Quatrième de couverture
Là, quelques entreprises textiles du couloir rhodanien vont loger ces travailleurs venus de loin. L'après-guerre nécessite un surcroît de main -d'oeuvre que l'on va chercher jusque dans les orphelinats du Moyen-Orient où sont regroupés les rescapés du génocide de 1915. C'en une nouvelle vie arménienne dans ce « Kemp », sorte de communauté ouvrière, ici restituée par l'un de ses habitants qui aura ainsi vécu son enfance « intra-muros ».
Le récit tout en émotion retenue est précédé d'une introduction historique où sont rappelés les problèmes d'intégration d'une population immigrée dans une ville moyenne française entre les deux guerres.
Les photographies d'époque témoignent de la vie ouvrière organisée par les employeurs dans un bâtiment industriel que les réfugiés ont vile baptisé « Kemp », en référence à la prononciation américaine héritée des camps d'orphelins.