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Publié en 1850, illustration du décalage entre personnalité publique et personnalité privée, édifiant bien qu'évitant l'écueil du didactisme grâce au symbolisme et au surnaturel omniprésents, ce récit que l'auteur refusait de qualifier de roman, préférant le terme de romance, est l'ouvrage phare de la renaissance américaine. --Sana Tang-Léopold Wauters
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Commentaires client les plus utiles
9 internautes sur 9 ont trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
Premier roman américain,
Par :-) "G" (St-Etienne) - Voir tous mes commentaires
Ce commentaire fait référence à cette édition : La lettre écarlate (Poche)
Ceci est l'ouvrage qui est considéré comme le "premier roman américain" dans ce sens où il ne suit aucune mode européenne de l'époque. Hawthorne y mele habilement romance, gothique, critique de la société.Cet oeuvre pose les bases d'une Amérique dans son essence : puritaine et rebelle, dure et aimante...Un must pour une bonne culture général qui de plus est se lit très facilement. A lire et relire.
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13 internautes sur 14 ont trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5
Une femme face à l'hostilité des hommes,
Par JulieGhost (france) - Voir tous mes commentaires
Ce commentaire fait référence à cette édition : La lettre écarlate (Poche)
Ce livre a beau être un classique de la littérature américaine, il n'a pas du tout un style rebutant. L'histoire est passionnante et reste d'actualité dans encore de nombreux pays du monde: une femme stigmatisée pour avoir eu un enfant sans être mariée. Le père, lui, dont elle cache l'identité pour le protéger, ne serait de toute façon pas beaucoup inquiété par ses pairs. Mais on voit malgré tout les tiraillements de sa conscience: doit-il se dénoncer pour ne pas la laisser affronter seule le rejet de la population ? Ou doit-il d'abord penser à lui et à sa position dans la société ( il est pasteur ) ?C'est un très beau portrait d'une femme courageuse face à l'hostilité de ses semblables. Elle lutte fièrement pour elle et sa petite fille. Elle affronte les critiques avec dignité. L'auteur a situé l'intrigue au temps des premiers colons mais pour éviter la censure s'il la faisait avoir lieu à son époque. Il voulait montrer son opinion sur ce type d'histoire mais pour cela, même si ça existait encore à son époque, il devait la situer avant. Il lui a fallu beaucoup de courage à lui aussi pour oser ainsi critiquer la société bien-pensante de toutes les époques. C'est un livre à découvrir absolument, passionnant à lire, dans un style très contemporain, avec de nombreux évènements ( pas comme son autre livre "La maison aux sept pignons" qui, quoique agréable, ne connait pas beaucoup d'action, voire pas du tout). On a du mal à croire qu'il a été écrit au XIX ème siècle, tellement il est moderne dans ses idées et son style. Un bijou de la littérature américaine. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
Le salut par la vérité,
Par
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N. Hawtorne a fait avec La lettre écarlate un des romans incontournables sur l'amour et la passion, à classer aux côté de Romeo et Juliette par exemple. Mais il a choisi une approche originale : décrire non pas une liaison, non pas l'émergence de la passion mais ses suites et ses conséquences, l'amour et de la jalousie étant présentés comme deux faces divine et infernale d'un même sentiment et causant des ravages équivalents. La situation est aggravée par le cadre choisi pour cet amour illégitime qui devient une faute grave et un péché mortel dans la Nouvelle-Angleterre puritaine du XVIIe siècle où s'installent les colons venus du vieux continent.
Tout au long du récit, on navigue entre le Bien et le Mal au sens religieux du terme, se demandant parfois si le Bien n'apporte pas le mal et si le Mal ne peut pas se transfigurer en bien. Hawtorne semble hésiter entre respect et admiration pour ses ancêtres puritains et une critique voilée de leur sévérité. La faute des personnages ne les empêche pas de puiser dans l'amour humain, pour son enfant ou pour son amant, la force de vivre et de se sublimer. C'est particulièrement frappant avec la transfiguration finale du pasteur Dimmesdale que l'amour humain porte et illumine finalement beaucoup plus que l'amour divin. L'idée fondamentale semble être qu'il y a une faute qui surpasse toutes les autres : le mensonge. Les secrets et la honte rongent alors que la vérité et le courage d'assumer ses fautes permettent de grandir et donnent la force de vivre la tête haute. Le roman est très agréable à lire. On se fait très vite au charme légèrement suranné de l'anglais du XIX et à la langue archaïsante des colons du XVII (je ne sais pas si la différence se sent dans l'édition française) et on est saisi par le style imagé et beauté des descriptions. Le livre est tout en contraste, avec des caractères fortement typés, avec les couleurs sombres du puritanisme sur lesquelles se détachent la lettre écarlate d'Hester et les tenues de sa fille Pearl, avec la rigidité de la colonie urbaine à laquelle s'opposent la forêt et la « sauvagerie » de la nature environnante. Un mot aussi sur la nouvelle (The custom house - La douane) qui introduit dans la plupart des éditions La lettre écarlate : c'est un petit bijou d'humour et de causticité, avec des portraits au vitriol. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
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