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le 17 juillet 2014
Après avoir lu la biographie de Jeffrey Dahmer, l'une écrite pas Stéphane Bourgoin, l'autre par Don Davis, j'ai voulu tenté une approche plus imagée. Et qu'elle fut ma grande surprise de lire cette BD.

L'auteur semble très objectif, il ne prend pas partie et considère cette histoire en tant que spectateur. Il y a un véritable travail derrière ses dessins. Hormis les dialogues entre les personnages, il nous fait profiter de ses réflexions et anecdotes au cours des pages.

- Vraiment très plaisant, je recommande vivement.
- Je conseille tout de même : Lire la bio avant, vous aborderez ainsi la BD avec un œil déjà aguerri.
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L'intérêt du bouquin tient dans le fait que l'auteur a cotoyé le fameux tueur en série à l'école. Vu de l'intérieur donc mais l'auteur s'est aussi documenté (archives de la police) pour faire un récit dense, complet et documenté sur la vie tourmentée de Jeffrey Dahmer jusqu'à son premier passage à l'acte. Dans la tradition des romans graphiques de l'underground américain pour le style, l'affaire est menée exemplairement sur 200 pages, se lisant vite, au découpage visuel et narratif efficace, avec toujours beaucoup de retenue et de justesse. Voici bien une réussite dans le genre, pourtant pas facile-facile, le futur tueur apparaissant vraiment normal (ce qui fait froid dans le dos) mais bien déviant quand même. L'auteur fait preuve ici de catharsis et nous le rend bien.
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Backderf est un rejeton de la BD US alternative, une sorte de Charles Burns au trait géométrique révélant des personnages désincarnés, comme engoncés dans leur carcasse, ectoplasmes d’une Amérique sans gloire. Ce style aux contours précis se dispense parfaitement de la couleur au regard de la profondeur de l’histoire, et son aspect juvénile permet de distancier la noirceur sous-jacente.

De bout en bout le lecteur reste happé par l’histoire dérangeante (et authentique) de cet étrange garçon dont chaque fait et geste entre en résonance avec son terrible destin de tueur en série qu’aucun de ses proches, professeurs et camarades, n’avaient su deviner en le côtoyant. A l’époque, Jeff Dahmer avait juste l’air d’un enfant un peu spécial et secret, et pourtant quiconque s’y serait intéressé de plus près aurait pu constater que tous les éléments étaient réunis pour un massacre annoncé : son attirance pour les animaux morts, ses errances de zombie solitaire, son alcoolisme chronique, sa mère dépressive, les relations très conflictuelles entre ses parents avant leur divorce, ses cris d’épileptiques soudains, ses pantomimes déments qui firent de lui une mascotte dans son lycée ! Mais bien sûr, personne n’imagine jamais qu’une connaissance ou un proche puisse renfermer un tueur potentiel. D’ailleurs, la scène des retrouvailles de l’auteur avec deux de ses anciens camarades plusieurs années après est très révélatrice. Lorsque celui-ci évoque Dahmer en suggérant sa probable conversion en tueur en série, leur seule réaction est d’éclater de rire comme un seul homme (confession très courageuse il faut bien le dire).

Derf Backderf porte un regard juste, ne cherche à accuser personne ni à tomber dans l’auto-culpabilisation. Sans dédouaner son « ami » Dahmer de ses actes ignobles, il s’efforce simplement de comprendre comment ce camarade de classe atypique a pu devenir « le monstre du Milwaukee ». Se basant sur ses propres souvenirs, mais également sur des témoignages, des articles de presse et documents du FBI, il brosse un portrait éloquent du futur tueur depuis ses années au collège jusqu’à son premier crime. Aucun voyeurisme ici, la démarche de Backderf se veut à la fois factuelle et introspective. Mais elle est aussi remarquable dans le sens où ce dernier aide le lecteur, davantage en suggérant qu’en pointant du doigt les causes, à vérifier qu’on ne devient pas un tel monstre tout à fait par hasard. Tout cela fait de « Mon ami Dahmer » un one-shot passionnant et incontournable selon moi.
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Jeffrey Dahmer venait d'avoir 18 ans lorsqu'il tua pour la première fois. Le dessinateur Derf Backderf, l'un de ses camarades de lycée, revient sur les trois années précédant le passage à l'acte durant lesquelles il côtoya Dahmer, en tentant de comprendre comment un psychopathe s'est formé au sein de leur petite ville sans histoire de l'Ohio, sans que personne ne voie rien venir.

Le premier obstacle de cette BD est sa forme, c'est-à-dire le dessin, qui s'inscrit dans une certaine tradition du courant alternatif américain : noir et blanc, trait épais, personnages raides aux expressions exagérées. On peut aimer ou pas. Personnellement, je ne suis pas friand mais, dans le cas présent, j'ai trouvé que cela mettait en valeur le sujet traité en renforçant la noirceur de l'ambiance.

