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Commentaires client les plus utiles
1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5
A double tranchant,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Un justicier dans la ville (DVD)
Paul Kirsey, un architecte new-yorkais placide et bienpensant, est confronté à un terrible drame : Sa femme a été battue à mort et sa fille violée jusqu'à la folie par une bande de délinquants qui n'ont jamais été retrouvés. Sa vie bascule jusqu'à lui faire perdre pied et, au détour d'un voyage en Arizona, lui donner l'envie de zigouiller un maximum de malfrats. C'est le commencement d'une descente aux enfers qui va rapidement défrayer la chronique.A l'époque de sa sortie, le film de Michael Winner a fait scandale, quand beaucoup y ont vu une apologie de la violence et de l'auto-défense. Ces détracteurs n'ont évidemment rien compris au film, qui montre pourtant le personnage de Charles Bronson, au début du métrage, dans une posture similaire à leur bienpensance ! Le scénario, très 70's dans sa construction (le film sort en 1974), propose pourtant une solide réflexion : Jusqu'à quel point peut-on résister à l'idée de vengeance lorsque la justice ne suit pas ? Je m'étonne toujours autant que le film suscite une telle polémique dans le sens où jamais il ne joue les donneurs de leçon, ni dans un sens (apologie de l'auto-défense) ni dans un autre (bienpensance et condamnation du justicier). A ce constat trop rédhibitoire, "Un Justicier Dans la Ville" préfère un engrenage diabolique et absurde, transformant son personnage principal en pantin pathétique cherchant désespérément un exutoire à son désespoir. Il y a pourtant matière à réfléchir dans cette histoire : Au départ, Kirsey n'est nullement disposé à la violence, comme en témoignent ses idées gauchistes et son passé d'objecteur de conscience pendant la guerre de Corée. Cette indisposition, qui va se révéler particulièrement difficile à supporter pour le spectateur qui s'identifie sans peine à ce personnage, est déjà un premier parti-pris pour rendre choquant ce passage dans la vindicte illégale. Et bien oui, c'est fait pour choquer et non séduire ! La longue séquence qui se déroule à Tucson, en Arizona, est également riche de sens : Elle opère un retour symbolique du personnage dans l'Ouest sauvage, source de l'Amérique au temps des pionniers. Dès lors, c'est le déclic pour Kirsey qui se réapproprie les valeurs antiques d'une mythologie perdue (car c'est l'époque du chant du cygne pour le western au cinéma, Bronson en ayant été une figure active...). Il reviendra à New York avec un vrai colt de western, manifestement contaminé par l'esprit réactionnaire de l'Amérique profonde. La seconde partie du film le verra trucider un bon paquet de voyous, instillant le malaise chez le spectateur comme chez les policiers, partagés entre un sentiment d'admiration pour ce "justicier" et une culpabilité en regard de la loi et de la civilisation. Le récit est néanmoins très clair : La croisade de Kirsey s'avère vaine, les meurtriers de sa femme ne seront jamais retrouvés et sa fille sombrera peu à peu dans la folie totale. Le personnage est plongé dans une solitude sans retour (comme le confirme cette scène qui le montre, lors d'une réception mondaine, préférant s'isoler sur une terrasse afin de contempler cette ville devenue son terrain de chasse). Peu à peu, Kirsey finit par ressembler à ce qu'il voulait combattre en prenant goût aux actes de violence. Le plan final, qui le voit sourire à des voyous en faisant un geste du doigt comme s'il appuyait sur une gâchette, démontre que le retour en arrière n'est plus possible. Son regard de fou nous met mal à l'aise, et ne nous conforte définitivement pas sur l'idée de la violence, à moins bien sûr que l'on ne soit pas clair... Le film n'est en définitive nullement réactionnaire. Bien au contraire, il décrit le parcours malsain d'un homme qui tombe peu à peu dans le gouffre et qui se coupe du monde pour aller au bout d'une logique autodestructrice et sans fin. L'idée que le "justicier" ne retrouve jamais les meurtriers de