L’album des Brides Of Destruction était attendu comme le messie par grand nombre d’amateurs de bon vieux hard-rock comme il est désormais rare d’en entendre aujourd’hui. Le line up incluant Nikki Sixx de Mötley Crüe et Tracii Guns de L.A. Guns, cette nouvelle formation avait peu de chances de passer inaperçue. C’est ainsi qu’accompagnés de deux nouvelles recrues, London LeGrand au micro et Scot Coogan aux baguettes, nos deux compères s’enfermèrent en studio pour accoucher entre deux Jack Daniel’s et quelques blondes siliconées de ce tonitruant « Here come the brides ». Ici tout sent le cuir saillant, les lunettes Gucci et la petite coupe stylée de fashion victim sur le retour… et à la limite, tant mieux. C’est direct, efficace et accrocheur. Excellente voix suffisamment agressive et mélodique pour parfaitement coller à la musique, grosses guitares riffants velu, basse dodue, rythmes simplement binaires groovants comme en l’an 80… que demande le peuple ? Les drogues et le sexe allant avec ? Malheureusement, le tout n’est pas livré en kit mais cependant dans un très joli slip case agrémenté d’un poster et d’une partie Cd-rom (ne marchant pas chez moi…). Ils sont rares ces albums où rien qu’en regardant le tracklisting au dos, la totalité des refrains nous vient en tête donc autant ne pas s’en priver. De l’efficace qui fait du bien par où il passe.