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49 internautes sur 53 ont trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
Divine surprise !!!! , 8 octobre 2008
Il en est certains (dont je fais partie) pour qui un nouvel album d'AC/DC est un évènement planétaire. D'aucuns les pensaient finis, en panne d'inspiration, ramollis, et j'en passe et des meilleures. Huit ans après "Stiff Upper Lip" album bluesy par excellence,les revoici, avec cet album que j'ai eu le privilège d'écouter en avant première. En deux mots : LA CLAQUE ! A bientôt 55 ans, les frères Young ont composé un album qui restera gravé dans le marbre du panthéon du Rock. Un album massif, lourd, véritable hommage au rock (mot cité dans pas moins de 4 titres), et presque un rappel de leur formidable carrière. Le premier titre, Rock n Roll Train ne surprendra pas les habitués, et développe un rock "ACDéCien" efficace. On sera surpris dans le deuxième titre "Skies on Fire" de retrouver des riffs et des rythmes de l'époque Bon Scott. Big Jack, troisième titre développe un rythme percussif et lourd à souhait, mais le refrain gâche à mon sens l'unité de la chanson. A signaler la 4ème chanson "Anything Goes " m'a laissé perplexe, car elle sort des sentiers habituellement explorés, se rapprochant plutôt de Queen des années 90 ou même de Rod Steward (horreur)... Mais on ne peut pas reprocher à des monstres sacrés comme ACDC de tenter de se frotter à de nouveaux styles ; d'autant que le solo de notre Angus nous fait vite oublier cette première impression. Le reste de l'album est tout particulièrement impressionnant avec des titres "powerful" tels les " War Machine", "Smash 'N' Grab", "Spoilin' for a Fight","Wheels","Decibel" où les lignes Hard Rock se fondent avec le blues et le rock les plus purs. Les cinq dernières chansons de l'album sont à mon avis les plus réussies : "Stormy May Day " et son intro Blues (qu'on a pas fini d'essayer de copier à la guitare), "She Likes Rock 'N' Roll" qui ressemble à s'y méprendre à certains titres des années Bon Scott, "Money Made ", et son rythme qui vous colle au fauteuil, "Rock 'N' Roll Dream " qui nous ferait presque croire qu'AC/DC compose aussi des balades rock "Rocking All the Way ", qui rocke comme on l'aime et enfin "Black Ice" qui clôture magistralement l'album éponyme. D'une façon générale on retiendra : La remise en avant très nette de la voix de Brian Johnson, et c'est tant mieux, car il chante mieux que jamais ; la présence impressionnante de Cliff Williams qu'on a jamais autant entendu (grand bassiste méconnu qui joue au médiator), l'osmose parfaite de la section rythmique avec un Phill Rudd plus précis, lours et elliptique que jamais et un Malcom toujours aussi tranchant. Angus se fait un peu plus discret, ses solos sont moins mis en avant, cela renforçant l'atmosphère hyper bluesy de l'album. Bref, après 8 ans d'absence, AC/DC prouve s'il le fallait qu'il est toujours le plus grand groupe de rock actuel (oui de rock), et qu'il est capable de délivrer encore un album de 15 titres (quand même) dont la plupart sont de très haute qualité. J'ai été pour ma part bluffé du début à la fin de l'écoute, je pense que ce sera un grand classique du rock très bientôt, et un des disques jalons de ce merveilleux groupe. A recommander sans conteste.
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3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5
D'ho ! De la glace qui chauffe !, 15 février 2009
« La laideur a ceci de supérieur à la beauté : elle dure plus longtemps ». dixit Gainsbourg.
Je ne peux m'empêcher d'y penser à chaque fois que j'entends l'éternel « nouveau chanteur » d'AC/DC, Brian Johnson. Sorry, Brian. Oui, on cause bien du Jonna, à la casquette d'airain, fidèle au poste depuis ... 28 ans...sorry Brian. Sauf que... Soit je deviens âgé et gentil (j'en doute) soit Brian assure bien mieux (et ça m'étonnerait !). Alors, voilà c'est dit, vous l'avez deviné, je suis de ces vieux cons réacs qui regrettent le booon vieux temps de Boooon Scott. Bon Scott, l'incroyable clône version Tchernobyl mâtinée de nitro-méthane du Rod Stewart de la grande époque.
Et les autres ? Et le reste ? Angus, à 53 ans, écolier dégarni et ridé, facétieux quinquagénaire exhibitionniste, est plus que jamais un putain de grand guitariste de rock. Ecoutez-le, le bestiau, chaque note vaut son pesant de tripes, ça sort de ses doigts avec une énergie toujours renouvelée. Frérot Malcom, aussi imperturbable aligne ses accords de bûcheron avec la régularité d'un équarrisseur psychopathe.
Pendant que Cliff torture méthodiquement la corde de mi grave de sa basse jusqu'à la 5ème case, mais pas plus. Après, c'est trop aigu et pas assez lourd. Phil, de son coté, imperturbable comme un inspecteur des impôts, aligne ses frappes avec la jovialité du croque-mort qui cloue le cercueil de l'amant de sa femme.
Alors, finalement que donne cet album ? C'est un bon cru, gouleyant à souhait, à ranger avec « Stiff upper lip », déjà très bon.
Aucune révolution, ce n'est pas ici que vous entendrez du rap, des solos de gratte néo-classique, des rythmes en 7/4, de la basse en tapping. Bienvenue dans un monde de fausse simplicité qui rime avec efficacité et sincérité. Ces papys milliardaires restent honnêtes avec ce brin de roublardise comme de vieux moines lubriques qu'ils sont.
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5 internautes sur 8 ont trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
R-EVOLUTION !!!!, 16 octobre 2008
Qui soupçonnait AC/DC d'être capable de se renouveller ? De transcender ses compos de génie hard rock'n roll devenues si uniques et emblématiques depuis des décennies ? Eh bien préparez vos oreilles à un vent nouveau, car les bientôt sexagenaires frangins Young ont joué la carte du risque et prouvent haut la main qu'après 35 ans de carrière on peut évoluer encore. Black Ice explose dans plusieurs directions et marque au fer rouge 2008/2009 du sceau AC/DC : blues, boogie, hard rock bien sûr, mais encore foule d'influences. Il surprend, amuse, détonne et surtout endiable vos esgourdes, doté d'un son et d'une production en BE-TON, plombé de brulôts qui font mouche, dont les australiens ont le secret ! 15 titres, ce n'est pas rien, vous en avez pour votre argent... et en plus un superbe livret... le pied ! En un mot comme en 100 : respect...
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