Commentaires client les plus utiles
|
|
23 internautes sur 24 ont trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
Précis et éclairant, 21 juin 2009
Les ouvrages de Beevor sont toujours précis et agréables, en alternant vision globale des opérations et détails vécus qui permettent d'entrer dans le théatre des opérations.
Il est surtout éclairant sur plusieurs points:
1) le rôle de la Résistance française: elle a collecté la plupart des renseignements nécessaires aux opérations et va jouer un rôle militaire important en coupant les communications allemandes et en attaquant directement les forces allemandes, exécutant plusieurs officiers importants. Sans parler de l'aide des civils aux soldats perdus et blessés, notamment les parachutistes tombés dans les marais.
2) Le rôle des Forces Françaises Libres, notamment les navires qui ont assuré un pilonnage efficace des plages.
3) L'attitude hostile des Américains: Pour Roosevelt, conseillé par Jean Monnet, hostile à la France Libre depuis Juin 40, il s'agissait d'une "invasion" et de mettre la France sous leur coupe. Elle contraste avec celle des Anglais, de Churchill notamment, qui défendit toujours les intérêts français, notamment en tentant d'éviter les bombardements américains à 10 000 pieds qui furent meurtriers pour la populations française. Au total, les Américains ont tué 60 000 civils français, plus que d'Allemands! Le comportement ordurier des GIs à Paris est décrit pour la première fois.
Cela dit, tout cela fut ambivalent, à la francophobie haineuse du couple Roosevelt- Jean Monnet, s'opposait Eisenhower, qui reconnu les mérites militaires de la Résistance et autorisa l'entrée de la 2° DB dans Paris, tandis que du côté anglais s'opposait la francophobie et l'incompétence narcissique de Montgomery à la francophilie de Churchill.
4) L'impéritie militaire des Américains apparaît clairement, notamment dans la catastrophe d'Omaha Beach, qui ne fut pas bombardée, toujours au nom de la doctrine des bombardement de haute altitude, les avions ayant bombardé la plage perpendiculairement et non longitudinalement, les bombes tombèrent dans l'arrière pays. Par contre, l'excellence des troupes britanniques dans le combat au sol est révélée dans le détail, commandos britanniques qui avaient formé les hommes du commando Kieffer qui prit le casino de Ouistreham.
Bref, un ouvrage qui apporte une vision nouvelle et réaliste du débarquement.
On s'étonnera d'autant plus d'une liberté que prend Beevor à la fin de l'ouvrage (page 559) en attribuant à De Gaulle cette formule "la France n'a pas d'amis, elle n'a que des intérêts", sans aucune référence. La phrase est en réalité de Lord Palmerston, le plus long ministre de la Reine Victoria a propos de la politique de puissance de l'Empire anglais. Si cette phrase avait été dite, on imagine aisément qu'elle n'aurait pas attendu 2009 pour être complaisamment répétée...
Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
Avez-vous trouvé ce commentaire utile ?
|
|
|
|
|
|
6 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
Excellent ouvrage !, 26 août 2009
Un excellent livre consacré à la plus grande opération de débarquement de la Seconde Guerre mondiale.
Contrairement à la plupart des ouvrages sur le sujet, le livre d'Antony Beevor consacre une large part au vécu et au ressenti des populations libérées, souvent dans la douleur, et à celui des soldats du front.
La stratégie alterne avec les anecdotes locales, ce qui rend la lecture plus passionnante encore.
Un seul (petit) bémol : la traduction est inégale, souvent très claire, parfois un peu approximative quant aux termes purement militaires.
Cela ne gâche pas la qualité de l'ouvrage, qui se présente déjà comme une référence.
Le petit plus : le livre de Beevor est l'un des seuls à décrire les terribles souffrances endurées par la population Normande, qui a payé sans aucun doute le plus lourd tribut à la libration de notre pays.
Bravo et merci Monsieur Beevor !
Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
Avez-vous trouvé ce commentaire utile ?
|
|
|
|
|
|
4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5
La victoire décisive, 13 septembre 2009
Après Stalingrad, Berlin et la Guerre d'Espagne, A Beevor nous livre une relecture d'un des tournants décisif de la seconde GM : Le débarquement et la bataille de Normandie.
Son premier mérite est d'ailleurs de relater l'événement dans sa continuité, de manière concise et très complète. Une nouvelle fois, il parvient à restituer l'atmosphère de la bataille au lecteur, ou la plus abjecte barbarie côtoie l'abnégation et l'esprit chevaleresque. Il jongle entre les considérations stratégiques d'état major et le vécu des simples combattants, sans oublier les destructions massives et la souffrance des civils, le sacrifice de la Normandie est particulièrement souligné. Bien que la qualité de la traduction soit faillible, le chapitrage par endroits maladroit, son texte est passionnant de bout en bout.
Pas de révélations dans ce récit, seulement le rappel abondamment illustré de faits connus, avec tout de même certaines nuances dans l'analyse. Ainsi si l'écrasante supériorité matérielle des alliés est rappelée, notamment dans le domaine aérien, les erreurs de commandement et de nombreuses improvisations malheureuses expliquent une part de l'indécision qui prévalu pendant près de 2 mois. De plus, si la férocité des combats -dont une longue bataille d'usure- et les lourdes pertes enregistrées par les protagonistes sont mis en évidence, jamais, même avec leurs divisions de panzers fanatisées et équipées des meilleurs chars lourds de l'époque, les allemands ne furent en mesure de renverser le sort des armes en leur faveur.
En fait, la prospective la plus intéressante de l'ouvrage, avec une illustration de la recherche constante de l'efficacité maximale par l'armée américaine, concerne le comportement des troupes britanniques & canadiennes. Sur ce point l'auteur -anglais- ne peut pas vraiment être suspecté de chauvinisme. En effet, si il rend hommage à l'héroïsme des troupiers, notamment les tankistes qui supportèrent l'essentiel des contre offensives des divisions SS, il n'est pas tendre avec l'encadrement, souvent taxé d'irrésolution voire d'incompétence. Le Maréchal Montgomery remportant « la palme » dans ce domaine. Outre la lassitude d'un conflit vieux pour eux, à ce moment, de près de 5 ans, il faut, peut être, déjà y voir l'effacement programmé de la Grande Bretagne en tant que puissance mondiale dominante. Le plan stratégique de la guerre à l'ouest avait été dicté par Churchill en 42 & 43, il le fut par Roosevelt en 44 & 45.
Enfin, le regard extérieur sur les français, résistants ou non, la France Libre et la libération de Paris n'est pas superflu.
Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
Avez-vous trouvé ce commentaire utile ?
|
|
|
|
|
|
Commentaires client les plus récents
|