Hello est le sixième album du Quo. Nous sommes alors en 1973. Ces anglais, dont on parle comme les bêtes de scène en vogue qu'il faut voir impérativement, nous, en France, nous n'en avons jamais vu la couleur. Nous en sommes encore à nous interroger sur ces gaillards qui font fumer les amplis : Status Qui ? Piledriver va changer les choses. Publié en 1972, ce disque assoit définitivement leur notoriété sur le sol hexagonal. La presse française les voit d'un bon aeil, les pages des magazines spécialisés frenchies (Best, Rock&Folk, Extra) s'ouvrent à eux. Paris et l'Olympia sont prêts à leur ouvrir les bras (28 octobre 1973) pour la première fois. La tournée s'inscrit alors dans le cadre de la promotion d'un nouvel album qui vient de sortir en septembre 1973 : Hello ! En Angleterre, Status Quo caracole en tête des charts avec ce disque, dès le 27 octobre de cette année (28 semaines dans les classements). Chez nous, Hello est vu « gras, lourd, suintant, épais », le rock de Status Quo est « dispensateur d'énergie, réjouissant », sa musique qualifiée de « régénérante ». Le Quo, dans la foulée de Piledriver, confirme tous les espoirs que Vertigo a mis en eux. Presse écrite, radios et TV sont désormais le quotidien du groupe anglais, élevé au rang de rock star. Hello est un classique du Quo joué avec conviction, confiance. Son boogie-rock-blues est excitant, sans prétention, teigneux, bien structuré. Toujours aussi simple, voire simpliste, la musique d'Hello apporte un bien fou. On s'y laisse tellement aller que l'on se retrouve vite à dodeliner de la tête pour accompagner le rythme des titres bien cadencés de l'album. Comme au bon vieux temps de sa publication, comme lors des concerts de l'époque. Ce disque est une véritable contagion dans toute son entièreté : le planétaire Caroline, Forty-Five Hundred Times, Roll Over Lay Down, And It's Better Now et d'autres aussi excellents... Ce produit d'un groupe à son paroxysme musical et commercial est une indispensable acquisition.