Lecture de réflexions sur l'histoire en s'enfonçant dans l'histoire, et en gardant quelque espoir d'échapper à la pensée unique, ce que le contexte socio-historique mexicain ne parvient sans doute plus à rendre. Cet essai permet aussi de mieux se plonger dans la lecture d'autres auteurs latinos, traversé par une pensée mexicaine où la vie ne vaut pas grand chose, où la violence se consumme et la référence dans le texte de Paz à Sade, n'est pas non plus innocente.
"L'histoire reste inactuelle, sans fondements, juste une histoire de point de vue ou de perspectives.
Dans un monde sans transcendance, fermé sur lui-même, la mort mexicaine ne donne ni ne reçoit : elle se consume elle-même, elle se satisfait elle-même."
"L'état mexicain proclame une conception universelle et abstraite de l'homme : La République n'est pas composée de créoles, d'indiens et de métis, comme le spécifiaient avec leur grand amour des nuances et leur respect de la nature hétéroclite du monde colonial, les lois des Indes - Mais seulement d'hommes. Et d'hommes seuls."
"Les dieux s'en vont parce que le temps est fini, et c'est le retour d'un autre temps, d'autres dieux, d'une autre ère. « L'éternel Retour » est une des références implicites à presque toutes les théories révolutionnaires.'
"En regardant la révolution mexicaine du point de vue des idées exposées ici, nous remarquons qu'il s'agit d'un mouvement dialectique tendant à la reconquête de notre passé, à sa résurrection dans le présent.
Par la Révolution, le Peuple entre en lui-même, dans son passé et dans son présent pour en extraire sa filiation.
La Révolution n'a pas d'idées. C'est un éclatement de la réalité : une révolte et une communion, un réveil de vieilles substances endormies, et révélation de maintes férocités, de maintes faiblesses, de maintes délicatesses qui n'avaient pu s'exprimer."