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4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5
Retour en arrière..., 27 juin 2008
Le truc avec un album d'Annihilator, c'est qu'on est toujours certain de trouver 2 ou 3 morceaux de folie, même sur un album mineur. "Criteria for a Black Widow" fait partie de ces albums là.
Ah, de toute évidence, on veut nous faire croire que l'Annihilator de la grande époque est de retour, et que cet album va pouvoir égaler les classiques du thrash que sont "Alice in Hell" et "Never Neverland". On remet Alice sur la pochette, Randy Rampage (qui officiait sur le premier album culte du groupe) est de retour derrière le micro, on trouve même un morceau qui s'intitule "Schizos are never alone part III": suite d'un instrumental époustouflant paru lui aussi sur "Alice in Hell" 10 ans auparavant. 10 ans... une belle date anniversaire, tout concorde, cet album doit forcément être une tuerie. Et bah non.
Et pourtant, ça commence très fort avec "Bloodbath", morceau thrash rapide, puissant et... implacable. On se dit que ça y est, que Jeff Waters, suprême leader de la formation, est revenu aux sources du thrash hyper speed dont il a le secret après ses égarements machinesques pénibles sur le précédent album "Remains". Il enfonce même le clou avec "Back to the Palace" en 2e position, réference au morceau qui ouvrait le cultissime "Never Neverland". Mais après, l'album, sans être foncièrement mauvais, cesse d'impressionner. Il agace même parfois, comme sur l'affreuse chanson titre... quelle horreur ce morceau! J'ai rarement entendu ça! Heureusement d'ailleurs...
Et puis, disons le franchement, Randy Rampage n'est vraiment pas un excellent chanteur. Jeff Waters chantait mieux sur les albums précédents, et il engagera de bien meilleurs vocalistes par la suite. Bref, on s'ennuie un peu vers le milieu de l'album, à écouter se succéder des morceaux à la manière d'Alice, mais sans la flamme. Tout cela semble en vérité assez peu inspiré. Heureusement, la neuvième piste, très justement intitulée "Sonic Homicide", nous réveille en nous mettant une bonne grosse claque et nous rappelle en passant le génie du thrash que Jeff Waters peut incarner quand il s'en donne la peine.
Bon, tout cela c'était en 1999, et je me suis dit à l'époque que le groupe se mettait à tourner en rond. J'ai été un peu déçu mais n'ai pas perdu la foi pour autant, et j'ai bien eu raison. Le vrai retour du maître n'allait, en effet, pas tarder à avoir lieu. Mais ceci est une autre histoire...
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1 internaute sur 2 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5
Retour au palace...mais on s'est trompé d'itinéraire !, 23 juin 2009
On peut comprendre le désarroi de Jeff, qui, traversant une période particulièrement difficile dans sa vie, eut envie de se replonger dans sa gloire passée. D'autant qu'après un 'accident' comme Remains, il a surement fallu remettre du cash rapidement dans le compte en banque...
Dès lors quelle meilleure idée que de refaire appel à la recette du cultisimme "Alice in Hell". Beaucoup de groupes s'y sont collés, entre tournées et albums (en vrac Anthrax, Helloween, Queensryche, GammaRay etc...) et Annihilator fut un des premiers a effectuer cette démarche un brin commeciale il faut l'avouer.
Et ce n'était peut-être pas la meilleure idée à avoir.
Sur le papier, tout semblait ok : date anniversaire, line up culte de 1989, Alison de retour sur la pochette...
En pratique, on a certes un album fidèle à l'esprit "Alice in Hell", mais sans la flamme de génie et de fougue qui animait les compères 10 ans plus tôt.
Pourtant "Bloodbath" et "Back to the Palace" commencent fort, même si dès le départ on sent le recyclage à plein nez. Pas que je regrette les errances de "Remains" hein ! Mais on sent Jeff prisonnier assumé de son mythe dès le début.
Aussi quand les morceaux deviennent moins féroces et moins inspirés, ça devient beaucoup moins intéressant.
Un schizo part 3, et un Sonic Homicide (faisant directement référence aux titres du 1er album culte) plus tard, on se rend compte que le génie ne se commande pas, et que l'alchimie musicale est bien plus qu'une volonté de composition : Il s'agit d'avoir les bonnes personnes au bon moment, et dans le cas qui nous intéresse, c'était en 1989.
L'album n'est pas mauvais non, il est juste nettement en deça de ce qu'il aurait du être et restera à postériori un des plus dispensables de la discographie, alors qu'il aurait pu être une de ses références.
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