Commentaires client les plus utiles
49 internautes sur 57 ont trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
Une belle histoire, pas tant de violence, 27 septembre 2007
A History of Violence (qui, en dépit de son titre, n'est pas si violent que ça) restera de toute évidence comme l'un des meilleurs des années 2000.
Deux tueurs cyniques et désespérés sillonnent les routes, laissant derrière eux une piste sanglante.
Ils vont faire la connaissance de Tom Stall (Viggo Mortensen), père de famille aimé et citoyen respecté, qui tient le snack-bar d'une banale petite ville d'Amérique...
On croit d'abord à un polar classique, mais bien vite on comprend que quelque chose cloche dans cette histoire qui commence trop parfaitement.
Bientôt le polar remet en question les notions d'identité, de personnalité : sommes-nous condamnés, aux yeux des autres, à être définis par notre passé, avons-nous une chance de choisir celui ou celle que nous voulons être ?
Les acteurs sont tous géniaux, de Viggo Mortensen à Ed Harris, en passant par Maria Bello et les enfants.
La musique d'Howard Shore est vraiment prenante et colle très bien au film.
Enfin, le titre pourrait laisser croire à un film de violence et de cruatés gratuites. Il n'en est rien. D'ailleurs, montre en main, les scènes d'action, très intenses, ne représentent jamais que... cinq minutes pour un total de 1h40 !
Ce film est fait pour tout le monde : jeunes (à partir de 14-15 ans, je pense) et vieux. A History of Violence est à la fois un excellent film policier et une fine étude psychologique.
Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
Avez-vous trouvé ce commentaire utile ? Oui
Non
17 internautes sur 21 ont trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
NOIR ET FASCINANT, 15 novembre 2007
Ce film est fascinant. Cronenberg a réalisé un film de facture assez classique, reprenant un thème cher au Film Noir. Le spectateur est dans un univers connu, il a ses repères. La petite ville, la famille, une cafétéria, son patron (Tom) et ses clients... Tout va bien dans le meilleur des mondes. Jusqu'à l'intrusion soudaine de ces deux types dans la cafétéria tenue par Tom, l'explosion de la violence, sèche, rapide. (qui rappellera aux cinéphiles le début de LES TUEURS de Robert Siodmark, ce qui n'est sans doute pas un hasard). Retour au calme. Mais rien ne sera plus comme avant.
Ce qui est passionnant, ce n'est pas tellement de comprendre qui était Tom dans son ancienne vie (on s'en doute un peu, ce thème a été traité cent fois), mais comment les autres réagissent à ce soudain éclat de violence. Il y a ceux qui s'en félicitent, ceux qui en ont peur, ceux qui s'interrogent. Pour répondre à une chronique, dans laquelle l'auteur disait : « y'a pas tant de violence que cela dans ce film, pourquoi ce titre ? », je dirais : au contraire, la violence est au centre de tout ! Cronenberg fait le constat que la violence fascine sans doute plus qu'elle répugne. Comme dans les westerns, on voit une société bâtie sur cette violence. Le héros parvient à rétablir la situation, à revenir à un certain équilibre, une certaine harmonie, qu'en passant par cette violence. Et lorsque sa vie est menacée, c'est son propre fils qui épaule le fusil. Les armes sont au centre de cette société américaine, pays bâti à coups de revolver et de massacres. Cronenberg nous dépeint une Amérique moyenne, apparemment paisible, mais où rien n'a changé depuis Jesse James. Le constat est terrifiant. L'homme et la société dans son ensemble sont issus d'un terreau violent, et nul n'échappe à son destin.
La grande intelligence de David Cronenberg, est d'avoir choisi une forme classique pour son film : une mise en scène précise, mais sans emphase, reprendre les codes du Film Noir pour nous faire rentrer dans son histoire le plus vite et le plus facilement possible. Ma manière dont la mécanique s'emballe est remarquable, fascinante. A ce titre, le personnage de Ed Harris est une grande création ! Citons aussi la merveilleuse, la magnifique Maria Bello (très intense scène sexuelle, d'où la violence, encore une fois, n'est pas absente), et bien sûr la force et la présence de Viggo Mortensen, impérial, qui joue au minimum, comme les grands acteurs du genre (Sterling Hayden, Robert Mitchum)...
HISTORY OF VIOLENCE est un film concis, intelligent, et intense. Une très grande réussite
Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
Avez-vous trouvé ce commentaire utile ? Oui
Non
13 internautes sur 16 ont trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5
A, propos du titre..., 24 novembre 2007
C'est une expression du vocabulaire pénal américain signifiant qu'un individu a, dans son passé, des "antécédents" de "violence"... Mais il est vrai que le titre du film (et de la BD qui l'a inspiré) joue sur plusieurs sens et, surtout, la parodie d'un essai, d'un traité sur 'une histoire de la violence". Par contre, attention, certainement pas "une histoire de violence" puisqu'en anglais "history", c'est l'histoire avec un grand H, la "grande" histoire, mais pas *une* histoire (=un récit) puisque dans ce cas, c'est "story"... (ça m'étonne, d'ailleurs, que les gens fassent la confusion, puisque le mot "story/stories" est connu et se trouve dans de nombreux titres de films, justement, mais bon...)
Cela dit, mon avis? Pas *the* chef-d'oeuvre de Cronenberg, mais un film remarquable par la précision et la maîtrise de la mise en scène et de l'écriture... Je trouve un peu curieuse, par contre, l'évolution de la carrière de ce cinéaste autrefois peut-être un peu plus subversif et moins récupérable par la critique Télérama-Libé, quand il faisait un peu moins donneur de leçon de morale sur la violence et la société actuelle (chemin qu'il semble poursuivre dans le récent Eastern Promises). Voudrait-il devenir le Haneke canadien?
Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
Avez-vous trouvé ce commentaire utile ? Oui
Non
|
|
Commentaires client les plus récents
|