Commentaires client les plus utiles
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12 internautes sur 12 ont trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
Alice au pays des cauchemars, 7 octobre 2006
Album culte, Welcome To My Nightmare est un sommet de l'humour macabre et du grand guignol cultivés à merveille par Alice Cooper, surtout dans les 70s.
Mais loin des clichés sanguinolants actuels du genre où chacun s'évertue à faire pire que l'autre, Alice Cooper faisait preuve d'une véritable créativité dans les ambiances créées alliant passages music hall avec textes décalés, gros rock puissant et ballades torturées comme lui seul sait les faire.
D'une grande intelligence et finesse malgré ce qu'on pourrait croire venant d'un mec qui passe son temps à se décapiter sur scène, ce voyage à travers un monde cauchemardesque est un véritable enchantement pour l'auditeur.
L'enchainement "Years Ago" / "Steven" fait partie des plus grands moments du rock.
5/5 c'est le minimum.
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10 internautes sur 10 ont trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5
une réussite, 19 août 2004
ceci est le premier album solo d'Alice, et c'est un pur bonheur. dès le morceau-titre de cet album, on est plongé dans une mabiance psychédélique et rock lorgnant vers un côté dérangeant. Alice n'oublie pas son penchant pour le rock n' roll avec "Cold Ethyl" ou bien "Escape", et compose aussi deux hymnes, la ballade "Only Women Bleed", ainsi que le théatral "Steven", montrant l'étendue de son répertoire et de sa capacité à composer autre chose que des titres faciles d'accès comme "Elected", "I'm Eighteen" ou "School's Out". cet album est indispensable de la discographie d'Alice Cooper, et l'un des albums majeurs du hard-rock seventies.
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3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5
FOLIE DOUCE, 3 novembre 2008
Désormais libéré de son ancien groupe, suite à une usure prématurée des organismes et ego démesuré de son leader, Alice Cooper fait peau neuve, bien décidé à poursuivre une carrière solo, dont lui seul aurait de comptes à rendre. Toujours égal à lui-même, peut-être un peu moins en terres d'absurde, notre Monsieur Deloyal choisit d'assurer la transition par l'intermédiaire d'un concept album, dans lequel ses propres fantômes et autres angoisses sont de revue d'effectifs. A la fois synthèse d'une époque et plongeon vers un avenir hypothétique, Welcome To My Nightmare est le véritable premier album de Vincent Furnier.
Pour ce plongeon en plein cauchemar, Alice ne fait pas les choses à moitié et nous entraîne en pleine comédie du macabre, sur les accents d'un album concept directement inspiré du cinéma d'horreur des années 60. Pour preuve, en invitant la voix de Vincent Price, icône incontournable des films gothiques second degré, c'est indiscutablement à une revue de tableaux frisant l'approche cinématographique à laquelle nous sommes conviés. Avec plusieurs textes déclamés, plus que chantés, ce disque rock marqué d'une aura funèbre, ne renie en rien le sens du spectacle de notre bateleur favori.
" Je parle toujours d'Alice à la troisième personne. Je considère Alice de la même façon que je considère Hannibal Lecter, Zorro ou d'autres personnages littéraires... Alice est un peu de Macbeth, un peu de Bela Lugosi... Il est tous ces personnages englobés en un seul. Je joue ce personnage qui est arrogant, sadique et amusant. La seule chose qu'Alice et moi avons en commun est notre sens de l'humour "
Question humour, le propriétaire de ce théâtre décadent n'en manque pas. Assisté de Dick Wagner à la guitare rythmique et Steve Hunter à la lead, transfusés de chez Lou Reed, Alice Steven Cooper ne s'abstient d'aucune folie douce. Jouant sur un large spectre d'émotions, manipulant les ambiances à la manière d'un Docteur Mabuse a qui on aurait fait une injection de cartoons, l'énergumène nous électrise, nous captive, quitte à abandonner son rock à force d'expérimentations. Huitième merveille d'Alice, Welcome To My Nightmare ouvre grand la boite de Pandore d'un créateur au sommet de son art.
Qu'il soit Cabaret ou jazzy, ce rock là gagne à être connu. Aussi, c'est sans retenu que l'on se laissera bercer d'illusions par une voix pluriformes, prendre en flagrant délire sur The Black Widow ou torturer de subtilité au contact d'Only Women Bleed. Tendance sombre à élucubrations variables, ce mauvais rêve n'en oublie pas pour autant que le rock est aussi fait de puissance. Cédant volontiers au théâtral, moins évidente à percevoir de prime abord, la faute en revenant à la production un peu trop consensuelle de Bob Ezrin, c'est pourtant cette même puissance qui nous jette en pâture à l'éprouvante trilogie finale d'un disque singulièrement habité.
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