Hatful of hollow. Mélancolique, désespéré, noir, ironique, cinglant, beau, méprisant, triste, unique, immortel. Le genre d'album qui vous désarçonne totalement à la première écoute (en 1984, on n'avait jamais rien entendu qui sonne comme ça) et qui demeure irrésistible plus de 20 ans plus tard. La voix de Morrissey, incomparable (énervante pour beaucoup...), les guitares ciselées et inventives de Johnny Marr, une section rythmique soudée et qui maîtrise son sujet. Des textes qui parlaient (et parleraient sans doute encore) aux ados (et à tous ceux qui aiment se replonger de temps à autre dans leurs souvenirs). Une production brute (souvent made in BBC) pour des versions définitives de morceaux devenus des classiques. Dans le top 10 de ma discothèque. Sur l'ïle déserte, sans aucun doute.