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Rompant avec les couleurs vives, les dessins rigolos et les thèmes au ras des pâquerettes de ses précédents albums, Helloween n'a cependant pas souhaité prolonger cette démarche sur le plan musical. Les ambiances mielleusement progressives de
Chameleon ayant bien failli faire splitter le groupe, on comprendra aisément qu'il préfère l'immobilisme à la roulette russe. Cela étant, cette façon d'appréhender les choses avait clairement atteint ses limites sur
Better Than Raw, un disque que seuls les fans les plus indécrottables d'Helloween eurent l'audace d'apprécier, et il était temps que les Allemands redressent la barre. À défaut de révolution susceptible de rallier les suffrages de ceux qui n'ont jamais éprouvé le moindre intérêt envers ce type de heavy metal mélodique bien propre sur lui,
The Dark Ride démontre donc qu'Helloween est encore capable de faire mouche, tout comme
Master Of The Rings avait effacé l'humiliation subie par
Chameleon, intronisant au passage son nouveau chanteur, Andi Deris (ex-Pink Cream 69). Ce n'est peut-être pas suffisant au vu de la lutte acharnée que se livrent ses descendants pleins de vitalité (et d'illusions) de la toute dernière génération, mais ce n'en est pas moins rassurant : il n'est jamais agréable de voir des figures légendaires du metal barbotant dans leur fange.
--Hervé SK Guégano
Compact
Speed Metal du bon vieux temps. Cela fait vraiment plaisir de retrouver les sympathiques Allemands d'Helloween en pleine forme et, surtout, en pleine veine créatrice, vu que leurs deux albums précédents n'étaient pas de franches et loyales réussites ! Mais tout leur est pardonné avec
The Dark Ride, véritable concentré de chansons puissantes qui seront reprises en chur par une foule en délire (ou quelque chose dans ce genre), surtout trois. "All Over The Nations" va faire un malheur sur les ondes FM spécialisées, "Salvation" est plus calme et introspectif, mais tout de même bien musclé et un "The Dark Ride", non content de flirter avec les neuf minutes, se paye en plus le culot d'être d'humeur changeante à plusieurs reprises. Quoique le reste de ce disque ne soit pas mal du tout non plus, mais bon, il faut bien faire un choix, aussi cruel soit-il ... Helloween est redevenu ce groupe qui nous plaisait tellement du temps de leur
Keeper Of The Seven Keys Part I & II, qu'ils en soient ici publiquement remerciés.