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110 internautes sur 113 ont trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
Un pilier du roman historique !, 15 février 2005
Vous trouverez dans les nombreux commentaires écrits par les lecteurs, abondance d'éloges qui est en grande partie méritée. J'ai longtemps hésité avant de me lancer dans la lecture de Ken Follett. Je devinais, derrière les nombreuses critiques dont j'ai pris connaissance, un auteur talentueux, mais ses romans à caractère «Espionnage» ne m'ont jamais tentés, n'affectionnant pas vraiment ce genre littéraire. C'est en découvrant que l'auteur c'était aussi essayé aux romans historiques que j'ai décidé de franchir le pas, et de lire, pour commencer, «Les Piliers de la Terre». Bien m'en a pris ! Il s'agit d'une œuvre remarquable sur bien des aspects. Les bâtisseurs de cathédrale sont un support, pour ne pas dire un prétexte, pour nous présenter un fresque historique de l'Angleterre moyenâgeuse et féodale du XII éme siècle. Celle-ci est rendue avec beaucoup de détails et précisions, qui donnent au récit un grand réalisme et une grande légitimité ; on mesure le travail considérable de recherche et de documentation auquel s'est livré l'auteur avant d'entamer son talentueux exercice romanesque.L'histoire est centrée autour de la construction de la cathédrale de Kingsbridge, à côté de laquelle vont évoluer un ensemble de personnages hors normes, très attachants pour certains ô combien méprisables pour d'autres : un maître maçon idéaliste dont les raisons d'être sont de nourrir sa famille par ces temps de disette et de bâtir la plus belle des cathédrales ; un tailleur de pierre talentueux et intelligent, amoureux de la belle et inaccessible Aliéna ; un prieur bon, généreux et déterminé aussi bien dans l'exercice de sa foie que dans la gestion de son prieuré ; une belle et jeune noble déchue ayant perdu son père, son domaine, sa fortune et son honneur de femme ; un évêque ambitieux, machiavélique et assoiffé de pouvoir ; un comte orgueilleux, cupide, sanguinaire et pervers ; et les puissants du royaume qui s'entredéchirent pour s'accaparer pouvoir et richesse sans se soucier du peuple qui souffre et qui meure de faim. Même si la vision du monde peinte par Ken Follett est parfois un peu trop manichéenne à mon goût, on se laisse absorber par l'histoire pour la vivre de l'intérieur et partager l'existence des humbles et des grands. A aucun moment on ne s'ennuie ; les rebondissements incessants tiennent le lecteur en haleine du début à la fin : complots, ruses, intrigues, trahisons et cruautés se succèdent, n'ayant pour opposition que bonté, miséricorde, générosité et crainte de Dieu. Un petit voyage jusqu'en Andalousie Maure, en traversant la France et l'Espagne, nous rappellera d'où venaient et comment circulaient les idées, les sciences et les techniques qui ont influencées les civilisations chrétiennes de l'époque. Le style de l'auteur, que je découvre avec ce roman, est des plus agréables : à la fois simple sans être simpliste, fluide et profond, communiquant les émotions avec force - la qualité de la traduction n'est certainement pas étrangère à ce rendu stylistique. Même bedonnant de ses 1000 pages, c'est un livre qui reste accessible à tous, et que je conseille au plus grand nombre. L'histoire est structurée en épisodes, étroitement imbriqués, qui permettent au lecteur de relâcher la tension et de souffler un peu entre les événements majeurs. Même si la construction de chaque épisode est rythmé de manière identique, le plaisir de lecture reste intact du début à la fin. Peut-être ressentirez-vous, vous aussi, ce grand vide lorsque vous tournerez la dernière page de ce magnifique roman. Amis Lecteurs, régalez-vous de cette merveille !
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47 internautes sur 50 ont trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5
Saga made in old England, 30 octobre 2003
Dans l'Angleterre du XIIe siècle, un homme est mené sur la place publique d'un village et pendu. Une femme, un enfant dans les bras, sort de la foule, s'avance et lance une malédiction aux trois accusateurs du pendu, un chevalier, un prêtre, un moine. Vingt ans plus tard, un maçon, pauvre mais maître d'ouvrages doué, rêve de construire une cathédrale. Avec sa famille, il erre de village en village, au fil de ce que la providence lui offre, en travail, en pain. Le malheur frappe, ce maître maçon perd sa femme qui vient d'accoucher de son troisième enfant, et dans la confusion du moment, délaisse le nouveau-né sur le ventre encore chaud de la mère morte. Un prêtre recueillera l'enfant, l'élèvera dans un monastère. Plus loin, dans un autre domaine, un moine, pieux et intelligent, se retrouve à la tête du monastère d'une des villes les plus influentes d'Angleterre. A quelques lieues, une famille avide de pouvoir et de richesses convoite les terres d'un noble chevalier et parvient à les saisir par la ruserie et la traîtrise. Ce noble, mené à l'échaffaud, laisse deux enfants orphelins qui, au fil des années se battront pour reconquérir leur fortune et la place qui leur a été soutirée. Vous l'aurez compris, Ken Follett nous offre une véritable saga, mêlant plusieurs personnages bien développés dans un contexte riche et recherché. Se révèlent très clairement une Angleterre pauvre, grise, usée par la famine et l'injustice, pétrie de superstitions, de malheurs, de souffrance, et une poignée de personnages au destin insensé, qui s'entremêleront jusqu'à ce que les liens se resserrent au point de les unir ou les étouffer. C'est une lecture vive et accessible, avec des personnages parfois stéréotypés mais néanmoins souvent attachants. Il y a de l'eau de rose bien sûr, et une structure très évidente des chapîtres qui donnent un air hollywoodien au texte. Ce n'est pas de la grande littérature, mais c'est certainement intéressant du point de vue historique, car l'Angleterre décrite prend vraiment vie sous la plume de Follett, et pour les fans d'architecture, il y a de beaux passages, de belles descriptions. Les périples des héros deviennent un peu lassants à la longue, et les épreuves surviennent de façon très rythmée et donc artificielle. On sait qu'une fois un obstacle surmonté, quelques pages plus loin un autre surviendra, et ce encore et encore. On vient à bout du livre un peu essoufflé, mais satisfait. La lecture aura été plaisante et assez légère malgré les 1000 pages qui l'auront animée.
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8 internautes sur 8 ont trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
ma bible..., 23 décembre 2008
Ce pavé est prodigieux et instructif !
Ken Follett allie romance, Histoire et suspens avec brio comme à son habitude.
Ce roman m'a d'ailleurs fait découvrir cet auteur.
Le moyen Age y est parfaitement décrit. On s'y croirait.
La vie des batisseurs de cathédrales est passionnante.
Ce livre devrait être recommandé au collège dans les cours d'Histoire.
Difficile de sortir de ce livre et de s'en replonger dans un autre.
Après cette lecture, les suivantes m'ont paru fades.
C'est un livre à conserver dans sa bibliothèque, à faire connaitre et à relire.
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