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4,3 sur 5 étoiles30
4,3 sur 5 étoiles
Format: Blu-rayModifier
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1962, en Pologne. Avant de prononcer ses vœux et de devenir religieuse, Ida (Agata Trzebuchowska, à la fois lumineuse et impénétrable) se voit conseiller par la mère supérieure de son couvent de faire un dernier petit tour en terre profane. Elle va aller passer quelques jours chez sa tante Wanda (Agata Kulesza), une juge communiste qui a autrefois participé avec zèle à la répression stalinienne et, devenue cynique et revenue de tout, s'adonne désormais à l'alcool, aux cigarettes et aux hommes. La tante révèle à sa nièce qu'elle est la fille de Juifs qui ont été assassinés pendant la guerre. Les deux femmes décident de partir à la recherche des corps des défunts...
Grand succès public et critique (mérité) pour cette intense et sèche fable. Le sujet avec les lourds enjeux qu'il porte (la Shoah, la culpabilité polonaise, la grâce) pouvait faire craindre le pire (un tire-larmes, un pensum anti-polonais, une lourde opposition entre la sainte et la pécheresse) mais Pawlikowski, qui a surtout vécu en Angleterre et fait ici son retour au pays natal, a su éviter toutes les chausse-trappes.
Au plan formel, il a choisi la retenue et adopté un style classique, magnifié par une photographie Noir & Blanc sublime. Ida pourrait presque rappeler le Bresson du Journal d'un curé de campagne si le réalisateur n'avait su décorseter à bon escient son iconographie austère par quelques flashs résolument nouvelle vague qui sont autant d'hommages aux Munch, Wajda, Polanski, Skolimowski de la grande école polonaise : brillantes scènes de répétition et de bal de l'orchestre de jazz, jolies scènes nocturnes et de virée en voiture. La distribution est épatante et à l'avenant : pas un acteur qui n'incarne profondément son personnage.
Mais ce qui rend Ida aussi attachante reste le propos car, contrairement à ce que quelques mauvaises critiques ont laissé entendre, il ne s'agit pas d'un simple exercice de style. Le film repose sur une tension et un mystère : l'enquête sera-t-elle couronnée de succès ? que va faire la jeune novice de la révélation inattendue de ses origines ? Pawlikowski a délibérément écarté toute approche psychologique : c'est une fable, voire un conte de fées qui nous est présenté. Avec ses airs diaphanes, son absence d'incarnation, ses silences, Ida est le véhicule et le réceptacle des interrogations de l'auteur et du spectateur. Sa tante, par contraste, bouillonnante de conflits et de tourments, aussi extravertie que sa nièce est renfermée, est le catalyseur, le moteur qui va obliger Ida (et le spectateur) à se confronter à son passé et à faire des choix moraux. Et elle a bien des faux airs de bonne fée, cette merveilleuse Wanda - à mois qu'elle ne soit en fait une avenante sorcière. La confrontation du noir et du blanc, l'opposition du cynisme et de la vertu, les contrastes entre la jeune Pologne (le musicien) et l'ancienne (le paysan) débouchent sur un paysage gris clair gris foncé. Ida avait la grâce, elle a acquis la sagesse. En 80 mns incroyablement précises et tendues.
0Commentaire61 sur 65 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 5 juillet 2014
Que va-t-il advenir, de chair et d'esprit, de Ida, petite novice à la hiératique beauté lors de cette traversée du monde profane au coté de sa tante communiste aux mœurs légères, ancienne juge rouge, sur fond de pèlerinage propice à la déréliction? Voilà qui suscite l'attention (et la crainte?) dans ce récit d'un profond humanisme, saisissant de pudeur, de retenue et de sensibilité qui, sur fond de Pologne des années 60, jamais ne cherche à prouver ou imposer quoi que ce soit.

Une réalisation dépouillée sans être austère, une époustouflante beauté formelle s'appuyant sur une technique cinématographique parfois audacieuse mais parfaitement maitrisée, une photographie d'une merveilleuse pureté, des dialogues incisifs, une admirable Agata Trzebuchowska qui n'est pas comédienne et ne veut pas le devenir.

Dans la lignée de Ordet et Hadewijch, un film épiphanique.

En bonus on trouve un making of (10') et surtout une très intéressante intervention (15') du réalisateur (qui s'exprime en français).

Film noir et blanc-2013- Durée 75'- Tourné en 4/3- VO: polonais sous-titré en français- VF- Son 2.0 et 5.1 pour les 2 versions- Technique image et son irréprochable- Pas de livret.
0Commentaire18 sur 21 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 12 septembre 2014
pas d’esbroufe, pas de grandes scènes ! tout est glissé, comme sur la neige. Ce film pose la question : "ce que nous pensons être intéressant ou inintéressant de la vie de l'autre, l'est-il vraiment pour lui ?"
0Commentaire2 sur 2 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
Solitaire Anna.
Enfant du silence, élevée au couvent.
Le cadrage parle pour elle.
L'espace vide au dessus d'elle est imposant.
Son visage n'apparait qu'au bas de l'écran.
En un seul plan est alors évoqué le poids du secret.
L'ombre du passé, que "le voyage" d'Anna s'attachera à éclaircir.
L'espace vide sera Ida.
L'absente omniprésente.
Ida, la mère et la soeur...
Entre cette ouverture et un plan final soudain libéré du formalisme absolu de l'ensemble, la rigueur et la puissance des " tableaux" qui vont s'enchainer, incarnent à mon sens un très grand moment de cinéma.
Images aussi admirables sur la forme que terribles sur le fond.
Le transfert blu-ray, sublime, ne laisse échapper aucun détails et nuances de ce travail d'orfèvre.
Une réalisation épurée, minimaliste, aux cadres fixes.
Un univers "sous-contrôle" pour un drame terrible et un propos universel.

