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Commentaires client les plus utiles
6 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
Touchez-moi, embrassez-moi, tuez-moi!,
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le jardin des supplices (Poche)
J'adore ce roman. C'est l'épitomé de la décadence. Oscar Wilde l'a appelé "dégout- un grey adder." Le corps implore la discipline érotique. Mirbeau a compris ceci. Le jardin de torture est une métaphore. C'est un paradis terrestre où les énergies sexuelles réprimées de l'homme peuvent être lâchées dans toute leur horreur.
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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
Une image de notre monde.,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le jardin des supplices (Poche)
Dans une allégorie à la Jérôme Bosch, Mirbeau - qui était plutôt anarchiste - fait un portrait du monde occidental qui avec le colonialisme,ses religions, ses armées...n' a rien a envier à ce jardin chinois. Le problème c'est qu'un siècle plus tard (roman écrit en 1899)notre monde n'a pas changé.
Un grand livre (roman est trop réducteur)sur un monde malade Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
Décadent,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le jardin des supplices (Poche)
A ce tournant de 1900, la littérature française a connu de meilleurs jours. Deux écoles dominent : le classique issu du naturalisme (Zola comme chef d'école et figure tutélaire, France comme maître en activité) et une veine esthète et décadente (Huysmans comme emblème, même s'il est alors en pleine phase religieuse et Mirbeau comme apôtre et enfant terrible). Car ce Jardin des supplices de 1899 a tout du manifeste destiné à choquer. Une oeuvre ultra-esthète qui fait l'apologie de la barbarie, une langue précieuse et raffinée qui dépeint à plaisir et avec le même souffle le nihilisme de l'Occidental, la brutalité de l'Oriental et les merveilles éternelles des jardins chinois, un constat terrible de la vacuité des vies d'individus trop cultivés que leur absence de morale transforme en sectateurs du vice et du viol.
L'introduction est en soi un manifeste nitszchéen du surhomme condamné à tuer pour manifester sa domination des foules. La théorie du meurtre gratuit avant l'heure... Puis commence le voyage de cet individu qui ne trouve pas sa place dans les combines et la corruption de la République opportuniste et qui va rencontrer son mauvais ange en la personne de la terrible Clara. Par ennui, par vice, par goût, Clara réside dans une Chine où les tortures infligées aux bagnards excitent son imaginaire. Et notre héros, mi-complice, mi-affligé, va la suivre au fil de son itinéraire barbare. Il y a des échos de Pétrone, de Sade et de Huysmans chez Mirbeau; il y aussi comme l'anticipation des oeuvres à venir de Bataille et de JG Ballard. Une oeuvre pionnière et mémorable, dégoûtante et lumineuse. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
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