Commentaires client les plus utiles
|
|
17 internautes sur 21 ont trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
So speed, so good... so what!, 15 septembre 2009
Ca commence par un petit instrumental bien speed ("Dialectic chaos"). Ca ne vous rappelle rien ? Si, bien sûr, "So Far, So Good...So What!" En tout cas, ça donne la tonalité de l'album.
En dépit d'une pochette complètement ratée (pourquoi ne pas avoir utilisé le dessin de la troisième page, bien plus sympa ?), ce "Endgame" sonne un peu comme un retour aux sources pour Megadeth, à l'instar de son frère ennemi, Metallica avec leur Death Magnetic paru l'année dernière (est-ce un hasard ?)
Le Megadeth des morceaux hyper speed, bourrés de solos est donc de retour ("1,320'", "Head crusher", "This day we fight"). Comme le dit très justement un autre commentateur, on pense fortement à des titres comme "Take no prisoners"... Et on est bien content ! C'est quand même ce type de morceaux qui a fait la célébrité du groupe et il était temps que Dave Mustaine s'en souvienne. Les échanges de solos Mustaine/Broderick nous rappelle les grandes heures des échanges Mustaine/Friedman.
La période Heavy du groupe n'est pas oubliée non plus avec "44 minutes" dans la lignée de titres bien lourds comme "Symphony of destruction" (attention, j'ai pas dit aussi bon que...)
Côté nouveauté, il y a "The hardest part of letting go", presque une ballade avec synthé (si, si, vous avez bien lu), titre co-signé par Broderick (ceci expliquant sans doute cela). Par contre, il est évident que Mustaine n'a pas une voix adaptée à ce genre de titre.
La production, aux bons soins d'Andy Sneap, est excellente. Chaque instrument est à sa place, aucun n'écrasant les autres.
Alors, sans sauter au plafond car "Rust In Peace" ou "Peace Sells But Who'S Buying?" (mes deux préférés) sont loin quand même, on n'attendait plus Megadeth à pareille fête.
5 étoiles pour célébrer comme il se doit cet album et pour compenser les notes de quelques commentateurs qui l'ont descendu en jugeant sûrement sur une seule écoute et sur des MP3 de mauvaise qualité (y en a quand même un pour oser dire qu'on n'entend pas la basse !) puisqu'à la date des commentaires, le CD n'était pas encore dispo !
Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
Avez-vous trouvé ce commentaire utile ?
|
|
|
|
|
|
3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5
Never Say Die!, 31 décembre 2009
Megadeth cuvée 2009, c'est Chris Broderick à la gratte, James Lomenzo à la basse et Shawn Drover à la batterie. Plus (bien sûr!) M. Dave Mustaine à la guitare, au chant (?) et ... au piano (!).
Qu'attendre de Dave Mustaine en cette fin de décennie, lui qui sortit son premier album en 1985 ?...
Un disque de vieux, le genre sur lequel on s'affole quelque temps, peu de temps en fait, et que l'on range vite fait, pour ne plus jamais le ressortir, comme - au hasard - les derniers Maiden?
Un album sonnant volontairement vintage et conçu avant tout pour caresser les fans dans le sens du poil, comme le - néanmoins fort sympathique - dernier Kiss?
Une monstruosité moderniste pleine de guitares sous-accordées et dépourvue de solos, flanquée de dégueulis black? Comme...?
Eh bien, autant l'annoncer tout de suite, le dernier 'Deth n'est rien de tout cela! Le 'Deth '09 se révèle au contraire empli à gueule-que-veux-tu de jouissifs solos de la mort qui tuent leur race, et ce dès le premier titre, l'excellent instrumental Dialectic Chaos...
Ce Chris Broderick n'est apparemment pas là pour plaisanter ou pour faire de la figuration... Ses solos véloces et agressifs transcendent littéralement l'ensemble de Endgame, cette fin de partouze qui permet à Dave Mustaine - pas en reste côté guitares, loin s'en faut - de proposer une oeuvre quasiment conceptuelle gravitant autour du thème belliqueux et effrayant de l'instauration d'un maléfique Nouvel Ordre Mondial, avec toute l'imagerie guerrière qui va avec, destruction de l'Ancien Monde, chaos généralisé, contrôle de la population via des puces électroniques sous-cutanées, tortures et camps de concentration...
