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5.0 étoiles sur 5
Deux Bergman souriants, 21 décembre 2009
Sourires d'une Nuit d'Eté présente beaucoup des thèmes habituels de Bergman d'une façon beaucoup moins tragique et déprimante que dans beaucoup de films de la maturité de l'auteur : répression sexuelle, égoîsme et rigidité des hommes, intuition et intériorité des femmes (la rayonnante Eva Dahlbeck); ici la fin régle de manière positive et saine les problèmes posés par le début, grâce à une nuit d'été, magique et décisive, où plusieurs couples se forment. Alors que ce film a été un des premiers grands succès de Bergman, L'Oeil du Diable fait partie de quelques réalisations qui ont déçu, après Le Septième Sceau et les Fraises Sauvages. C'est sans doute parce qu'après ces chefs-d'oeuvre, on attendait beaucoup. Mais, pris en lui-même, c'est un petit bijou, lui aussi dans un genre souriant, ce qui justifie le couplage. On y trouve Bibi Andersson au sommet de son charme et un acteur extraordinaire, ici jouant un rôle de Monsieur Loyal, dans l'autre film un personnage de bourgeois marié à une quasi-adolescente, Gunnar Björnstrand. Incarnant généralement un homme rigide, péremptoire, autoritaire et froid, souvent égoïste, mais d'une élégance, d'une classe rare, il est pourtant capable d'un jeu très nuancé et varié.
Ces films font partie d'une série qui regroupe un film célèbre de Bergman et un autre moins connu, le plus souvent parmi les premiers (ce qui n'est pas ici le cas). On doit à la Scandinavie, cette Europe de l'Europe, et à Bergman en particulier, d'annoncer dès les années 40 et 50 les changements de comportement et de mentalité des années 70, en particulier en ce qui concerne les rapports entre hommes et femmes, la fin de la répression des corps, etc. Il faut tout connaître de ces films qui ne sont pas les plus célèbres !
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