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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5
une réédition essentielle, 3 mars 2008
Cette édition de luxe, appelée « la grande collection » doit à mon sens être préférée à l'édition d'origine, quoiqu'en disent les inconditionnels de l'original. Par son format d'abord : c'est un vrai plaisir de voir en grande taille, le travail de dessin : le trait y est beaucoup plus net que dans la première édition qui ressemble, si on la compare case par case, à une vulgaire photocopie plus ou moins floue ! De plus, si le dessin n'est absolument pas modifié (sauf la couverture), les couleurs sont quant à elles totalement retravaillées (ainsi que le lettrage) ce qui donne à mon avis toute sa valeur à cette collection. L'éditeur a eu la bonne idée d'insérer la planche originale de la première page en « bonus » (avec des « premières esquisses » et un « coin du collectionneur ») et la différence saute aux yeux : des à-plats sommaires et souvent arbitraires très années 60/70 sans aucune nuance, on se trouve face à de très belles couleurs très proches de la réalité, dont le sommet est sans doute dans les planches représentant des scènes de nuit, avec l'aura lunaire, les dégradés d'ombre sur les objets, ce qui créé une véritable atmosphère nocturne. La finesse en dégradés des couleurs donne beaucoup plus de volume et de présence, de réalité en somme, et l'on ne devrait pas s'en plaindre.
Pour ce premier voyage hors d'Europe, Uderzo a multiplié les planches grands formats - vue panoramique d'Alexandrie, du chantier de construction, des pyramides, du Sphinx, de Louqsor, du char de Cléopâtre, de son palais et du palais de César,- à l'image de la grandeur de ce pays. Les conversations en égyptien sont comiquement rendues grâce à des bulles remplies de hiéroglyphes imaginaires assez délirants. Les références historiques multiples - variations autour du nez de Cléopâtre (cf. Pascal), citation napoléonienne, canal de Suez, et à l'art égyptien - la très belle reconstitution du décor d'intérieur des pyramides associée à la magnifique lumière intérieure des torches, la façade de Louqsor, du Sphinx, s'additionnent malicieusement au retour du système éprouvé du gag filé (les cheveux de Tournevis, Obélix « frappant » à la porte et défonçant celle de la prison, les pirates, les allusions au nez). Un album peut-être moins à lire qu'à regarder.
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3 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
C'EST UN ALEXANDRIN, 17 mars 2007
Avec cette aventure, Asterix et Obélix changent de monde. Il visitent l'Egypte, sauvent la belle Cléopatre du déshonneur et modifient la face du Sphinx. Cesar, une fois de plus, sera vaincu et le bon (Numérobis) l'emportera sur le mechant (Amonbofis).
Ils changent aussi de monde, car de véritablement talentueux, Goscinny devient totalement génial. Son "je suis, mon cher ami, très heureux de te voir",et en écho, la réponse de Panoramix disant à propos de Numérobis "C'est un alexandrin"est la marque d'un très grand, très fin et très drole auteur de BD. Avec Astérix et Cléopâtre, Uderzo et Goscinny conquièrent, en ce milieu des années 60, un lectorat d'adulte. Le succès est en route. Il est mérité.
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2 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5
Pourquoi pas la couverture d'origine ?, 8 janvier 2008
Cet album donna lieu a la première adaptation d'Asterix en dessin animé et la couverture y faisait référence. Sans doute a-t-elle été remplacée car ce long métrage semble tombé dans l'oubli, au profit du film qui, sans démériter, est très éloigné de la BD.
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