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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
Alice Cooper en remet une couche!, 5 juillet 2007
Après le phénoménal "Brutal Planet", voilà qu'Alice Cooper nous sort un deuxième petit bijou! Pas beaucoup d'artiste peuvent en dire autant et encore moins le faire!
Album beaucoup moins sombre que le précédent, toutes les titres sont d'une excellente facture et sont dignes d'...Alice Cooper! (contrairement aux deux opus suivants qui sont d'une fadeur incompréhensible). Une nouvelle dose de satire sur le monde dans lequel on vit et ses innombrables dérives: ce qui fait marcher le monde (Sex, Death and Money) ou encore le génocide rwandais (Somwhere in the Jungle). Encore bravo!
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1 internaute sur 2 a trouvé ce commentaire utile :
2.0 étoiles sur 5
Brutal Nanar, 15 septembre 2008
Sorti peu après Brutal Planet , Dragon Town se veut être la suite du disque qui avait marqué le grand retour d'Alice.
A l'époque Alice se posait directement en concurence avec Marilyn Manson qui avait osé prétendre à sa couronne.
Cela lui avait plutot bien réussi sur Brutal Planet , même si l'on sentait un manque de musicalité certain dûe au fait que c'était le producteur de l'époque qui avait écrit / joué toutes les compos de l'album.
Sauf que l'on a d'emblée l'impression d'écouter les faces B de Brutal planet et que la formule riff lourd / guitare Wah Wahen en intro atteint ses limites.
Le comble est que la moitié des morceaux n'ont quasiment aucune mélodie , et Cooper ne s'y est pas trompé car lors des concerts de l'époque les meilleures chansons étaient jouées en Medley en ouverture ( histoire de les expédier plus rapidement....) : "sex death money" et "dragowntown".
Le reste des morceaux est mal mixé ( on entend parfois à peine la voix de Cooper) , mal écrit ( fantasy man contient des rimes indignes de son talent) , mal interprété ( digraceland est un pale remake de "damned if you do" sur l'album Lace and Whiskey ) , mal pensé ( le morceau qui clôt est insignifiant).
Cooper comprendra très vite que la mayonnaise ne prend pas et l'album suivant "the eyes of alice cooper" optera vers un retour au rock pêchu.
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5.0 étoiles sur 5
POST MORTEM, 3 novembre 2008
Un peu comme le fut Bowie en son temps, Alice Cooper a toujours su témoigner de son époque au travers d'épisodes musicaux à expérimentations variables. Sorte de Ziggy funèbre, artiste protéiforme, celui que nombreux considèrent en tant le maître de l'absurde est en fait un personnage complètement concerné par les évènements, comme par un monde en constante évolution. Visionnaire sur son dernier exercice de style, le voici qui franchit une nouvelle dimension pour mieux nous entraîner au caeur d'un espace sans issue, dans lequel déchéance et damnation posent la question de notre salut. Toujours aussi théâtral dans son approche musicale, à tel point que l'on en oublierait parfois le fond au profit de la forme, Vincent Furnier met une nouvelle fois des mots sur les démons qui nous environnent, histoire de nous faire réfléchir au-delà de sa propre expérience, voire de ses propres peurs.
Alors que la question d'une faillite mondiale projetait ses murmures funèbres sur un monde en proie au doute dans Brutal Planet, Dragontown s'interroge sur l'après mort. Cette étape si particulière qui, dans la plupart des religions, décide de notre condition dans l'autre monde. Dans cet album, au travers duquel l'archiprêtre Cooper va s'ingénier à mettre le doigt sur nos angoisses, la beauté du futur et à la culpabilisation du présent, on ajoutera également en filigrane, le mystère de la justice de Dieu. Sans mettre pour autant en avant ses propres convictions, sa propre croyance - bien que cela ne soit plus un secret pour quiconque, on ne peut oublier que la foi est, pour une grande partie, à la source de la résurrection de l'ancien alcoolique - Alice nous plonge en pleine tragédie, quitte à bousculer la mémoire de quelques célébrités ou vrais amis, tel Jim Morrison.
Album concept et satire à la fois, si Dragontown conserve encore quelques teintes industrielles, son talent se concentre exclusivement sur le heavy. Les guitares y sont sinistres, belles à aiguiser toute la noirceur des mélodies d'un maître de cérémonie totalement retrouvé. Et puis, il y a la voix, cette voix si singulière, horriblement familière, qui nous happe, jusqu'à bouleverser l'étrange. En fait, c'est tout le décorum Cooper que l'on retrouve ici. Simplement en plus moderne. Ne cachant pas ses points d'ancrage dans un passé grand guignol, ni dans celui, plus intimiste, du propre vécu de son auteur. Ainsi, tant au niveau de l'écriture, les paroles sont une nouvelle fois d'une rare qualité, tant au niveau des ambiances, que de l'électricité continue qui l'habille ce disque, on ne trouvera pas un titre qui ne soit pas coupable d'excellence. En quelque sorte, le black millésime de Mister Cooper.
Second volet d'une énième trilogie qui ne verra pas le jour - le projet Spirit Rebellious qui devait clore le triptyque sera abandonné au profit de l'excellent The Eyes Of Alice Cooper - Dragontown aborde de front la grande interrogation du salut de l'âme post mortem. Musicalement très actuel, sans être surproduit, ce nouveau saut dans l'inconnu n'a d'autre prétention que de nous faire prendre conscience de nos actes et de l'impact de nos actions sur notre existence. La vraie vie est absente, nous ne sommes pas au monde, disait Arthur Rimbaud. Sans nul doute, le meilleur sous-titre pouvant être attribué à cet album.
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