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Au Rwanda, non loin de la source du Nil, se situe l'internat Notre-Dame du Nil, établissement huppé réservé aux jeunes filles de l'élite d'un pays qui vient juste d'accéder à l'indépendance. D'une poigne de fer dans un gant de velours, les religieuses et l'aumônier, le père Herménégilde, veillent à ce que ces demoiselles poursuivent de bonnes études, arrivent vierges au mariage et représentent des modèles d'émancipation féminine. Mais les difficultés pour y parvenir ne manquent pas. L'une des élèves, séduite par un diplomate zaïrois, se retrouve enceinte de ses oeuvres. Une autre pose comme modèle pour un planteur blanc assez dérangé qui s'imagine que les Tutsis sont les descendants des pharaons et les restes d'une des tribus perdues d'Israël. Quand la visite de la reine Fabiola est annoncée, une véritable frénésie s'empare de l'établissement. Mais c'est encore bien pire quand Gloriosa, la fille d'un politicien extrémiste hutu, organise une sorte de pogrom avant l'heure de ses camarades tutsi. Un avant goût des horreurs à venir car cette histoire est datée de la fin des années soixante.
Le lecteur passe un agréable et instructif moment dans cette ambiance lycéenne un peu particulière très bien rendue par Scholastique Mukasonga. Il apprend énormément de choses sur la société rwandaise écartelée et empoisonnée par cette haine entre Hutus et Tutsis qui semble remonter à la nuit des temps. Bien que plus léger et plus social, « Notre-Dame du Nil » peut se lire en pendant avec le terrible « Une saison de machettes », les deux ouvrages s'éclairant l'un l'autre. Ces jeunes filles en fleurs sont attachantes, touchantes et émouvantes, même si certaines se laissent aller aux plus mauvais penchants de l'humanité, le racisme, l'exclusion, la discrimination, la négation de l'autre et au bout du compte la violence la plus sauvage. Déjà récompensé par un prix, ce livre mérite qu'on s'y intéresse pour la qualité du témoignage et la description d'une réalité locale qui sent le vécu même si son style reste un peu approximatif et ne peut en aucun cas passer pour un modèle d'élégance ou de virtuosité littéraire.
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Un pensionnat de jeunes filles au Rwanda juste au-dessus des sources du Nil accueille l'élite de la nation. Sous la férule de la mère d'une congrégation religieuse ces jeunes filles doivent arriver vierges au mariage et participer à l'enrichissement familial par un riche mariage. La période est celle de la première république Hutu, qui majoritaires ont chassé le roi Tutsi, et ont organisé des quotas pour que ces derniers ne puissent accaparer les postes au pouvoir. C'est dans ce contexte de violence larvée que nous assistons à la vie de plusieurs de ces jeunes filles, les héroïnes étant souvent Tutsi, mais nous voyons aussi les violences entre ces deux ethnies. Ce roman se situant essentiellement sur une année scolaire.

Il y a plusieurs choses qui me dérangent dans ce roman. L'attribution du prix Renaudot, alors qu'il ne figurait pas dans la liste, qu'il a été porté par notre dernier prix Nobel de littérature, et qu'effectivement Gallimard n'avait pas de prix cette année. Ensuite le fait que l'on parle des prémisses du génocide sur la quatrième de couverture alors que les évènements se sont situés plus de 20 ans avant ! Les confusions des dates ainsi entre la visite du roi Baudouin en 1970 et le coup d'état qui a conduit à la création de la seconde république Hutu, il s'est écoulé 3 ans. Certes ce sont les violences dans les écoles qui sont à l'origine du coup d'état mais ces violences se sont déroulées en février mars, là encore la chronologie n'est pas respectée. Puisque le coup d'état à lieu en Juillet après la fin de la scolarité. L'article qui a fait connaitre Dian Fossey n'a été publié qu'en 1970, jusque là elle était totalement inconnue. Le mot inyenzi (cancrelat) ne désignait pas l'ensemble des tutsi mais ceux qui venant de l'étranger organisaient des attentats.

