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7 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
Un contrepoint à l'enseignement classique, 3 juillet 2007
Un très bon livre pour s'initier de façon un peu plus approfondie aux principaux mouvements philosophiques occidentaux ou les remettre en question.
L'auteur mentionne dans l'introduction que ce livre n'est pas réservé à « un aréopage d'exégètes » donc en théorie accessible à tous les publics. Malgrè cela, la lecture se révéle ardue par moment pour les non initiés aux subtilités de la philosophie, en raison d'un vocabulaire de niveau élevé et de certaines notions parfois difficiles à appréhender.
Passées ces barrières, la lecture de cet ouvrage enrichit beaucoup. L'auteur passe au crible les écrits et pensés des plus grands philosophes et pointe les subtilités et les lacunes de ceux-ci. Platon et Descartes, entre-autres, subissent une critique audacieuse de chacune de leur faiblesses. Il s'agit bien d'un contrepoint osé à l'enseignement classsique, en particulier en considérant le parcours universitaire de l'auteur. La grande question est posée: Après que le domaine scientifique se soit séparé du domaine philosophique et que les théorie psychanalytiques aient démontrées l'inanité des questionnements moraux, la philosophie a-t-elle encore un sens?
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6 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
Une approche critique et analytique de l'Histoire de la philosophie occidentale, 31 juillet 2009
J'ai mis le temps, mais j'ai enfin achevé la lecture difficile de ce gros « pavé » de 520 pages bien tassées. Et rarement j'ai autant souffert sur une lecture.
Commencé il y a environ 15 ans, il m'a fallu beaucoup de courage et de détermination pour reprendre la lecture en Juin. Et ce n'est qu'aujourdhui que j'achève enfin cette lecture, m'ouvrant enfin de nouvelles perspectives d'autres lectures, un peu suspendues pendant tout ce temps.
Jean-François Revel, dans son avant-propos, affirme avoir l'ambition de proposer une « histoire populaire de la philosophie », sans toutefois sombrer dans la « fausse facilité du vulgarisateur ». Voilà donc un livre qui était fait pour moi. J'allais pouvoir découvrir les grands auteurs de la philosophie, de Thalès à Kant et combler ainsi quelques lacunes au niveau de mes connaissances. Qui plus est, écrit par mon auteur de prédilection. Que rêver de mieux ?
Hélas, cet ouvrage ne correspond pas tout à fait à ce à quoi je pouvais m'attendre.
Niveau difficulté, il est loin d'être aussi abordable qu'on pourrait s'y attendre. Les raisonnements sont complexes, l'exposé assez ardu et, de mon point de vue, il est utile d'avoir déjà une bonne connaissance de la philosophie et ses grands auteurs pour pouvoir aborder la lecture avec le maximum de profit.
Je pense même que cet ouvrage peut être un vrai régal pour des personnes qui ont étudié la philosophie à l'Université et sont vraiment passionnées. Pour elles, il devrait être, à mon avis, d'une grande richesse.
Mais ce qui caractérise cet ouvrage et fait un peu ma frustration est qu'il ne s'agit pas dune histoire de la philosophie à travers ses grands auteurs, mais plutôt une histoire de l'évolution de l'idée même de philosophie, des différentes acceptions qu'elle a pu prendre au cours de l'histoire et de la manière dont elle a pu être abordée et transformée dans son approche au contact des autres domaines de la connaissance, en particulier les sciences, dont elle n'était pas distincte au départ.
Ainsi, dans cette logique, ce qui m'a le plus surpris au départ est l'importance de la place accordée aux penseurs grecs et latins (la moitié de l'ouvrage) dans cette Histoire. L'explication réside justement dans cette opposition entre une pensée qui, proche des sciences au départ et tentant d'apporter des explications aux phénomènes issus de la nature, se déplace peu à peu vers une approche plus métaphysique pour ensuite se distinguer plus nettement des sciences à l'âge classique.
Tout le fondement de cette Histoire tourne ainsi autour de cette opposition entre philosophie « ancienne » et philosophie « moderne », pour reprendre les termes du célèbre académicien, sur lesquels il s'explique longuement.
On serait ainsi passé progressivement d'un « idéal contemplatif » à un « humanisme littéraire puis philosophique, psychologique puis politique », toutes évolutions que l'auteur décortique de manière très fine.
Quid, dans tout cela, de la période du Moyen-Age, qui semble occultée ? Jean-François Revel assume son orientation, révélant avoir « été blâmé avec force pour avoir expédié le Moyen-Age en quelques pages ». Ainsi, il écrit : « Tout ce qui est philosophique se rattache à l'idée de démonstration, tout ce qui est religieux à l'idée de révélation ». Ces auteurs, habituellement considérés comme des philosophes (Saint Thomas d'Aquin, Guillaume d'Occam, etc.) ne le sont pas selon notre auteur, qui considère que « ce serait même les trahir » que de les considérer comme tels, car ce n'était pas là leur ambition. Et, par ailleurs, cela aboutirait à remettre en cause la définition du mot philosophie.
Jean-François Revel, reprenant son approche du « Descartes inutile et incertain » de 1976, s'intéresse ensuite au cas particulier de René Descartes, qu'il qualifie de « premier philosophe moderne », non sans l'égratigner sérieusement au passage, constatant que celui-ci « reste malheureusement fidèle aux procédés dogmatiques de la philosophie antérieure, alors qu'il est le premier philosophe moderne dans le sens où un nouveau type d'activité intellectuelle sérieuse s'est développée hors de la philosophie », à travers la révolution des sciences (Galilée, puis Newton, etc.), que malheureusement il n'intègre pas dans ses écrits, si ce n'est pour les dénigrer.
Descartes est ainsi opposé à Montaigne, qui « fonctionne moins sur les préjugés et l'anthropocentrisme », de même qu'à Bacon, qui a « révolutionné la manière de penser les sciences » (je retrouve ici d'ailleurs un peu le concept de paradigme de Karl Popper, avec l'évolution des sciences comme un puzzle que chaque grand scientifique contribuerait à faire avancer en apportant sa pièce, dans la continuité des travaux des autres (démarche étrangère à celle de Descartes, qui a la prétention de refonder la connaissance à lui tout seul).
La « métaphysique classique » est ensuite présentée, à travers le fruit des raisonnements d'un Leibniz, d'un Spinoza ou d'un Malebranche, auxquels Jean-François Revel oppose les philosophies de Locke, Hobbes ou Kant, qui annoncent une nouvelle période de la philosophie, avec une autre acception.
Enfin, une courte troisième partie conclue sur le « triomphe et la mort de la philosophie », titre qui interpelle volontairement, mais ne dénigre aucunement la philosophie, constatant plus simplement une nouvelle étape franchie dans le domaine de la connaissance, qui fait subsister une philosophie désormais apparentée davantage à un « genre littéraire » par la force des choses qu'à une discipline à part entière, qui prend fin selon Jean-François Revel à la mort de Kant.
Un ouvrage quil m'est difficile de résumer mieux que cela. Une lecture vraiment très complexe. Et 5 étoiles obligées, face à un si grand auteur et un travail aussi « pointu », quoi qu'en dise son auteur.
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7 internautes sur 11 ont trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
Un livre clair qui réfute nombre d'opinions répandues., 29 août 2004
Histoire de la Philosophie Occidentale est très intéressant, clair, synthétique -même si il ne peut éviter plusieurs passages plus "techniques"- et surtout tord le cou à plusieurs idées répandues sur la philosophie et les philosophes.
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