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20 internautes sur 20 ont trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
Un des meilleurs Granier-Deferre, 7 juillet 2005
La nouvelle de Simenon offre à Granier-Deferre un scénario d'une force exceptionnelle. Tous les ingrédients de l'excellence sont réunis. Cette histoire d'amour impossible sur fond d'exode, le choix de cet huis-clos, dans un wagon à bestiaux, les acteurs qui tous sont excellents, des rôles titres aux derniers rôles... On admirera Maurice Biraud qui chante "Ca fait d'excellents Français...". Romy Schneider y incarne un des personnages féminins les plus bouleversants qu'elle ait abordés. L'utilisation de bandes d'actualité contribue à donner toute sa dimension à cette histoire : deux individus emportés dans un chaos de violence. La relation amoureuse qui tente de se nouer, juxtaposée à cette atmosphère d'exode où tout se délite, tend à faire ressortir la beauté et la fragilité du sentiment qui lie les deux personnages. Cet amour sans issue laisse au spectateur un arrière-goût entêtant, d'un romantisme absolu. Granier-Deferre traite ce sujet intimiste avec toute la pudeur et la sincérité dont il sait faire preuve dans tous ses films. La musique du film mérite une mention particulière : elle est d'une qualité exceptionnelle. Rarement, une musique de film a contribué aussi pleinement au lyrisme des images. A mon goût, un des meilleurs films de Granier-Deferre.
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7 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5
UN HOMME ET UNE FEMME, 26 août 2009
LE TRAIN, à ne pas confondre avec LE TRAIN de John Frankenheimer (d'où l'expression « un train peut en cacher un autre ») est un film réalisé par Pierre Granier-Deferre en 1972, avec Jean Louis Trintignant et Romy Schneider. D'après Georges Simenon.
1940, l'exode pousse les français à fuir l'arrivée de l'armée allemande. Julien et sa famille prenne un train pour Moulin. Séparé de sa femme, il voyage en queue de convoi, avec une douzaine de personnes, dont Anna, d'origine allemande...
LE TRAIN est un drame intimiste, marqué par la patte du metteur en scène Granier-Deferre, adepte de ce que l'on appelait la « qualité française ». Classicisme, dans le développement de l'histoire autant que dans la réalisation. Pas de superflu. Du travail solide, sensible, carré, et un sens du récit sans faille. Granier-Deferre est l'auteur de LA HORSE, LE CHAT, LA VEUVE COUDERC, un de ses films que je préfère étant Adieu poulet .Le rythme de l'histoire se déroule lentement, à la vitesse du convoi, et on prend le temps de filmer les protagonistes. Plus qu'un film psychologique (on ne sait pratiquement pas d'où viennent ces gens, on apprend qui est Ana presque à la fin), c'est un film de portraits, de confrontation, de mises en situations. Et un film sur la passion, qui peut naître entre deux êtres, en situation extrême, parce qu'ils étaient là, sans aucun jugement morale. Granier-Deferre observe, rend compte, raconte. Le film est ancré dans une réalité historique, et entrecoupé de bandes d'actualité. Dont une compilation d'images des dignitaires nazis en train de rire aux éclats, après que nous ayons vu les personnages du wagon rire eux mêmes... On est d'abord surpris, par l'audace du montage. La scène qui suit explique tout. Un des grands moments du film.
Le parallèle est sans doute audacieux, mais LE TRAIN n'est pas sans me rappeler LA CHEVAUCHEE FANTASTIQUE de John Ford, où un groupe de personnes sont contraints de voyager ensemble dans une diligence, sous la menace des attaques indiennes. Il y avait aussi une prostituée, un bébé, un vieil homme...
Les points forts de ce film tiennent au dépouillement de l'histoire (pourtant jamais ennuyeuse) et à l'interprétation des comédiens. Romy Schneider, toujours lumineuse et fragile, Trintignant sec et froid, et les seconds rôles fidèles au poste : Maurice Biraud, Paul Le Person, Serge Marquand, Régine. L'épilogue est très belle, poignante. Sur une superbe envolée de violons de Philippe Sarde, on aurait justement aimé que Granier-Deferre fasse preuve de plus d'inspiration. Imaginez ce qu'un André Téchiné, ou un Claude Miller, cinéaste de la passion exacerbée, auraient fait d'une telle scène !
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6 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
Quelle fin!, 1 juin 2007
Sans contexte l'un des plus grands rôles de Romy Schneider.
Belle à couper le souffle, habitée comme jamais (ou comme toujours d'ailleurs), ce rôle de riche juive allemande à la fois terrifiée et héroine romantique lui colle à la peau.
Trintigant dans le rôle plus ingrat du petit français qui ne comprend pas, naïf et un peu lâche, mais que le geste d'un courage inoui révèle dans la dernière scène est parfait aussi.
Et quelle fin, mais quelle fin! La scène finale, trascendée par la musique et la beauté desesépérée et lumineuse de Romy est...inoubliable tout simplement.
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