La plupart d'entre nous connaissent la Guerre du feu à travers le très beau film de Jean-Jacques Annaud. Mais la Guerre du feu est aussi et avant tout un très beau roman, un chef d'oeuvre du roman préhistorique, paru en 1911, sous la plume de Joseph-Henry Rosny Aîné.
Un clan d'hommes préhistoriques, les Oulhamr, a perdu le feu à l'issue d'une bataille meurtrière avec un clan ennemi. Sans le feu, le clan est voué à disparaître. Faouhm, le chef, promet à celui qui ramènera le feu, 3 parts de chasse, 4 parts de butin et la magniique Gammla, sa nièce. Deux héros se proposent de ramener le feu, Noah et ses compagons, Aghoo et ses frères. Nous suivons le straces de Noah. La guerre du feu a commencé.
Ce roman est un chef d'oeuvre du roman préhistorique. Ecrit dans une belle langue, comme peu la parlent et l'écrivent de nos jours, le récit vous prend et ne vous lache plus. La quête du feu, la lutte de tous les instants contre les fauves, l'alliance de l'homme et des mammouths, la lutte contre les tribus ennemies, de mangeurs d'hommes ou d'autres, la fraternité avec d'autres hommes, le secours apporté aux plus faibles, et la lutte finale que l'on pressentait dès le début du roman, tiennent le lecteur en haleine d'un bout à l'autre du roman.
Le roman préhistorique a toujours une force particulière car il révèle en nous la révélation de l'humanité et le dépassement de l'animalité. C'est un genre littéraire relativement peu répandu, mais incroyablement humain, et la Guerre du feu en constitue un sommet.