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11 internautes sur 11 ont trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
Mais fais la VRAIMENT courte cette fois !, 11 septembre 2009
C'est excellent, dévastateur avant l'heure, les képons, et Iggy n'ont eu qu'à copier-coller. Pour le reste, çà ne prend pas UNE RIDE, c'est du garage-band avant l'heure, et je me contenterai de lire le commentaire précédent. Mais à mon très humble avis, c'est à mettre dans n'importe quelle discothèque. Surtout que celui-ci est publié, avec livret et photos. Encore un que Phil avait oublié dans ses chef d'oeuvres
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17 internautes sur 18 ont trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
la naissance du garage rock, 28 septembre 2006
Les Sonics furent sans doute le premier groupe de rock américain dont la devise était « jouer le plus fort possible ». Après avoir cartonné en radio dans la région de Seattle avec leurs deux singles The Witch et Psycho, ils fabriquent ce disque longue durée sur deux malheureuses pistes et un seul micro pour la batterie (on est en 1965) Mais les petits voyous bien peignés poussent le volume des amplis à fond et le chanteur hurle dans le micro tel un Little Richard blanc...
Here Are The Sonics est l'album garage par définition, certainement le plus violent à être sorti à cette époque. 16 titres de braise en 36 minutes : les singles précités, d'autres compos du groupe et un bouquet de reprises explosives comme ce Roll Over Beethoven du grand Chuck ou le Walking The Dog de Rufus Thomas, titres déjà repris sur disque par les Beatles et les Stones dans des versions bien plus soft. Le disque se termine sur un Santa Claus bien raunchy presque calqué sur le Get Off Of My Cloud des Stones, suivi de The Village Idiot, grosse déconnade à prendre comme l'indique le titre.
Les Sonics ne feront rien au niveau national et splitteront à la fin des sixties. Malgré quelques reformations discrètes et une paire d'albums confidentiels, ils seront vite jetés aux oubliettes du rock puis redécouverts deux décennies plus tard, devenant « cultes » à l'instar des Love, Zombies ou autres Flaming Groovies.
Here Are The Sonics est bruyant, sauvage, ça sature de partout mais quelle importance !
Amateurs de jolies productions aux oreilles non averties, ce disque n'est pas pour vous!
"Some people like water, some people like wine, but I like the taste ... of straight Strychnine" (Strychnine)
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5.0 étoiles sur 5
Quintessentiel, 22 janvier 2010
Attention, cataclysme en vue : Here Are The Sonics !!! est un des premiers disques de garage-rock de l'histoire (le premier, même, probablement, car il s'agit du premier album des Sonics, premier groupe à avoir joué de la sorte). Sorti en 1965, cet album est très court (même pas 30 minutes pour 12 chansons - la réédition CD offre 4 bonus-tracks remarquables, pour une durée totale de 36 minutes pour 16 titres, aucun n'atteint 3 minutes). Il est aussi très culte et important. Comment définir le futur son punk-rock des Sex Pistols, Damned, Heartbreakers, Ramones, et même les Cramps, Reverend Horton Heat, Meteors et Stray Cats, sans parler de ce groupe et de ce disque ? On a longtemps cru que Sonic Youth avait puisé son nom en partie dans le nom de ce groupe (c'est faux : le 'Sonic' de leur nom vient du guitariste du MC5, Fred 'Sonic' Smith). En tout cas, musicalement parlant, difficile d'imaginer Sonic Youth, et Nirvana, et toute la scène grunge, sans les Sonics, tant ils sont à la base de tout un pan du rock moderne.
Disque court, donc, et qui déchire sa grand-mère en tenue de French-cancan. De The Witch à Good Golly Miss Molly, Here Are The Sonics !!! offre à la fois des reprises (Roll Over Beethoven, Do You Love Me, Walkin' The Dog) et des titres originaux (Strychnine, The Witch, Boss Hoss, Psycho). 2,20 minutes en moyenne pour chaque titre, ambiance saturée, remplie de sons pas nets, bien violents, hurlements du chanteur (Gerry Roslie), guitares acharnées, rythmique insensée et speedée... Pour l'époque, un tel déferlement de violence, ça choque. 4 ans plus tard, les MC5 et Stooges débarqueraient, mais en 1965, époque du Drive My Car des Beatles et du Gates Of Eden de Bob Dylan, y à pas à dire, ça remue sévère. Le son est au maximum, ce qui entraîne la saturation sonore.
Remplie de morceaux cultes (Strychnine, que les Cramps reprendront, The Witch), cette première déflagration sonique des Sonics est magistrale. Les bonus tracks, notamment une reprise de Keep A Knockin' et Don't Believe In Christmas, sont tellement bons qu'il est sérieusement dommage de ne pas les avoir casés sur l'album initial. L'un dans l'autre, ce disque à la pochette bleutée est aussi essentiel pour un fan de rock que des poumons le sont à un corps humain.
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