Synopsis
Automne 1915. Blessé dans les tranchées en Argonne, Simon et quelques uns de ses compagnons sont rapatriés dans un hôpital militaire sur la côte bretonne. Loin du front, le temps d'une convalescence, les blessures se referment et les hommes renaissent à la vie... Simon rencontre Marthe, institutrice, et l'aime au-delà de tout. Fiancé à un garçon au front, Marthe, après quelques hésitations, répond à l'amour de Simon mais refuse de l'épouser par crainte de le perdre dans le terrible conflit où il devra retourner...
Fiches du cinéma
Pendant la Première Guerre mondiale, un groupe de soldats est blessé dans une attaque allemande et est transporté au Croisic dans une église transformée en hôpital. Simon fait la connaissance de Marthe, dont il tombe amoureux. Elle répond à sa passion mais Simon doit repartir au front. Il reviendra plusieurs années après l'armistice. Disons-le tout de suite,
Marthe est un très beau film, pas très loin du grand film. Jean-Loup Hubert signe là son septième opus. Certainement le meilleur. Meilleur même que son plus grand succès,
Le grand chemin (1986). Le réalisateur a choisi la Première Guerre mondiale parce que, de toute évidence, c'est celle qui se prête le mieux à une lecture antimilitariste. A preuve,
A l'ouest rien de nouveau de Lewis Milestone (1930) mais aussi
Johnny got his gun de Donald Trumbo (1971) et
Les Hommes contre de Francesco Rosi (1970). Jean-Louis Hubert s'est inspiré du grand roman antimilitariste d'Henri Barbusse,
Le Feu, et a écrit les très belles lettres que s'échangent Marthe et Simon. Parmi les milliers de films de guerre du cinéma mondial, rares sont ceux qui dénoncent vraiment la folie des hommes.