- entre autre le travail- pour conserver et accroître son profit.

On ne va pas ressasser le sempiternel couplet anticapitaliste, il fait maintenant partie des rengaines populaires. En fait ce que nous démontre Jack London dans son immersion en terre maudite, c'est que par configuration de naissance, par entretient des croyances, par conditionnement matériel, éducatif et par de multiples formes de privations ce sont véritablement les pauvres qui sont responsables de la richesse de quelques-uns, car en dépit de toutes les leçons que leur donne la vie, le mieux qu'ils sachent faire pour se libérer est de se plumer entre eux.

Tout le travail du capital, du possédant ou de n'importe « isme » fantasmatique qui nous fait croire à la fatalité de la misère, est de conserver en l'état ces échelles de valeurs que nous appelons classes sociales car mieux que quiconque elles savent préserver ce système pervers. Là encore London observe le fonctionnement du remède extrême qui permet de garder le malade en perpétuelle phase terminale, la charité. Soumise à condition, prodiguée par les mêmes renards qui se goinfrent du poulailler, elle est organisée et dispensée à la manière de ces lumières trompeuses qui sans cesse attirent à elles les insectes vers les lueurs qui les anéantiront.

Un cycle infernal que London ne voit pas s'achever à court ni même long terme. Un constat d'autant plus actuel et désespérant que toutes les eaux socialo-communistes, espoir d'une époque, ont depuis longtemps coulé sous les ponts sans vraiment changer le lit dans lequel on se couche tel qu'on le fait.
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17 sur 22 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
le 11 février 2009
Jack London écrit là son livre le plus engagé. Engagé dans quoi : le scandale permanent de la précarité, le rejet de l'homme par l'homme, dans les bas-fonds de l'humanité. Dormir à la belle étoile, c'était déjà un crime !Un reportage passionnant sur le monde de la misère et qui se lit comme un roman.
Hélas, toujours d'actualité, avec les sans-papier, les sans-pays, les clodos, ceux qu'on expulse...
S'il est un monde parallèle, c'est bien celui-là, mais, ne l'oublions pas. Sous nos lustres, installés dans notre confort, les valons-nous ?
Pas sûr...
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le 2 juillet 2015
Un livre qui, à mon humble connaissance n'est pas assez connu. Nous plongeons dans la réalité du monde des quartiers pauvres de Londres au début du XXe siècle. Tout y es décrit avec délicatesse et aussi l'art de l'écriture de Jack London. L'observateur rapporte sans complaisance tous les symptômes d'un peuple pauvre et quelque peu abandonné. Sans complaisance mais avec une humanité qui le rapproche d'eux. A lire absolument..
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le 23 juillet 2015
Un des meilleurs de London, voire le meilleur d'après moi. Un style simple et épuré pour ce témoignage, qui laisse la place à l'interprétation du lecteur devant les horreurs de la vie dans les pires quartiers londoniens.
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1 sur 5 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
le 28 décembre 2012
Ouvrage en très bon état, reçu dans les temps. Je suis satisfaite de cet achat et vous recommande vivement la lecture des livres de Jack London
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