sa femme est pourtant une note d'intention absolue : Pas question de jouir de la vengeance ! Kirsey ère indéfiniment comme une âme en peine, cherchant une solution à sa chute vers la folie. La quête est vaine. Dans sa forme, le film accuse bien évidemment le poids de l'âge mais a su préserver des moments inoubliables. La première partie, presque bucolique, est néanmoins dynamitée par le meurtre et le viol sauvage dont sont victimes la fille et la femme de Kirsey. La scène du premier "acte de vengeance", pratiquée sur un voyou au gré du hasard, est étouffante au possible, qui voit le personnage de Charles Bronson rentrer chez lui pour tomber à genoux en pleurs, avant de vomir ! Plus personne ne sait filmer ce genre de scène viscérale de nos jours. La suite, qui montre les forces de police dérouler une enquête redoutable dont le "justicier" est la cible, ressemble davantage à un polar lambda estampillé 70's, dans un esprit très "Starsky et Hutch", enrobé de la bande-son d'Herbie Hancock, fortement connotée "blaxploitation". Malgré cet aspect vieillot, que l'on peut aussi apprécier comme tel, "Un Justicier Dans La Ville" demeure un grand film sur la société, bizarrement incompris par le public auquel il semble pourtant correspondre le mieux. Ah ! c'est vrai, il n'est jamais bon de regarder un miroir déformant... Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
9 internautes sur 12 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Un film policier incontournable !!!,
Ce commentaire fait référence à cette édition : Un justicier dans la ville (DVD)
En 1974, Charles Bronson jouait dans "Un justicier dans la ville" réalisé par Michael Winner. L'histoire de Paul Kersey, un architecte new-yorkais qui voit sa vie brisée du jour au lendemain avec la mort de sa femme Joanna, et le viol de sa fille Carol par des voyous. Gravement affecté par cette agression, Carol, ne s'en remettra jamais. Pendant ce temps-là, Paul Kersey, complètement abattu, cherche a avoir des informations de la part de la police sur les individus qui ont agressé et tué sa famille. Mais voyant que l'enquête piétine, Paul Kersey va mener sa propre enquête..."Un justicier dans la ville" connut un énorme succès lors de sa sortie au cinéma, ce qui engendrera plusieurs suites. Charles Bronson trouve dans ce film, son meilleur rôle, ce qui le propulsera définitivement au rang de star. Le réalisateur Michael Winner dénonce brillamment la violence par la violence, ce qui en fait le meilleur film sur le sujet. "Un justicier dans la ville" dérange et met mal à l'aise le spectateur. Un film incontournable. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
4.0 étoiles sur 5
Bronson,
Par
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Un justicier dans la ville (DVD)
Ce film a été énormément sujet à controverse à sa sortie en 1974. Paul (Charles Bronson) est un homme ravagé par la douleur car sa femme adorée est décédée suite à une agression dans leur appartement pourtant sécurisé et sa fille violée en est devenue schizophrène.Aussi il parcourt New York la nuit dans un désir de nettoyer la grande ville de ses maillons les plus pourris. Pour celà il porte en poche un revolver offert par un ami en Arizona. Il s'érige seul en justicier dans les rues les plus mal famées de la grande métropole. Il cherche même réellement l'affrontement, lui l'ancien objecteur de conscience de la guerre de Corée. On peut néanmoins comprendre sans pour autant absoudre cette démarche. La police semble innefficace et préfère le rechercher. Sera-t-il condamné ou amnistié du fait que la criminalité semble avoir baissé depuis qu'il a commencé la mission qu'il s'est fixée ? La peur aurait-elle changé de camp ? Paul n'hésite pas à achever les voyous d'une balle dans le dos, c'est ce qui "gêne" le plus, car il n'en a ni regret ni remord. On peut même dire qu'il s'y complait peu à peu. Ce film fera date dans la popularité de Bronson, risquant même de l'enfermer dans ce type de rôle, ce qui aurait été bien dommage... Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
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