Présentation de l'éditeur
Cette tragédie réanime d'illsutres personnages de l'Iliade d'Homère et le thème en est connu : Hélène vient de se faire compliasamment enlever par Pâris, le prince troyen ; les Grecs attaqueront si elle ne leur est pas rendue. A Troie, ce fait-divers vaudevillesque déclenche les passions entre partisans de la paix (Hector, Andromaque) et bellicistes (le roi Priam et le poète Demokos). Dans le camp des Grecs qui crient vengeance, l'ambassadeur Ulysse semble bien seul...
Sur un casting mythologique, cette pièce de 1935 est très contemporaine, inspirée à Jean Giraudoux par la montée des périls en Europe. L'auteur s'engage pour la paix. Cette œuvre n'est pourtant pas un manifeste. On y retrouve la langue de Giraudoux, son drapé, son esprit, sa causticité. Que valent tous ces talents face au destin ? En tenant "seulement compte de deux bêtises, celle des hommes et celles des éléments", Cassandre l'avait prédit : la guerre aura bien lieu. A Troie, et dans le monde.
Quatrième de couverture
* « Nous sommes les vainqueurs. Cela vous est bien égal, n'est-ce pas ? Vous aussi vous l'êtes. Mais, nous, nous sommes les vainqueurs vivants. C'est ici que commence la différence. C'est ici que j'ai honte. » - HECTOR, II, 5
* « Il n'est pas très prudent d'avoir des dieux et des légumes trop dorés. » - ULYSSE, II, 13
« Le grand ressort [des] intrigues [de Giraudoux] c'est la nécessité où sont les destins de s'accomplir. » - Claude-Edmonde Magny (1945)
« Développant les thèmes les plus angoissants de l'heure, Jean Giraudoux veut que cette angoisse nous reste personnelle. Ses subtilités, ses préciosités mêmes ont pour effet de tenir chaque spectateur en état d'émerveillement éveillé. » - Henri Gouhier (1968) --Ce texte fait référence à une édition épuisée ou non disponible de ce titre.