Tout cela pour dire que l'ambiance générale est sombre et apocalyptique, suramplifiée par de puissantes cavalcades rythmiques méchamment syncopées et burnées. Pas le genre de trucs qu'on passe à l'hospice!
Dans ce contexte de mort, de sueur et de sang, la voix limitée (et limite) de Mustaine ne gêne pas. Au contraire... Les moments forts de cette oeuvre finalement très cohérente, si l'on met de côté la ballade The Hardest Part Of Letting Go / Sealed With A Kiss qui permet de souffler provisoirement entre deux déferlements de violence, sont - outre le terrifiant instrumental déjà cité - This Day We Fight, 44 Minutes, 1.320', Bite The Hand, sans oublier le maléfique morceau-titre et le violentissime Headcrusher...
De là à hurler au chef-d'oeuvre, il y a évidemment un grand pas que je me garderai certes bien d'effectuer. On est quand même loin de l'excellence d'un Peace Sells... (1986) et de sa floppée de classiques. Ou de la quasi-perfection d'un Rust In Peace (1990)...
Endgame n'en est pas moins un album hautement recommandable à tout amateur de metal, intéressant à plus d'un titre, et incontestablement l'une des meilleures nouveautés de l'année.
En 2009, le groupe de Dave Mustaine tue plus que jamais et la mort est toujours son métier. Killing is his business... and business is good, baby...
Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
Avez-vous trouvé ce commentaire utile ?
|
|
|
|
|
|
17 internautes sur 22 ont trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5
44 minutes...de plaisir !, 7 septembre 2009
Alors là quelle surprise !
Megadeth et moi c'est l'amour de loin depuis longtemps.
Pourtant ce fut intense quand j'ai découvert "Countdown to Extinction", "Rust un Peace" ou encore "So Far So Good..."
Ensuite, j'ai suivi le groupe pendant quelques années, mais mon intérêt allait décroissant.
Tous les derniers, même s'ils ont leur lot de bonnes chansons, me laissent assez froids, car une fois les deux trois morceaux forts passés, je n'entends que du remplissage réchauffé.
C'est donc sans grand enthousiasme que je me suis mis "endgame" dans les esgourdes, et la surpise fut d'autant plus forte :
ça envoie et ça rejoue ENFIN vite !
Une intro instrumentale épique, et un "This Day we fight" d'ouverture, qui déboule comme à la grande époque de 'Take no Prisonners' ! Plein de soli partout, de la double grosse caisse, des vocaux rageurs et des riffs purement thrash, on n'avait pas entendu ça depuis longtemps !
On revient en terrain plus connu avec 44 minutes, une mid temp mélodique bien sentie, mais dotée de rythmiques bien plombées.
1320 balance bien aussi, tandis que "The hardest part..." nous montre une facette mélancolique de Megadeth assez originale et rarement exploitée par le groupe.
'Endgame' assure bien le spectacle elle aussi, avec une super progression, de méchants relents thrash, et 26 soli.
Enfin, Headcrusher, que tout le monde connait maintenant, est juste le titre le plus aggressif que Megadeth ait écrit depuis presque 20 ans !
Bon, passé la surprise de la patate (non pas que les précédents étaient mous, mais on sent vraiment ici plus de rage et de hargne que par le passé), le renouveau n'est pas non plus fantastique, on est en terrain connu la plupart du temps, mais le soin apporté aux mélodies et le côté moins "écriture automatique" des chansons que sur les derniers opus fait mouche.
Je ne sais pas ce qui a poussé Mustaine a sortir un peu de ses stéréotypes et de ses tics de composition, mais ça fait un bien fou ! Il est revenu à un format 'metal 80's' de 40 et quelques minutes, ce qui rend l'album digeste et attractif.
Evidemment les plus grands albums de Megadeth sont loin derrière eux, comme tous les titans du metal, mais je ne m'attendais pas à écouter un album de ce groupe aussi inspiré et agréable.
Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
Avez-vous trouvé ce commentaire utile ?
|
|
|
|
|
|
Commentaires client les plus récents
|