Ensuite, il y a le thème : comment entrer dans la tête d'un pervers sans le déresponsabiliser ? Comment comprendre sans excuser ? Comment donner un sens à une telle histoire et ne pas se contenter d'alimenter le voyeurisme ? C'est là que Derf Backderf s'en sort remarquablement bien, avec un réel respect pour les familles des victimes et, en même temps, une mise en cause de l'indifférence générale devant le comportement de plus en plus inquiétant de Dahmer qui sombre dans la folie sans jamais recevoir - ni solliciter - d'aide de quiconque.

Une bande dessinée excellente et bien documentée avec, en prime, un dossier dans lequel l'auteur avance ses sources et précise ce que sont devenus les différents protagonistes de cette histoire perturbante.
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De nombreux points communs existent entre Mon ami Dahmer et From Hell : ce sont deux bandes-dessinées de type comic, ayant pour sujet un tueur en série, une approche journalistique, et qui comportent toutes deux de nombreuses notes en fin d'ouvrage, soit pour expliquer certains partis pris soit pour éclairer ce qui est décrit. Mais leurs traitements respectifs diffèrent énormément. Alors que From Hell avait une approche largement artistique et proposait une relecture globale de Jack l'Eventreur en intégrant de nombreuses références littéraires et historiques, Mon ami Dahmer donne un point de vue personnel, basé sur des souvenirs (non, Alan Moore n'a pas 150 ans). De même, le traitement graphique n'a aucun rapport. Dans From Hell, nous sommes en présence d'un noir et blanc oppressant, au trait haché et aux contours flous, Mon ami Dahmer embrasse une certaine école américaine descendante des Freak Brothers et de Crumb, un peu dans le style de Peter Bagge. Cela colle parfaitement : l'histoire se déroule dans les années 70, sur les campus du lycée, où l'on fume et boit autour de feux de camp et où la seule distraction est d'avaler les kilomètres au volant de vieilles voitures cabossées.

Mais la différence de taille, celle qui rend ce livre glaçant finalement, réside dans son titre : Dahmer, serial killer aux actes immondes, est présenté comme un camarade. Ami est un substantif un peu fort, mais le personnage décrit fait bien partie d'une bande, en tant que paria et qu'être étrange, mais il n'inspire pas le dégoût ni la colère. Il serait même plutôt une victime, un jeune aux problèmes trop grands pour la bourgade où il vit, pour ces adultes trop immatures, pour ses parents absents. Tout aussi impuissants que ces personnages qui ont réellement existé, nous nous confrontons à la descente aux enfers d'un gamin perdu. Typiquement le genre d'ouvrage qui nous fait nous questionner, qui nous hante et nous demande "et si...?".

Alors que le traitement caricatural des visages induirait une certaine nonchalance, comme si nous étions vraiment dans un Freak Brothers, certains passages déploient une force considérable, implacable et désespérante. La pleine planche où Dahmer est seul en train de se saouler adossé au mur de l'école tandis que ses camarades sont en cours d'histoire est sans doute l'exemple le plus frappant. Compilant souvenirs personnels, rapports de police, de journaux, entretiens avec les protagonistes et remarques personnelles, ce reportage hybride, à mi-chemin entre la chronique lycéenne et le documentaire, possède une puissance émotionnelle rare et laisse très peu de temps pour respirer. Le genre de livre qui ne s'oublie pas rapidement.
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le 1 février 2015
Bon récit, rythmé, prenant. Par contre, pour ma part l'impression du bouquin (noir et blanc !!!) est catastrophique et m'a vraiment gâché la lecture ; traits dédoublés sur certaines pages, texte en blanc sur noir bouché et illisible... Un travail de pourceaux. Je vous conseille de l'acheter en librairie afin d'en vérifier la qualité, tous les exemplaires ne sont peut-être pas aussi mauvais que le mien...
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le 30 avril 2013
Derf Backderf, l'auteur de ce graphic novel, a été en classe pendant 4 ans avec Jeff Dahmer, dit le cannibale du Milwaukee, serial killer coupable d'au moins 18 meurtres particulièrement sordides. Il raconte dans cet ovni son "amitié" avec le tueur, amitié qui n'en était pas vraiment une, tant Dahmer était étrange. Le bouquin est extrêmement fort et dérangeant. Si la ligne graphique, très marquée par l'underground Us peut ne pas être séduisante au premier abord, elle est d'une grande efficacité et au service d'un narration assez époustouflante. L'auteur évite avec talent le voyeurisme ou la fascination morbide pour dresser un portrait dense et étouffant d'un ado borderline qui tombe dans la folie. Un grand livre.
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le 8 avril 2013
Cette bande dessinée écrite par de Derf Backderf, un camarade et voisin de Jeff Dahmer pendant leurs études secondaires, est une approche vraiment interessante. On peut y suivre le descriptif de la famille de Dahmer, son comportement, ses douleurs vues par l'oeil insouciant et adolescent de Backderf jusqu'au premier meurtre de tueur en serie.
Le dessin est tres bien tracé et en noir et blanc.
Lu en quelques heures car addictif !
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le 23 octobre 2015
Je l'ai lu d'un trait, vraiment captivant et intéressant. On arrive bien à ressentir le côté perturbé de Dahmer. Je le recommande !
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le 26 juin 2015
Ironie du sort, j'ai découvert en 2012 "l'existence" de Jeffrey DAHMER et des atrocités qu'il a commises en lisant un très bon livre de Stéphane BOURGOIN consacré aux serial killers (je suis donc d'autant plus déçue de constater qu'il a apporté sa caution à la version française de la BD en la préfaçant).

