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5 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5
Ouvrage essentiel pour qui a vu "Le cauchemar de Darwin", 21 mars 2009
Juste un mot en passant pour pondérer le commentaire de Mathieu Coffyn au sujet de ce livre. Il est faux de dire que François Garçon n'est pas allé sur place, à Mwanza. Il y est allé, ce qui lui a permis entre autres de rencontrer la plupart des protagonistes du film et de voir comment Hubert Sauper les a, eux aussi, manipulés.
Pour ceux qui prendraient le train en route, voici un rapide récapitulatif : en 2005 sort en France un film intitulé Le cauchemar de Darwin et réalisé à la manière d'un documentaire. Il y est question d'un poisson vorace, la perche du Nil, introduit par les occidentaux dans un grand lac de Tanzanie et source de multiples maux pour les populations riveraines du lac. Ce film aux images choc rencontre un succès à la fois auprès de la critique et du public, entraînant même un début de boycott du poisson concerné ... C'est alors que dans un article de la revue Les Temps Modernes, le docteur en histoire et spécialiste d'histoire du cinéma François Garçon a entrepris de dénoncer ce qu'il considérait être une imposture. Tout d'abord, sans bouger de Paris, simplement en analysant le film, il remarqua certaines bizarreries dans l'argumentation de Hubert Sauper : questions orientées, montage suggestif, raccourcis expéditifs. Une polémique s'ensuivit, qui prit assez d'ampleur pour le pousser à partir sur place, en Tanzanie, puis à écrire ce livre, paru en 2006.
Par la suite, Hubert Sauper attaqua François Garçon en diffamation et gagna sur un point puisque son adversaire vient d'être condamné pour avoir écrit que les enfants dans le film avaient été payés afin de jouer et rejouer des scènes. Je me souviens justement d'un long passage montrant deux enfants en train de se droguer dans une ruelle, avec de temps à autre un coup d'oeil à la caméra. A chacun de se faire son idée. Quoiqu'il en soit, aucun autre des propos tenus dans ce livre n'a été jugé diffamatoire.
Même si je reproche à François Garçon de manquer parfois de rigueur dans l'organisation de ses idées ou de frôler par moments le règlement de comptes, la lecture de son enquête demeure édifiante en ce qui concerne les techniques de manipulation de masse dont nous sommes susceptibles d'être victimes. Son argumentaire, en plus d'être bien documenté, a tellement le ton de la sincérité qu'il est difficile de l'imaginer mû par autre chose que l'indignation. Quant à le comparer à la négation de la Shoah, pardon, c'est vraiment n'importe quoi.
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4 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile :
1.0 étoiles sur 5
lamentable ouvrage - l'auteur ne cherche qu'a se faire mousser , 11 février 2009
j'ai vecu un an et demi en tanzanie, a musoma, au nord de mwanza, la ou est implanter la plus importante usine textile de ce pays, monté par des francais durant les années 1977 et 1978, et qui peine a produire quelques metre de tissus sur ses metiers hors d'age. comme a mwanza, l'activité de la peche joue une part importante dans l'economie locale.
tout ce qui est dit dans le film de saupert est vrai. certes, on peut reprocher a saupert le ton, une certaine mise en scene, des details pour érudit du film documentaire et du cinema en particulier. c'est vrai aussi que les armes ne sont pas montré, mais bon, saupert fait un documentaire, il n'a pas organisé son suicide par des gros bras de trafiquants d'armes, (car c'est gens ne doivent pas trop rechercher la publicité). rien n'empeche l'auteur de l'enquete d'aller nous chercher des temoignage et des images sur ce point precis, mais, pire que saupert, lui ne se deplace, pas, n'imforme pas, il denigre. c'est si facile.
la tanzanie est bien un pays exsangue, ou la loi des armes est la loi du plus fort reigne, ou les gens meurent de faim, et de maladie sur les trottoirs, dans l'indifférence générale des autochnones hagards.
les rares blancs (dont j'ai fait partie) vivent recluent dans un camps retranché de barbelés, et n'en sorte que par necessité, un 9mm à la ceinture et un AK47, bien en evidence sur la planche de bord de la voiture.
sida, protitution, misere, disentrie decime la population, qui voit partir le fruit de son travail, a l'etranger.
Saupert n'a pas fait le parrallele avec le goulag, ou les camps de travail nazi, mais c'est l'impression que ce coin de terre m'a laissé. un stalag a ciel ouvert, ou l'espérance de vie n'atteint que rarement 40 ans.
remettre en cause le cauchemar de darwin, c'est comme remettre en cause la shoah, du révisionnisme. et celui ci est fait a des fin mercantile en plus.
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