Certes c'est un roman mais il est utile de le préciser et de dire que tout est amalgamé. Et je pense toujours qu'un aspect historique permet de mieux comprendre un univers, celui de la décolonisation est bien décrit, par contre je m'élèverai toujours contre toute technique d'amalgame pour renforcer ne fut-ce que de bons sentiments. L'écriture du livre même si elle est agréable, et le style ne justifie pas vraiment un prix littéraire. Les relations entre élèves, professeurs, blancs et noirs, sont très bien décrites ainsi que l'Afrique. En résumé un livre de fiction sur le Rwanda, qui nous apporte des éléments sur les relations entre Tutsi et Hutu,et les réalités africaines, mais qui se grève par son manque de rigueur historique.
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Attention: si comme moi, vous n'avez jeté qu'un œil distrait à la 4ème de couverture, vous serez peut être surpris de découvrir que ce roman ne traite pas du génocide des Tutsis de 1994*, mais que l'action se déroule dans les années 70.

Ceci dit, la haine raciale qui allait atteindre son paroxysme lors du génocide puis des massacres qui l'ont suivi dans les pays voisins, affleurait déjà au Pays des Mille collines et il y avait là, de quoi nourrir un livre intéressant, comme peut l'être par exemple "Le Pays aux mille collines : Ma vie au Rwanda" de Rosamond Halsey Carr.

Hélas, ce roman ci suinte d'un ennui profond durant près de 280 pages.

Il raconte la vie de collégiennes dans un établissement isolé, réservé aux filles de bonne famille. Les Hutus y sont majoritaires et tolèrent difficilement les quelques élèves Tutsi bénéficiant d'un faible quota.

L'idée d'un lieu miroir de la société rwandaise où le microcosme servirait de lieu d'étude de ce qui allait entraîner le pays dans l'horreur absolue, était a priori, une approche intéressante.

Hélas, l'histoire s'étire paresseusement, confuse, alourdie de références enquillées sans soin, avant de connaître une conclusion aussi hâtive qu'attendue sans surprise.

Quel crève-cœur que de lire un livre aussi faible là où s'offraient tant de possibilités.

Je respecte profondément l'histoire et les drames personnels de Scholastique Mukasonga et c'est bien le dernier livre que j'aurais imaginé ne pas aimer.

Mais c'est une immense déception.

* Il faut rappeler inlassablement qu'environ 800 000 personnes essentiellement "Tutsis" ont été massacrées en quelques mois, dans un pays dont le régime aux mains des "Hutus" était "protégé" par la France (situation très complexe comme en témoignent les passionnants échanges que j'ai eus avec un intervenant sur mon commentaire de "Rwanda, les médias du génocide. Si vous êtes intéressé...)

Il faut aussi l'apprendre hélas, à ceux qui sont en charge de l'éducation de nos enfants. En décembre 2013, le corrigé d'un sujet de français envoyé par le Cned à des élèves de troisième a confondu les rôles des Hutus et des Tutsis dans le génocide rwandais....A la question "Est-il important de rappeler à la mémoire (sic) certains épisodes particulièrement noirs de l'histoire ?", le corrigé citait en exemple "le génocide des Hutus par les Tutsis au Rwanda".

