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24 internautes sur 26 ont trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
Un chef d'oeuvre, 25 septembre 2006
Vous connaissez Harry Potter ?
Allez, ne faites pas les malins : vous le connaissez... Impossible de faire autrement du reste, tellement les medias en parlent, qu'il s'agisse des nouveaux films ou des livres. Remarquez, cela n'a rien de surprenant. Harry Potter est un phénomène d'édition. Un titre déjà devenu culte. Un cycle pour la jeunesse, mais hautement lisible par des adultes. Le genre de livre trop rare.
Si vous n'avez jamais lu Harry Potter, il va vraiment falloir vous y mettre. Oh, on a tous nos petites raisons pour ne pas vouloir mettre le nez dans certains gros succès du moment. La surexposition du titre a de quoi énerver plus d'un lecteur. Oui, mais là... Là, il va vraiment falloir s'y mettre. Pourquoi ? Eh bien, rien que pour ce tome. Pour ce sixième volume miraculeux.
Croyez-moi, ce tome, je ne voulais pas le lire. Lorsqu'il est sorti en grand format, j'ai vaguement pensé à l'acheter, mais le problème venait du cinquième tome. Après quatre volumes géniaux, intelligents, adultes, traitant de thématiques aussi audacieuses que les enfants battus, l'antisémitisme ou la mystique du Graal en se servant de symboles modernes compréhensibles pour les enfants, J. K. Rowling avait lamentablement raté son cinquième roman de Harry Potter. Un échec incompréhensible. Choquant. Un énorme pavé de près de 1 000 pages durant lequel il ne se passait rien. Ou presque, car la dernière ligne droite du livre se révélait réussie avec un combat de sorciers détonnant, un mort à la clé et un duel Dumbledore / Voldemore impressionnant. Mais pour le reste...
Alors, forcément, je ne voulais pas le lire ce sixième tome, mais je n'avais rien pour m'occuper et je sentais que j'allais passer un mauvais jour de congé sans avoir quelque chose sous la main, alors j'ai pris Harry Potter et le prince de sang mêlé. Le premier chapitre m'a surpris. Le second m'a fortement intéressé. Et puis soudain, ça y était ! j'étais redevenu fan d'Harry Potter.
Comment justifier la qualité exceptionnelle de ce tome ? Tout tient du miracle car, une fois de plus, il ne se passe pas grand-chose dans ce tome. Seulement, cette fois-ci, ce « pas grand-chose » est magnifiquement mis en écriture par Rowling qui a enfin compris que traiter de la vie de tous les jours de ses héros adolescents impliquait une écriture à la hauteur de leur âge. Pour le coup, ce Prince de sang mêlé marque la naissance d'une romancière fascinante. Si les précédents tomes du cycle étaient déjà bien écrits, le plaisir ressentis se révèle ici encore plus probant. Rowling a cette façon unique de vous donner la sensation de vivre au côté des personnages du roman et de partager leur vie.
Mais tout ça n'est rien en comparaison de la fin du roman. J'en parlerais ici uniquement à mots couverts, pour laisser la surprise pleine et entière : deux personnages partent pour une mission ô combien dangereuse, et l'un d'entre eux va connaître son chemin de croix, un chemin de croix d'autant plus glaçant que l'écriture parfaite de Rowling supporte cet évènement terrible. D'un coup, Harry potter dépasse le stade du simple roman pour enfant ! J'ai rarement été remué à ce point dans un livre. Rarement. Rowling a l'intelligence de comprendre, comme se tuent à le répéter les psychanalystes, que le problème de l'enfant, c'est le père démissionnaire. Et pour la première fois à ma connaissance, on a là le portrait d'un père parfait, d'un père demandant à son fils de se comporter comme un homme, mais qui ne déserte pas lui-même son rang, se donnant en exemple. Un père appelant son enfant à endosser ses vêtements d'adulte et qui va aller très loin dans le pur don d'amour, perdant jusqu'à sa vie dans une séquence bouleversante où il essaye de raisonner son deuxième enfant, Caïn, le frère d'Abel.
Beaucoup de superlatifs dans cette chronique, n'est-ce pas ? Beaucoup trop ! s'exclameront certains. Qu'importe. Par moment, on peut se permettre de parler trop, de trop s'enthousiasmer car en littérature, les motifs de grand bonheur sont difficiles à réunir. Harry Potter et le prince de sang mêlé est un authentique chef d'aeuvre laissant son lecteur le caeur serré, en attente du dernier volume d'un cycle qui, sauf dernier accident, devrait se poser comme l'un des plus grands de la littérature de fantasy.
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15 internautes sur 16 ont trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
tout simplement génial, 23 avril 2006
Une nouvelle année dans la vie d'Harry Potter, avec des rebondissements imprévisibles, surtout dans les 100 dernières pages; une nouvelle année où se mêlent aventures, romantisme, humanité, réflexions.
Ce roman révèle une plus grande maturité dans le style de JK Rowling, et une plus grande maturité d' Harry et ses amis.
Ce 6è tome répond à de nombreuses questions, et en fait apparaitre d'autant plus!
L'attente avant le prochain et dernier tome va être difficile!
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100 internautes sur 114 ont trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
« Simple plaisir de lire en enfance », 11 octobre 2005
Ils sont nombreux ceux qui veulent me culpabiliser parce qu'à mon âge (51 ans), je lis Harry Potter, parce que j'ai commandé le bouquin avant sa sortie pour avoir le plaisir de l'avoir dans ma boîte aux lettres de la France profonde dans le même instant que dans une librairie urbaine. Je devrais me sentir coupable parce que je participerais à l'hyper médiatisation d'un livre médiocre. Comme s'il n'y en avait pas d'autres. Et pourquoi médiocre ? Selon quels critères ? Parce qu'il se vend ? Parce qu'il donne à rêver, à frémir ? Parce qu'il parle d'amitié et d'un zeste de magie ? Parce qu'il y a d'autres livres à lire autrement plus important. Et si moi, ça me plait de me fourrer sous la couette pendant une longue après midi d'automne jusque tard dans la soirée, pour retrouver un plaisir simple de lecture éprouvé quand j'avais 10 ans et que j'étais en quête de gros pavés pour avoir à lire le plus longtemps possible. Ma chaudière est en panne, j'ai plein de papiers administratifs à remplir, j'ai du boulot qui attend, mais je déguste ce livre comme un sucre d'orge. Juste un simple plaisir... Je n'entends pas les bruits du monde au dehors. Je vis une parenthèse. Certes mon esprit critique finira par se réveiller. N'empêche qu'au premier degré, je suis déjà dans l'impatience du suivant. Et si les grincheux nous fichaient la paix pour une fois.
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