Victoria fait partie de ces enfants marqués par la vie, éternels petits oiseaux blessés. Elle, cependant, est capable de résilience, c''est-à-dire qu'elle sait résister, souvent à son corps défendant, aux chocs de toute sorte qui ont émaillés sa vie jusqu''ici. Elle va petit à petit se laisser apprivoiser, sa pulsion de vie sera la plus forte' . Les chapitres alternent le récit de Victoria à deux périodes clés de sa vie : 10 ans et à 18 ans. On sent bien qu''entre les deux, un évènement dramatique a eu lieu, mais cela se dévoile petit à petit et les fils se nouent tranquillement.
C''est un très beau roman, très fort. Mais sans jamais tomber dans le pathos, dans le larmoyant. C''est le détour par le langage des fleurs qui le permet. C''est une réelle trouvaille de l''auteur. J''ai aussi beaucoup aimé l''idée du dictionnaire que fait Victoria.
Parmi les thèmes abordés, la relation mère-fille, très finement analysée et les parcours cahotiques suivis par certains enfants abandonnés (ça fait froid dans le dos !)
Il y a de très beaux personnages féminins : Renata, Elisabeth et le seul homme du roman, ô combien attachant, Grant.
Le tout réuni en fait un vrai, vrai bon moment de lecture, qui laisse place à l''optimisme !!