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21 internautes sur 24 ont trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
La roue tourne, le rock se fait folk, il a habité parmi nous, 3 novembre 2004
Dylan avait été incendié en 1965 pour avoir mis de l'électricité dans son folk. Ici, les fans de Led Zep' furent plus déconcertés que déçus. Repos en Pays de Galles. Les rockers se font gentlemen-farmers. "Immigrant song" allume un nouvel incendie, attisé par "Celebration day". Vient alors LE blues qui tue. "Since I've been loving you" avec ses 2 ou 3 notes de trop, histoire de plomber la fête en cours, écrase les amours déchues. A jamais et pour toujours, Je crois bien...
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5 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
Led Zeppelin "III", 11 janvier 2006
Troisième album du groupe en un an et demi (!), « III » marque alors une sorte de virage dans l’évolution du groupe… ou tout du moins une parenthèse. Contrairement à ses deux prédécesseurs qui comprenaient leur lot de riffs hurlants et de fiévreux passages typiquement hard-rock (style que le groupe contribuait au passage à créer), ce troisième volet opte lui, pour une approche plus acoustique et intimiste de la musique du groupe. Bien entendu, les poussés électriques restent de mise, notamment sur l’énorme « Immigrant song » introduit par le désormais mythique cri de sirène de Plant, mais celles-ci, moins nombreuses qu’à l’accoutumé, se voient plus ou moins noyées sous une avalanche de guitares acoustiques et d’influences folk UK. De blues, il ne reste plus grand-chose, si ce n’est un « Hats off to (roy) harper » au slide endiablé et ce dantesque « Since I’ve been loving you » où Page s’envole littéralement dans un solo, certes balisé, mais proprement magnifique de feeling et de touché. A côté de ça, et sans doute dans l’optique d’essayer quelque chose de différent, la folk domine, notamment sur l’enchaînement de quatre titres quasi exclusivement acoustiques et pétris d’influence traditionnelles (« Gallows pole », « Tangerine », « That’s the way », « Bron-y-aur stomp »). Si la démarche surprend au départ, celle-ci finit par séduire. On y sent un groupe à l’aise et désireux de renouer avec ses racines tout en proposant de nouvelles choses à un public habitué à l’entendre débrider son héritage blues-rock. Pas de chichis, « III » a beau être sensiblement différent de ses prédécesseurs, il n’en demeure pas moins un petit chef-d’œuvre.
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23 internautes sur 27 ont trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
Rock and Folk, 8 décembre 2005
Je ne sais pas si c'est le meilleur album de Led Zep, mais je sais qu'il contient une des plus belles chanson du rock : Since I've Been Loving You. Un blues torturé et douloureux, obsédant et sensuel, lyrique, au crescendo hallucinant où les 4 membres du Cigare Volant dégagent autant de puissance que le Philharmonique de Berlin au grand complet. Jamais Plant n'a chanté aussi bien, jamais Page n'a joué aussi bien, soutenu par un Bonzo implacable et un John Paul Jones qui donne une assise de plomb au morceau en tenant la ligne de basse à l'orgue. Magistral et indispensable. Le reste n'est pas mal non plus. Après deux albums denses comme du plomb fondu, et qui inventent le hard rock, l'album est plus acoustique et folk que les précédents, mais ce n'est en aucun cas un virement à 180° comme les critiques de l'époque l'ont prétendu. Cet album s'inscrit dans une démarche cohérente pour les musiciens qui explorent leurs racines musicales pour mieux les dépasser : le rock, le blues et... le folk. Ce n'est pas surprenant, surtout que des titres comme Black Mountain Side ou Ramble On sur les albums précédents, nous y préparaient. Page désirait faire du blues gallois. Et selon ces propres déclarations en interview, il considérait que folk et rock, c'était la même chose : une musique de rue, qui ne s'enseigne pas à l'école, qui s'apprend tout seul. La prédominance de morceaux acoustiques et folk n'empêche cependant pas la présence incendiaire de titres comme Immigrant Song ou Celebration Day. Ce Led Zep III est selon moi un album indispensable pour comprendre pourquoi la pop et le rock ne pouvaient qu'emerger dans les pays anglo saxons : parce que ce n'est pas une invention mais une continuité - le folk en Angleterre, le Blues aux USA. Contrairement à la France - où l'on chantait autrefois et où il y a eu une rupture, la musique populaire a toujours été vivante en Angleterre, elle était chantée par le peuple, dans les pubs, dans les campagnes, dans les rues de villes. Il y a eu transmission, et la pop rock a emergé sur ce terreau. Cette influence du folk sous-tend toute l'histoire de la pop, depuis les 60's jusqu'à des groupes indés d'aujourd'hui les plus variés comme Tindersticks ou The Libertines. Elle apparaît toujours plus (chez Kate Bush, par exemple) ou moins en filigrane chez des musiciens aux démarches pourtant très différentes. Sur cet album Led Zep se rapproche de Fairport Convention, groupe emblématique de la fusion rock-folk et dont l'album Liege and Lief en est une des pierres d'angle. De fait, c'est en toute logique que la regrettée Sandy Denny, chanteuse du Fairport (et paraît-il ancienne camarade de classe de Plant), viendra prêter sa voix magique pour un titre sur l'album suivant de Led Zep.
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