C'est un pays où les gens ne parlent presque pas. Les mots ont un prix. Il faut les avaler pour pouvoir ensuite les prononcer.
Certains mots valent plus cher que d'autres. Parler coûte donc cher. Et tout le monde n'a pas accès aux mêmes mots.
Il existe même des périodes de promotions, mais qui portent sur des mots assez difficiles à écouler et utiliser, comme "ventriloque" ou "philodendrons".
Amoureux de Cybelle, le petit Philéas parvient toutefois à attraper trois mots échappés dans l'air, grâce à son filet à papillons.
Même si ces mots ne sont pas adaptés, pour Cybelle ils vont représenter "comme des cailloux précieux". Et puis... il n'y a pas que les mots, qui comptent. Il y a aussi le sourire, les expressions de visage, les intentions et la délicatesse qui les accompagnent.
Servi par de belles illustrations qui m'ont rappelé un peu l'univers du
Babayaga de Taï-Marc Lethanh, dans les tons rouge, beige et noir, une histoire charmante, bien dans l'univers des petits, malgré la faible longueur si caractéristique des livres pour enfants et un thème pour moi un peu redondant, quelle que soit mon attirance pour celui-ci.