Prochaine étape : le génocide des Turcs par les arméniens et la Shoah des Allemands par les Juifs ?
Il va devenir de plus en plus compliqué de prendre la défense du mammouth.
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le 2 décembre 2012
Je me méfie toujours des Prix, et ce n'est pas ce roman qui me fera changer d'avis ! J'étais attirée par le sujet décrit par la 4ème de couverture, et je me retrouve avec une histoire somme toute assez banale de jeunes filles de l'élite dans un pensionnat . Bien sûr, quelques accrochages entre ces filles d'ethnies différentes, mais ce ne sont que les prémices assez lointains du futur génocide rwandais. Assez plat et sans grand intérêt.
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le 12 juin 2014
Le style de Scholastique Mukasonga est quelconque, et l'essentiel de son livre est une chronique assez attendue de la vie de lycéennes de la haute société rwandaise dans un lycée d'élite perchée dans les montagnes. Description obligatoire de certains aspects de la vie villageoise et des traditions du pays, évocation d'un passé colonial encore très présent... tout ceci n'est pas vraiment emballant. Seule la fin vient secouer le lecteur de sa confortable torpeur. Les tensions entre Hutus et Tutsis finissent par y exploser en un pogrom qui préfigure le grand massacre de 1994. Pas mauvais dans l'ensemble, mais de là à donner un prix littéraire...
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le 26 janvier 2014
Ce livre m'a émue. Bien que roman, il témoigne de l'histoire d'un pays, de l'histoire de l'humanité. Il est témoin de l'horreur dont peuvent faire preuve les hommes, de ce que chacun à en nous de frustrations envers l'autre, le différent de soi. Témoin de ce qui peut se produire quand cette frustration touche un grand nombre de personnes et qu'elle finit par se transformer en rage, en haine. Ce qui est tragique dans ce roman, c'est de voir comment cette haine touche également des jeunes, comment les adolescents sont portés par la paroles des adultes. La haine fait parti de l'héritage et de la transmission du parent à l'enfant et dans ce cas, cette transmission passe par la violence.
Ce livre m'a touchée par ce qu'il nous renvoie de nous, de nos faiblesses et de nos failles humaines. Il nous ramène à notre réalité d'humains fragiles, potentiel bourreau, potentielle victime.
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Ce beau roman, sobre, bien construit, vaut d'être lu même si on sait pas grand chose du génocide des Tutsis du Rwanda en 1994.
Il ne s'agit d'ailleurs pas de 1994, mais d'un autre épisode sanglant de l'histoire du pays, qui a eu lieu en 1974, et que l'on désigne parfois comme "le petit génocide". Cela dit, le roman ne se présente pas comme un traité d'histoire, mais bien comme un huis (presque) clos au cœur d'un pensionnat de jeunes filles de la bonne société Rwandaise.
On voit, dans ce pensionnat huppé d'un Rwanda encore très colonial malgré sa fraîche indépendance, la tension monter entre les lycéennes, jusqu'au bain de sang pressenti, annoncé, inévitable.
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le 8 avril 2016
Perché dans les nuages, à 2493 mètres, tout près de la source du Nil, le lycée Notre-Dame du Nil accueille la future élite féminine de la nation rwandaise. Les chastes jeunes filles, issues des meilleures familles, viennent y décrocher un diplôme qui plus sûrement qu'un travail, leur permettra de trouver un mari dans les hautes sphères de la société. Soeurs catholiques, professeurs belges et coopérants français leur inculquent les valeurs démocratiques et chrétiennes qui conviennent dans un pays qui a mené à bien sa révolution sociale. Harmonieuse en apparence, l'ambiance est pourtant délétère. La société rwandaise est divisé entre Hutus et Tutsis et ce clivage a pénétré cet antre du savoir. Les élèves hutus y sont largement majoritaires et n'hésitent pas à humilier les jeunes filles tutsis qui ne sont là que par la grâce d'un quota imposé par l'état. La plus virulente est Gloriosa qui rêve d'une carrière politique au sein du Parti du peuple majoritaire et aime à rappeler à Virginia et Véronica qu'elles ne sont que des cafards qui n'ont rien à faire à Notre-Dame du Nil. Autour d'elle, une cour s'empresse même si Immaculée ne partage pas ses positions et que Modesta est tiraillée par ses origines métisses.
Plus proche voisin du lycée, Monsieur de Fontenaille, un vieil original, est bien le seul à regretter le temps où les Tutsis étaient les maîtres du pays. Persuadés qu'ils sont venus d'Egypte et descendent des pharaons, il cherche son Isis dans le visage des élèves tutsis. Déesses pour les blancs, parasites pour les Hutus, les Tutsis du lycée essaient d'obtenir leur diplôme sans faire de vague pour qu'un jour elles ne soient plus ni hutus ni tutsis mais simplement des "évoluées".