Admirable contraste entre une forme stricte et un souffle romanesque dévastateur.
A l'image des deux personnages :
Une jeune nonne secrète et mutique mais tournée vers le pardon et aspirant au détachement. A ses cotés, une femme de loi, combative mais dévastée par le remord et la colère.
Trajectoires d' existences écrasées sous le poids des secrets et des non-dits.
Identité, question des origines, Fuite, déni, justice et pardon.
Autant de thèmes subtilement incarnés par ces deux personnages inoubliables.
Confrontation du sentiment religieux au quotidien le plus tourmenté.
Le décor est à l'identique
Couloirs austères du couvent, routes de campagnes brumeuses, hôtel "hanté" par un groupe de musiciens.
Seule leur musique, presque surréaliste, vient rompre la profonde mélancolie de l'ensemble... Mais elle semble décalée, traduisant le monde des illusions derrières lesquelles se cachent les vérités les plus sinistres.
Sombre et tendue, l'atmosphère de ce film envoute et captive.
Seul le Jazz de Coltrane parviendra à toucher Ida et lui ouvrira la porte de cette réalité qui semble si éloigné de son regard.

Magnifiques actrices.
Premier rôle à l'écran pour la jeune Agata Trzebuchowska. Cette "virginité cinématographique" colle au personnage et son regard continuera de vous habiter bien la projection.
Formidable Agata Kulesza (La Chambre des Suicidés), actrice bien connu des téléspectateurs polonais pour ses rôles dans de nombreuses séries. La détermination de son regard et les failles qui parfois s'y révèlent rendent son personnage totalement bouleversant.
Grâce à elles, ce voyage vers la vérité glisse comme un torrent malgré la religieuse austérité de sa mise en scène.
Ce qui n'aurait pu être qu'un brillant exercice de style somptueusement photographié reste avant tout un drame poignant.
Par cette précieuse cohérence du fond et de la forme Ida confine au chef d'oeuvre.

Blog Les chroniques ciné de Francisco
22 commentaires9 sur 11 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 7 novembre 2015
D'abord, les images en noir et blanc sont très belles...
Il y a un beaucoup du passage initiatique, mais aussi les lectures du film peuvent être multiples selon la sensibilité de chacun...
Il y a cette mémoire de la Shoah... Ce paradoxe d'être fille de victimes juifs et entrer dans les ordres catholiques...
Il y a cette lumière tenue et lointaine qui guide Ida dans ces souvenirs terribles et dans l'agréable aventure amoureuse, pour revenir à ce qu'elle savait déjà et devait seulement confirmer : sa place est là dans ce couvent, avec bonheur...
Mécréant et athé, on reste étonné, voire déçu pour elle, mais on comprend...
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le 2 janvier 2016
Profond, sans jugement mais avec discernement, fait réfléchir sans donner les solutions politiquement correctes du prêt-à-porter éthique moderne. Loin des poncifs sur la religion, le film ouvre plusieurs possibles: Ida retourne au couvent et se protège sous les formes d'une religion purement formaliste, Ida retourne au couvent et assume son choix en devenant une soeur lumineuse d'humanité et de coeur, Ida ne retourne finalement pas au couvent et se perd dans les traces nicotiniques et alcoolisées de sa tante, Ida ne retourne pas au couvent, mais intègre dans sa vie les valeurs de service, d'amour, de solidarité qu'elle y a apprises...
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le 7 octobre 2014
Minimaliste à souhait, voire même assez dépouillé : on ressent bien l'ambiance terne et oppresante des pays de l'Est (avant la chute du mur). Belle histoire, douloureuse et un peu dérangeante, d'une jeune fille qui revient sur le passé de sa famille, avec une tante qui n'a pas froid aux yeux. Un film assez désespéré mais j'ai beaucoup aimé.
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le 5 janvier 2015
Le film est tourné en noir et blanc, format 4:3, comme nos anciennes télévisions.

C'est de toute beauté: chaque plan mériterait d’être accroché à un mur , tellement la photographie est extraordinaire. Mais, aussi curieux que cela puisse paraitre, je pense que l'esthétisme du film nuit au sujet.

L'histoire est intéressante en soi. Ça se passe dans la Pologne communiste, dans les années 60. Une jeune fille ayant passé toute sa vie dans un couvent s’apprête à devenir Sœur. La mère supérieure l'oblige à visiter sa tante quelques jours avant ses Vœux. Elle découvrira avec elle le destin tragique de ses parents Juifs durant la guerre.

Pas une seule seconde j'ai été touché par le sujet, malgré le jeu sans faute des comédiens. Je ne pouvais tout simplement pas me détacher des tableaux qu'on me présentait.

Un trop beau film?
11 commentaire3 sur 4 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 22 septembre 2014
on est ici dans le registre du grand cinéma de tradition européenne: il y quelque chose de Truffaut, de Bresson, du jeune Milos Forman et du Kieslowski (Décalogue).
en plus,une vision très lucide du communisme polonais des années 60 dans toute son horreur, le non-dit sur la shoah et la question des terribles blessures qui restent, ce qui n'empêche pas de ressentir les grandes questions de la vie que se pose une très jeune femme orpheline face à sa tante cynique et désabusée  ...
Le tout sur fond de Pologne enneigée et filmée en noir et blanc
Pawlowski a fait très fort sur ce coup. trois récompenses tout à fait méritées
0Commentaire3 sur 4 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 14 septembre 2014
Une histoire émouvante dans la Pologne de l'après guerre.
Une réalisation soignée et des images magnifiques.
Un vrai chef-d'oeuvre !!!
0Commentaire4 sur 5 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus

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