Francis Veber est le scénariste de ce film de comédie de 1972, très typé de sont époque. Il s'agit de l'un de ses premiers films. D'autres suivront dont, en qualité de scénariste, "La cage aux folles" et en tant que réalisateur, "Dîner de cons".
Certains plans de ce film m'ont ainsi fait penser à ceux de la société de consommation décrits par Roland Barthes dans son célèbre, et daté lui aussi,
Mythologies. La DS, la Fnac, la consommation, le cocu et l'amant (critique du "théâtre bourgeois").
Prendre au hasard un pauvre type sorti de son avion dans un hall d'aérogare pour le faire passer pour une taupe (Pierre Richard), utilisée par le patron du contre-espionnage (Jean Rochefort), contre son second, le colonel Roland (Bernard Blier toujours aussi fourbe pour notre grand plaisir), avec le charmant concours de Mireille Darc trace les grandes lignes du scénario.
Jean Carmet interprète l'ahuri parfait, hébété ; l'archétype du pauvre-type dirions-nous. Le festival des silencieux reprend des couleurs, après les excellentes démonstrations du cultissime
Les tontons flingueurs.
"Le grand blond avec une chaussure noire" reste une bonne comédie, agréable à regarder, plus de 36 années après sa sortie.