Situé après l'indépendance du Rwanda et avant le génocide de 1994, le roman de Scholastique MUKASONGA dépeint les prémisses d'une haine larvée qui deviendra une guerre.
Cela commence comme une chronique bon enfant qui décrit la vie dans un lycée de jeunes filles catholique : l'arrivée en grande pompe des élèves le jour de la rentrée, le pèlerinage annuel à la Vierge du Nil, les amitiés, les cours, les professeurs...Mais très vite, on perçoit un malaise. Gloriosa, élève crainte et respectée, leader politique en devenir, cristallise les travers d'un pays qui se veut indépendant et démocratique mais favorise les Hutus, le "peuple majoritaire". On ressent l'opposition, la rivalité, la haine même que les Hutus portent aux Tutsis et qui va aller en grandissant tout au long de l'année scolaire. Les petites remarques acerbes deviendront des insultes plus crûes et dégénéreront en haine raciale, appel à la violence, voire au meurtre. Pendant que les élèves hutus appellent à l'épuration ethnique, rameutent leurs troupes et organisent le massacre, les blancs ferment pudiquement les yeux sur un conflit dont ils ont pourtant été les instigateurs, ayant bouleversé le système clanique traditionnel en place à l'époque de la colonisation et favorisé à tour de rôle un camp au détriment de l'autre, au gré d'obscures alliances politiques.
Roman fort, beau et puissant, Notre-Dame du Nil n'est malheureusement pas issu de la seule imagination de son auteure. Scholastique MUKASONGA s'est inspirée de de l'histoire de sa famille pour décrire un pays qui se déchire toujours. Et pourtant, on sent tout l'amour pour le Rwanda dans ce livre avec ses rites, ses traditions, ses croyances, ses paysages, ses gorilles...Un pays magnifique qui a connu l'horreur et qui mériterait une paix solide et durable.
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Dans le Rwanda des années qui suivent l'indépendance (1962) le lycée Notre-Dame-du-Nil accueille des jeunes filles "de bonne famille", où les Tutsis ne sont représentés que grâce à l'existence d'un quota destiné aux plus méritantes. Au travers du destin de quelques jeunes filles et de leurs professeurs, pris dans la tourmente qui va déboucher quelques décennies plus tard sur un des pires génocides de l'histoire, c'est à un décryptage psychologique et sociologique des ressorts profonds de la haine raciale que se livre Scholastique Mukasonga. Au-delà de l'ancrage dans une histoire locale et datée, celle du Rwanda des années 60, l'auteure parvient à toucher à l'universel. Comme dans "La montagne magique" de Thomas Mann, les personnages évoluent dans leurs rapports au fur-et-à-mesure que les groupes auxquels ils appartiennent en viennent à se haïr au nom de la raison d'état. Une œuvre attachante, bien écrite, qui bouleversera le lecteur et le fera réfléchir à la fragilité de la condition humaine. Un seul regret, qu'il n'y ait pas un glossaire en fin d'ouvrage, rassemblant les nombreux termes d'usage désignant gens, objets et esprits. Il m'a fallu une bonne centaine de pages pour comprendre que le mot "Inyenzi" désignait de façon injurieuse (il veut aussi dire "cafards") les Tutsis.
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S Mukasonga nous décrit dans un lycée de jeunes filles les jalousies entre adolescentes, les rivalités, les petits scandales... sauf qu’au Rwanda dans un contexte de ségrégation ethnique ce huis-clos s’aggrave de la montée de la haine. D’un point de vue excentré et dans un environnement a priori protégé, elle nous raconte les prémisses des événements sanglants qui ont défrayé la chronique planétaire il y a une vingtaine d’années.
De façon moins dramatique, on entraperçoit aussi la vie traditionnelle et les contradictions que crée le courant de modernisation à l’européenne.

Il y a quelques beaux portraits, des pointes d’humour et d’ironie, mais aussi des clichés, des personnages typés à la limite de la caricature, un style assez moyen : dans l’ensemble pas de quoi faire un prix littéraire.
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