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11 internautes sur 12 ont trouvé ce commentaire utile :
1.0 étoiles sur 5
C'est pas "Irregardable" plutôt ? :), 21 avril 2009
De la violence (gratuite), du sexe (beaucoup, presque que de ça d'ailleurs), une odeur de souffre, un trio d'acteurs "bankable" (Cassel-Bellucci-Dupontel) : il n'en a pas fallu plus pour faire le "buzz" au festival de Cannes 2002, théâtre de scènes apocalyptiques lors de son visionnage, avec de nombreuses personnes choquées, abasourdies, quittant la projection avant son terme (voir la vidéo sur Allociné, assez cocasse), d'autres faisant des malaises ou des crises de nerfs.
Dans "Irréversible", vous verrez donc dans l'ordre (c'est-à-dire dans le désordre, j'y reviendrais) :
*** ATTENTION SPOILER ***
- Vincent Cassel se faire démantibuler un bras dans une boite à partouzes gay ;
- Albert Dupontel faire du hachis parmentier avec le crâne d'un gars à l'aide d'un marteau pilon, dans cette même boite ;
- Monica Bellucci se faire besogner pendant dix LONGUES, INTERMINABLES minutes (bravo par contre pour la performance d'acteurs) dans un tunnel avant de se faire tabasser ;
- Cassel, Dupontel et Bellucci parler de c** pendant trois plombes dans le métro ;
- Cassel et Bellucci tout nus (mais pas tout bronzés), enlacés, sur un lit ;
- Bellucci faire un test de grossesse ;
- la même Bellucci lire un livre, allongée sur une belle pelouse bien verte.
***FIN DU SPOILER***
Le tout construit façon Memento (inversement chronologique, la fin est au début et vice et versa), avec par moments l'image qui saute (caméra à l'épaule) ou qui tournoie (bonjour le mal de mer !) et un bruit assourdissant en guise de fond sonore. Voila, maintenant "c'est vous qui voyez" comme diraient Chevalier et Laspallès :) On va me dire "hey man, t'es pas allé au-delà du choc des images, t'as pas saisi le sens profond du message philosophique qu'il y a derrière". Mais qu'a-t-il voulu nous dire, Noé ? Rien je crois. Ou alors un truc du style : "le viol c'est mal, l'homme peut être 'hachement méchant des fois et le bonheur c'est précaire, on peut tomber dans l'enfer en un clin d'oeil". Ah ouais, quand même....Merci pour l'info. On pourra aussi me rétorquer que le cinéma est en droit (en devoir même) de nous montrer la réalité crue, pour nous interpeller, etc....Certes, mais n'étant pas masochiste, je ne vais pas au cinéma pour me faire violenter. Si certains apprécient ce genre de cinéma et trouvent ce film "culte" (moi je ne laisserais que les trois premières lettres :)), j'en suis ravi pour eux. Tous les goûts sont dans la nature :)
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24 internautes sur 28 ont trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5
Ame sensible s'abstenir, 26 octobre 2003
jamais un film n'a suscité autant de controverse . C'est choquant et quand on sort de la projection , on est mal à l'aise voir à la limite de la nausée. Pourtant, si un film vous provoque autant de sentiment, cela veut dire qu'il a atteint son but. Avec irréversible c'est le cas ! Le film est curieusement monté : on revient sans cesse en arrière et pour comprendre la fin, il faut avoir une sacrée ouverture d'esprit ! Le jeu de lumière est très présent : la couleur rouge, dans les moments les plus durs , nous rappelle la colère de vincent cassel et la vengeance toujours présente. La caméra virevolte sans cesse ( d'où ce sentiment de nausée , comme sur un bâteau ), la musique est pesante ! Bref , c'est un film coup de poing : on aime ou on aime pas .
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9 internautes sur 12 ont trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5
Un film controversé, et pourtant..., 8 février 2007
Nombreux ont été les détracteurs à la sortie de ce film. La nausée s'est emparée de spectateurs qui, choqués, ont abandonné la séance au bout d'un quart d'heure. On a même vu des critiques de cinéma les imiter et sortir des salles du festival de Cannes en pleine projection. Ce qui ne les a pas empêché de laminer le film : belle conscience professionnelle, sachant que : 1) ils sont payés pour faire des critiques, 2) une oeuvre doit s'accepter dans son entier pour être analysée. Mais ne palabrons pas... Gaspar Noé offre là une oeuvre singulière, une histoire montée à l'envers : le début est la fin, une fin violente, une fin sordide, comme un fait divers qui fait basculer une vie dans le chaos. Et la musique, déstructurée et inaudible, se joint au tableau, la caméra vacille, tourne et nous donne la nausée.
Puis le film prend progressivement une tournure moins violente, pour devenir plus humaine, et l'environnement s'apaise, les acteurs prennent toute leur profondeur, se font même philosophe, Dupontel est génial. Des plans-séquences de 10 minutes, belle performance ! C'est incroyable comme on peut se sentir rassuré, même si, au fond, on ne perd jamais de vue l'issue de cette histoire, qui nous remet les deux pieds dans une réalité qui peut parfois être sordide.
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