Ce qui force l'admiration, chez les auteurs de comédies, c'est leur façon de risquer l'échec évident, palpable, des rires absents, tout en sachant qu'une réussite ne leur attirera pas pour autant l'estime de leurs pairs. Dans ces conditions, quand quelqu'un se lance honnêtement dans l'aventure de nous faire rire, et qu'il n'y parvient pas, ou trop peu, comment lui en vouloir ?
Malgré de bonnes idées, malgré son scénario intéressant et bien construit, le film pâtit de nombreuses maladresses : cantonné dans le milieu parisien, servi par des acteurs parlant à toute vitesse, sans articuler - la palme à Catherine Jacob - l'intrigue est menée tambour battant, et la plupart des gags tombent à plat, mal amenés ou expédiés. De là, un sentiment de gâchis devant l'énergie perdue, mais également une envie de voir si le prochain film de cette réalisatrice conservera les qualités de celui-ci, tout en rectifiant ses défauts.
Sinon, j'ai bien aimé cette réplique du gars qui ne voit dans les livres que des objets décoratifs : "Bons auteurs, mauvaise largeur."