Commentaires client les plus utiles
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3 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
MATRIX, 20 mai 2008
02 Novembre 1966. Le Deuxième Souffle est présenté à Paris.
L'excellent roman homonyme de José Giovanni (Gallimard, 1958) a enfin trouvé une adaptation au cinéma.
Melville, sans renier le livre, affirme faire oeuvre originale, en comprimant le récit et liant ses 2 histoires qui n'ont aucun rapport entre elles.
José Giovanni lui en voudra à vie ; aussi pour avoir déshumanisé ses personnages.
Son livre reprend les mé-faits de codétenus qu'il a connus pendant ses années de prison, alors la "Crime Academy", en pleine dé-confiture de règlements de comptes inhérents à un "milieu" bien chargé par sa Collaboration ou sa Résistance à l'occupation Allemande.
Melville en a gardé ce qui l'inspirait et ce qui lui ressemblait, pour un film qui va devenir capital, définitif.
Un premier projet capote avec Serge Reggiani, Simone Signoret, Lino Ventura, Raymond Pellegrin, Roger Hanin et Pierre Clémenti.
Très fâché, Melville fait un procès à tout le monde et devient tricard dans le cinéma.
De la Patellière envisage une version avec Jean Gabin ... ... gare au plan plan.
2 ans plus tard, un producteur ruiné, Charles Lumbroso, sort Melville de l'impasse, par mystification, il associe La Banque des Intérêts Français au financement du projet qui va réunir un casting béton armé, mêlant grandes figures du cinéma d'après-guerre et jeunes fauves des 60's. Fougue et Maîtrise.
Dès les premières images, JPM impose sa science du cinéma américain, sa dramaturgie alternée d'action abrupte, plongeant ses protagonistes dans des ténèbres dominés par la trahison. Il connaît son sujet, le "milieu".
L'interprétation des acteurs est hors normes. L'arrivée cocasse de Blot dans le restaurant de Jacques Le Notaire, en un long plan séquence, est une anthologie, de plus très drôle. Mise en scène fantastique, voir le "coup" des frères Ricci dans des décors naturels aussi somptueux que minimalistes. Mixage-son novateur ménageant de longs silences Leoniens, pardon Melvilliens, pour ce masterpiece du film noir Français.
JPM y achève sa matrice commencée avec Le Doulos, celle qui va donner Le Samouraï, Le Cercle Rouge et Un Flic. Citons aussi, comme d'autres Guy Môquet ... La matricielle Armée des Ombres.
Films-références qui intègrent cinéma de Genre et cinéma d'Auteur, une formule enivrante pour nombre de cinéastes à travers les continents, autant que la Nouvelle Vague, qui lui doit beaucoup (cf. Bob Le Flambeur).
Le sang monte avec Orloff l'entremetteur, Antoine le Gitan, les Ricci, Alban fidèle nettoyeur impartial, Manouche, Blot l'aigrefin, Fardiano le gestapoïde et l'éthique inébranlable de Gu aux gun-fights sans rémission.
Stockez votre salive avant d'étouffer.
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
Polar de l'honneur, 18 août 2009
Sans doute le film le plus épuré de Melville, polar habité, ténébreux, plein de majesté et de silence, traversé de brusques éclats de violence. Sorte d'hommage indirect au meilleur du film noir américain des années 40, "Le deuxième souffle" du génial Melville est indiscutablement l'un des polars français les plus beaux et les plus exigeants. Difficile à surclasser.
Dans ce monde dichotomique où s'affrontent truands et policiers, on ne sait plus très bien lesquels incarnent les salauds, tout est sans desuss-dessous. Lino Ventura et Paul Meurisse, tous deux magistraux, nous offrent ainsi un duel "gangster à l'ancienne/flic sans honneur" au sommet, trouvant son aboutissement dans une scène finale mémorable.
Le tout se déploie dans un univers codifié mais nihiliste à l'extrême, où les vieilles valeurs sont écrasées par le mensonge, la dissimulation et la manipulation. Au final, la vérité n'a plus vraiment d'importance, l'essentiel étant de remporter une bien triste partie, une partie dont Ventura/Gu sortira deux fois perdant, la deuxième étant fatale ; mais sa victoire personnelle - sa vérité et son amour - silencieuse et méconnue de tous sauf de lui et de son frère ennemi le commissaire, demeurera intacte pour l'éternité.
Magnifique.
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5.0 étoiles sur 5
noir c'est noir..., 6 juillet 2009
Un grand classique du film policier, très noir, impeccablement réalisé et joué. A voir par tout les amateurs du genre.
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