Dans la foulée, je me suis procuré tous les livres parus sur DAHMER que j'ai pu trouver, jusqu'à la version originale américaine de cette BD, ayant appris à apprécier le 9ème art sur le tard et pensant que la BD me permettrait de mettre à distance tout les aspects morbides de cette vie qui m'avaient un peu éclaboussée lors de mes lectures frénétiques...

Or, cette BD se résume surtout à une entreprise mercantile opportuniste de l'auteur (caricaturiste professionnel dans la presse locale, de mémoire) qui, sous prétexte qu'il a été scolarisé dans les mêmes collège et lycée et à la même époque que DAHMER, prétend utiliser son art pour dépeindre DAHMER adolescent: gauche et inhibé, déjà à la marge, notablement en proie très jeune à une consommation excessive et incontrôlée d'alcool - même pendant les cours, manquant significativement d'empathie et pas du tout en phase avec les préoccupations des autres jeunes de sa génération (si ce n'est le sexe, mais dans des dimensions et sous des formes incomparables...).

Au final, non seulement DAHMER n'est pas rendu plus "humain" à travers ces dessins prétendant retracer son adolescence, mais il en paraît d'autant plus "handicapé affectif", avec en sus un côté "ado tête à claques", qu'il partage (et c'est bien là la seule chose qui les réunit) avec Monsieur BACKDERF et ses amis, qui ont sporadiquement côtoyé le boulet/cas social/mec bizarre de la promo DAHMER pour rire de lui - et non avec - "à bon compte" (ils le rétribuaient notamment parfois pour qu'il se donne en spectacle en public en jouant une espèce d'attardé mental ingérable) mais ne peuvent en aucun cas prétendre avoir été ses AMIS (les nombreuses biographies détaillées et les témoignages de son entourage - notamment familial - s'accordent à dire qu'il s'est très tôt renfermé sur lui-même et n'a peu ou prou jamais eu d'amis à part un voisin de son âge pendant l'enfance...)

Sans aller jusqu'à jeter l'opprobre sur l'auteur et ses amis de l'époque quant à leur attitude d'alors (ils étaient eux aussi jeunes et immatures et en proie à leurs propres questionnements face à leur vie en construction et ne sont pas responsables de la vie de DAHMER et de son développement psycho-affectif anarchique et plus tard meurtrier), cette démarche mercantile très a posteriori jette surtout une lumière crue sur la terrible SOLITUDE qui a caractérisé la vie de J.DAHMER, dans laquelle il s'est enfoncé année après année sans jamais réussir à créer de vrais liens affectifs avec ses contemporains, laissant toujours plus de place à ses fantasmes et pensées mortifères, jusqu'à passer à l'acte.

En ce sens, ce livre est aussi une IMPOSTURE sur le fond car, compte tenu du lien très superficiel et anecdotique qui unissait en fait l'auteur à DAHMER, les scènes de la BD le représentant dans sa vie familiale se révèlent en fait être l'illustration par l'auteur des informations glanées ça et là dans la presse et les nombreux livres qui lui sont dédiés et non la transcription d'une intimité partagée avec DAHMER.

Enfin, le graphisme grossier et gras de BACKDERF ne m'a pas conquise non plus et ne rachète pas la démarche mercantile discutable.
Seul point positif : le format de l'édition originale est agréable à consulter et de belle facture. La réédition française au format poche présente au moins l'avantage du prix.

Conclusion : pour les aficionados de la BD éventuellement, à condition d'avoir lu au moins l'un des livres factuels et détaillés parus sur le sujet DAHMER, par ailleurs.
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