Commentaires client les plus utiles
|
|
44 internautes sur 47 ont trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5
Un film à redécouvrir, 12 septembre 2005
Réalisé en 1987 par Gérard Krawczyk (taxi), ce film a obtenu pas mal de succès à sa sortie sans doute grâce à son climat un peu particulier. Il raconte l'histoire de gentils paumés qui rêvaient tout simplement d'une petite vie bien gentille mais que la méchanceté ambiante empêche d'être heureux. A la mort de sa mère, Fane (Jean-Pierre Bacri) revient s'installer dans sa maison natale avec sa copine Lilas (la regrettée Pauline Lafont dans son meilleur rôle). Le couple receuille également le frère de Fane (Mo joué par un sublime Jacques Villeret) qui est débile léger. Ce petit couple idéaliste et rêveur sera persécuté par les habitants du village ainsi que par André Vogh (Guy Marchand) qui rêve de racheter leur maison. Servi par une excellente distribution, ce film sur l'amitié, l'amour et la bêtise humaine est un peu oublié aujourd'hui mais il vaut indiscutablement la peine d'être (re)découvert.
Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
Avez-vous trouvé ce commentaire utile ?
|
|
|
|
|
|
6 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
Un "Bagdad café" à la française, 26 février 2009
Fane a échangé la blonde Lila à son voisin du dessus contre un lapin et quelques bières. Suite à la mort de sa mère, Fane accompagné de Lila, rejoint son frère handicapé mental dans la maison qu'il a hérité de celle-ci dans un petit village. Mais Voke, le garagiste du coin, a des vues sur la maison et sur Lila.
Adapté d'un roman de Pierre Pelot et réalisé en 1987 par Gérard Krawczyk, ce film a connu un certain succès à sa sortie, sans doute grâce à l'ambiance particulière qui s'en dégage.
Dans un village écrasé de soleil du sud de la France règne une atmosphère de western. Chaleur moite, silence lourd et oppressant, relations suspicieuses et ragots d'un patelin de beaufs minable. Une vieille baraque crasseuse au bord d'une route, coincée entre deux garages. Dans cet environnement restreint, étouffant, quasi minimaliste, les relations sont tendues et la violence sous-jacente. Le film, tendre et intimiste, dépeint l'histoire de trois marginaux paumés et idéalistes, empêchés par la mesquinerie ambiante de vivre leur petite vie tranquille. On s'attache peu à peu à ce trio improbable qui tente de s'inventer cette vie dans un environnement hostile. Oppressés par les calomnies et l'enfermement du village, leur désir de liberté, d'abord ténu, finira par éclater comme une bombe.
"L'été en pente douce" est plus un film d'atmosphère que d'autre chose. Ici, pas de scénario poussé très loin, pas de grandes intrigues. Mais tout y est juste, la bêtise, la rivalité, la méchanceté, mais aussi l'amour, la fraternité...
L'atmosphère est magnifiquement reconstituée, la réalisation impeccable, Les dialogues sont savoureux, et chaque acteur est au sommet de son art. Un Jacques Villeret excellent en Mo simplet, un Jean-Pierre Bacri râleur à souhaits dans le rôle de son frère Fane, sans oublier la belle écervelée Lila, incarnée par la regrettée Pauline Laffont dans un de ses meilleurs rôles, qui fait tourner la tête du garagiste, un macho dans le plus pur style italien joué par un Guy Marchand remarquable. Même les seconds rôles (Claude Chabrol, Jean Bouise...) sont impeccables.
Et pour couronner le tout, une musique d'harmonica très "sud profond", qui achève de donner au film une teinte nostalgique et désenchantée.
Gérard Krawczyk signe ici un film totalement inclassable, qui peut par son ambiance rappeler "Bagdad café" de Percy Adlon tourné la même année ou encore un "Paris, Texas" de Wim Wenders. En bref, un superbe film doux-amer, à découvrir d'urgence.
Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
Avez-vous trouvé ce commentaire utile ?
|
|
|
|
|
|
18 internautes sur 21 ont trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
FABLE DOUCE AMERE, 19 septembre 2007
Superbe adaptation d'un roman noir de Pierre Pelot, l'Eté en Pente Douce est un film inclassable. Dans une Saintonge écrasée de soleil, il règne une atmosphère de roman noir américain, de bayous ou de Nouvelle Orléans.
L'histoire de ces trois paumés marginaux, rejetés par une communauté de minus nous est racontée par un florilège d'acteurs, tous au mieux de leur forme. Les deux frères Leheurt, joués par un Villeret simplet à souhait et un Bacri bougon, attendrissant. La trop belle Lilas, habitée et dévêtue par une Pauline Lafont, pulpeuse Marilyne de banlieue, affole un des frères Vocke, garagiste, joué par Guy Marchand, imbécile jusqu'au bout de son capot d'Alfa Roméo...
La photographie de Michel Cenêt est remarquable. Il choisit des lumières dorées, des vues de pénombre où l'on croit ressentir toute la chaleur torride de cet été en pente douce.
Une note d'excellence pour une musique d'harmonica très bluesie de Roland Vincent, qui donne cette connotation langoureuse et triste.
La brève apparition de Claude Chabrol en curé de campagne vaut aussi son pesant de rigolade.
Les dialogues sont drôles, enlevés. L'ambiance est nostalgique avec un fond de désillusion que l'on peut retrouver dans le film de W.Herzog, Stroszek, autre histoire de paumés en errance.
Gérard Krawczyk réalise ici un superbe film demeuré trop méconnu.
Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
Avez-vous trouvé ce commentaire utile ?
|
|
|
|
|
|
Commentaires client les plus récents
|