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13 internautes sur 16 ont trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5
La Chine à contre-courant..., 9 juin 2007
On connait bien les qualités de polémiste de Thierry Wolton, auteur d'ouvrages remarqués tels que "Quatrième guerre mondiale" ou "La fin des nations".
Il s'attaque aujourd'hui à la Chine en mouvement et à la vision que nous en avons en Occident. Il s'attaque successivement aux dimensions politique, économique, commerciale, sociale et militaro-diplomatique de la Chine. Les arguments sont ciselés, la mécanique démonstrative implacable.
Si l'ardeur mis par Wolton à démolir "le grand bluff chinois" peut parfois déranger par ses excès, il n'en est pas moins vrai qu'il lève un grand nombre de problèmes qui font question.
Après avoir lu cet essai, vous regarderez la Chine sous un autre angle...
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18 internautes sur 26 ont trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
Clairvoyant., 12 août 2007
Alors que partout on ne parle que du « miracle » chinois, pour lequel on ne tarit pas d'éloges, Thierry Wolton, en spécialiste aguerri du communisme, nous met en garde contre les dangereuses illusions que la grande puissance historique recèle.
Sous les habits neufs d'un pays apparemment converti au capitalisme se dissimule un empire aux mains d'une poignée de familles de purs communistes, qui contrôle tout, mais manie la propagande avec un art digne des meilleures techniques du marketing, en ayant su tirer les leçons de la chute de l'Union soviétique.
Et, loin d'être un pays démocratique et moderne où un vent de liberté soufflerait, double discours, mensonge et corruption règnent en maîtres de la part de dirigeants formant une véritable nomenklatura quasi héréditaire et s'affirmant clairement du communisme tout en étant pour beaucoup formés dans les bonnes Universités américaines.
Et ce sont les faits qui parlent. L'auteur ne se base que sur des réalités, statistiques et discours avérés des dirigeants chinois eux-mêmes pour étayer ses arguments.
Faut-il ainsi rappeler que les libertés fondamentales (d'existence, d'expression, de déplacement, de la presse, d'être assisté par un avocat lors d'un procès, ...) ou même la liberté syndicale, par exemple, y sont résolument bafouées ?
Parle-t-on assez des milliers de condamnés à mort exécutés chaque année et du trafic d'organes auquel il a donné lieu de manière éhontée , les exécutions et prélèvements à vif étant effectués en fonction de la demande, en faisant le premier pays fournisseur d'organes pour les greffes ? Sans compter la torture, le Tibet et tant d'autres sujets sur lesquels on ferme si facilement les yeux...
Sur le plan économique aussi les exagérations sont légion. La croissance économique chinoise n'est peut-être pas aussi impressionnante qu'on veut bien le croire. Et, comme d'accoutumée dans la pure tradition des régimes communistes, les occidentaux s'extasient sur place sur les usines, constructions et autres réussites qui servent de vitrine et ce qu'ils veulent bien voir, jouant ainsi encore une fois le rôle « d'idiots utiles » naguère cher à Lénine. Sans se préoccuper de la réalité de la vétusté de la plupart des exploitations ni des conditions de vie ou de travail extrêmement précaires de l'immense majorité de la population. Et que dire du marché de dupes dont ont souvent été victimes les grandes sociétés européennes et américaines, qui sont rarement sorties gagnantes de l'expérience chinoise ? De fait, les entreprises les plus importantes du pays restent, comme le démontre l'auteur, « sous une forme ou sous une autre, toutes propriété d'Etat », avec toutes les conséquences que l'on peut imaginer en termes de mauvaise gestion et de choix stratégiques à courte vue, ce qui ne semble pas très engageant pour l'avenir et tranche radicalement avec ce qui a fair le succès du Japon, puis des dragons et tigres asiatiques ; pays dans lesquels le développement et l'enrichissement ont, par ailleurs, profité à tous et non, comme ici, seulement à une élite.
Enfin, au-delà du bluff politique, économique, commercial et social, vient ce que Thierry Wolton surnomme le bluff pacifique. S'appuyant sur le poids de l'héritage historique, le ressentiment des chinois à l'égard des occidentaux et leur puissant nationalisme, exacerbé par une propagande soutenue, il montre ce qui se cache derrière les discours pacifiques des dirigeants et les menaces qu'elles dissimulent. Hostiles à la démocratie, les chinois rêvent d'imposer leur hégémonie, d`abord en Asie du Sud-Est, puis sans doute au-delà, comme de multiples signes semblent en témoigner.
Pour conclure, Thierry Wolton dresse un panorama assez inquiétant de la situation de ce « dragon de papier », autour duquel les nuages s'accumulent. Démographie, écologie, endettement, sous-qualification, système éducatif,... nombreuses sont les sources d'inquiétudes qui rendent la situation pas aussi positive qu'on a tous envie de la voir.
Cet ouvrage permet d'ouvrir les yeux et nous mettre en garde sur des réalités qui risquent de nous échapper une nouvelle fois. Le communisme est capable de s'adapter et de se déguiser pour mieux nous tromper de nouveau. Il faut se garder des excès d'enthousiasme et adopter une attitude beaucoup plus pragmatique, de manière à construire un avenir mieux assis.
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5 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile :
1.0 étoiles sur 5
182 pages sur la Chine? Plutot un tres petit bluff..., 17 juillet 2008
Thierry Wolton utilise lui-meme la methode chinoise: vendre un maximum au moindre cout!
Ce bouquin est rempli de cliches pathetiques ayant largement depasse la date limite de propagande des annees 80.
Je serais tente de supposer que Wolton n'a jamais mis les pieds en Chine mais ne me permettrai pas de l'affirmer car je n'en sais rien.
Par contre, s'il l'a fait, je suis en droit de me demander a la lecture de ce bouquin, quand y est-il alle, dans les annees 80?
'Journaliste d'investigation' me semble fort presomptueux quand on publie une 'enquete' depuis son salon tres Parisien avec l'aide de Google et Wikipedia...
Franchement, 182 pages? C'est un peu faible de la part d'un journaliste, surtout sur un sujet tel que la Chine.
C'est surtout un livre autant facile a ecrire qu'a lire, et surtout facile a vendre...
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