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42 internautes sur 49 ont trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5
Un sentiment de léthargie aigue, 3 novembre 2008
Le prix Nobel à un écrivain français, cela me motivait à lire ce roman jusqu'à la dernière page. L'action se résume à peu prés cette phrase: « Et puis, tout d'un coup, elles sont devenues les meilleures amies du monde ». Ce « tout d'un coup » détonne au milieu de l'ambiance léthargique générale dans laquelle je me sentais m'enfoncer à mesure que je tournais les pages. Une histoire sans histoire, on vibre peu, ni rire, ni pleur, ni peur, un brin de nostalgie, et un sentiment d'ennui.
Il y a certes de jolis mots recherchés que l'on ne lit pas souvent. « ..ces adresses croisées, rue Vaugirard, pour elle, villa Solferino, pour lui. Elle mignardisait. » Mot absent du dictionnaire, se pourrait-il que l'académie de la langue française ait oublié le verbe « mignardiser » ?
Il y a aussi quelques belles phrases : « les grandes cocottes étaient des indigentes et les cocos-bel-½il de vieux cacochymes ». Ça sonne bien, la poésie des iles. Mais cela n'a pas suffit à me faire oublier l'ennui.
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14 internautes sur 17 ont trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
Un roman documentaire et palpitant, 16 février 2009
C'est l'évocation du Boléro de RAVEL, dans les phrases de la quatrième de couverture - qui sont en fait les phrases de la conclusion du livre - qui a attiré mon attention et m'a donné l'envie de lire cette histoire. Quand j'étais enfant, l'écoute de cette musique à la radio, un jour que j'étais toute seule chez moi, m'avait fait vivre un moment angoissant. Cet air répétitif et lancinant qui se déroulait crescendo d'une façon interminable, avait fait peser sur mon esprit comme une menace. Et ce final explosif! Pourquoi n'avais-je pas eu l'idée d'appuyer sur le bouton d'arrêt du poste? Je l'ignore. Depuis ce temps, j'ai appris à aimer ce morceau extraordinaire.
C'est donc ce Boléro qui a hanté l'esprit de J.M. LE CLÉZIO lorsqu'il a écrit cette "Ritournelle de la faim". Choix très subtil, ce rapprochement! J'ai beaucoup adhéré à ce parallèle. En plus j'ai retrouvé dans ce récit de nombreuses images de mon enfance: la guerre, l'arrivée des camions américains...le pain blanc, le corned-beef... Eh oui, je suis une contemporaine de J.M. LE CLÉZIO, nous avons des souvenirs semblables!
J'ai savouré cette "ritournelle douloureuse", truffée de documents historiques, d'anecdotes sans doute authentiques. Les conversations de salon, par exemple, soigneusement notées, où les membres d'une grande famille et le cercle de leurs amis commentent la politique et les événements de l'époque, m'ont épatées. J.M. LE CLÉZIO était tout petit au temps dont il parle, il s'est donc merveilleusement bien renseigné. On s'y croirait! Et puis l'exode des familles, les rafles des Juifs, ces récits connus parce que tant de fois relatés, prennent encore plus de poids dans le témoignage de J.M. LE CLÉZIO, qu'il détient peut-être de sa famille.
Contrairement à certains livres de J.M. LE CLÉZIO, ce roman m'a paru beaucoup plus abordable. J'avais lu d'autres oeuvres de cet auteur, qui étaient à mon goût plus hermétiques et "lentes", dans le sens où l'auteur se plaisait à approfondir à plaisir ses descriptions, magnifiques mais très longues, et ses réflexions philosophiques. Dans cette "Ritournelle de la faim", il y a plus d'action, le rythme est soutenu, l'attention bien sollicitée et guidée. L'intérêt pour le récit ne ralentit pas et l'on ne peut quitter le livre avant le final, comme on ne peut se détacher de l'écoute de l'envoûtant Boléro de RAVEL, avant son apothéose. Le "silence qui s'ensuit" (pardon d'emprunter les mots de l'auteur) demeure profondément habité.
Merci à ce très sympathique J.M. LE CLÉZIO pour ce beau roman, où il nous fait partager les émotions de son passé.
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3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile :
1.0 étoiles sur 5
Déçu, 4 janvier 2009
Livre offert à Noël à cause du bandeau "Prix Nobel". Mon 1er JMG Le Clézio et probablement mon dernier tant je me suis senti peu impliqué dans cette histoire de petite fille un peu perdue dans la "grande histoire".
Je me suis bien retrouvé dans les commentaires précédents et ne rajouterai pas grand-chose. L'auteur met en scène de nombreux personnages qui au final ne sont qu'évoqués (Xénia par exemple). Et puis le glissement progressif vers la déportation des juifs durant la seconde guerre : Le Clézio donne dans la facilité. A-t-il quelque chose de neuf à dire ?
Bref ce roman, pas long (200 pages) ne m'a pas procuré d'émotion et ne présente, à mon avis, aucun intérêt littéraire.
Le prochain livre prévu est le dernier "Gaudé". Un futur commentaire ?
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