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17 internautes sur 18 ont trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5
Accusés, levez-vous !, 30 juillet 2007
Comparaissent devant nous aujourd'hui les ci-devant Rage Against The Machine qui avec l'album du même nom en 1993 sont présumés coupables d'avoir :
- prétendu dénoncer les méfaits du capitalisme et du libéralisme en étant signés et distribués par la multinationale Sony via sa filiale Epic.
- mélangé sans l'autorisation de quiconque du rap et du heavy metal
- essayé de faire depuis toujours le même disque, mais sans jamais faire aussi bien que ce premier
- généré une légion de suiveurs en bermudas (Limp Bizkit, Linkin Park, Blink 41, Sum 182,... ) qui sous de nombreux tatouages et leur allure méchante sont à peu près aussi rebelles que, au hasard, Florent Pagny
Sentence requise : note de 1 étoile.
De son côté, la défense déclare que :
- signer sur une major en gardant sa totale liberté artistique n'est ni une trahison ni un renoncement, mais plutôt le moyen de faire entendre par le plus grand nombre des propos subversifs.
- que si l'influence de Led Zeppelin et Public Enemy est évidente, il vaut mieux s'inspirer de ces deux-là que de Justin Timberlake et Céline Dion
- que tous leurs disques se ressemblent, et le premier étant bon, les suivants le sont donc aussi
- que si les groupes qui les ont copiés sont mauvais, ce n'est pas de la faute de RATM
Verdict réclamé : l'acquittement et 5 étoiles.
Le jury, après en avoir délibéré, décide d'accorder à ce Cd 4 étoiles.
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8 internautes sur 8 ont trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
révolutionnaire, 10 décembre 2000
un groupe, qui aussi bien à travers ses paroles écrites au vitriol qu'à travers ses notes à la sonorité dévastrice, a su se forger une réputation de musiciens hors du commun et de militant engagés dans la lutte contre le rouleau compresseur libéral.des chanson qui défoncent du début à la fin. c'est l'album le plus innovant de la décennie 90.à ne pas manquer
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23 internautes sur 25 ont trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
Rage Against The Machine "Rage against the machine", 8 juin 2005
Que dire sur cet album qui n'ait déjà été dit ? Rien. Ou plutôt pas grand-chose. Il faut dire que pour beaucoup d'entre nous, cet éponyme de Rage Against The Machine représente plus qu'une pierre angulaire de leur culture musicale, une sorte de tournant dans leur vision de la musique, la prise de conscience que l'on pouvait mélanger tellement de choses et arriver à un résultat aussi probant. Avant eux, les Red Hot, Faith No More, Public Enemy et Anthrax, Living Colour, les Beastie, Suicidal, etc.,... avaient pris des éléments du rock, du metal, du hardcore, du hip-hop et du funk et brasser le tout dans une musique urbaine inventive et provocante. Mais ce que fît Rage, c'est d'accoucher d'un disque ho combien accrocheur, virulent, créatif et saisissant de maturité. A aucun moment, le groupe ne joue les clowns sur ce disque (contrairement à, parfois, ceux ayant œuvré dans la fusion rap/rock avant eux), le tout gardant une incandescence constante, une sorte de feu sacré permanent. Sur un groove basse/batterie assez classique mais méchamment efficace et bien senti, Morello vient placer ses riffs tout en pentatonique directement inspirés d'un hard-rock seventies, Led Zep en tête, détraque ses solos à grand coup de Whammy, bidouille ses sons comme personne et gagne ses galons de guitar-god, à l'image d'un Van Halen, dès son premier album. Et la cerise sur le gâteau, c'est ce Zack De La Rocha, un chicanos ayant grandi dans les beaux quartiers, fils de Beto, artiste militant de son état ayant peu à peu sombrer dans la folie, véritable diable sorti de sa boîte, rappant comme un damné, d'un flow clair et limpide emprunt d'une rage post-adolescente contre l'impérialisme américaniste et insufflant par la même occasion, via ses textes et son emprunte vocale, comme un vent de rébellion à la musique du groupe. Les futurs classiques pleuvent : « Bombtrack », « Killing in the name », « Take the power back », « Bullet in the head », « Know your enemy », « Freedom », autant d'hymnes des 20-25 ans d'aujourd'hui. Au même titre que le « Nevermind » de Nirvana, cet éponyme de Rage Against The Machine reste l'un des rares disques générationnels à avoir vu le jour dans les nineties, l'un des rares disques de cette époque à également avoir eu autant d'influence sur la musique contemporaine. Autant dire que le terme « indispensable » prend, dans son cas, tout son sens.
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