Je cite Nikita Khroutchev : "Si l'on avait fusillé à temps une dizaine d'écrivains hongrois, il n'y aurait jamais eu de révolution".
Edifiant ! Voilà l'essence même de cette idéologie, la nature de ses dirigeants qui avaient beau faire le clown lors de leurs voyages en occident (je me souviens avoir vu à la télévision ce Khroutchev se déchaussant et tapant sur le pupitre avec sa chaussure pendant son exposé devant la presse occidentale qui....riait... qui riait).
Je vais citer la 4° de couverture tant elle est édifiante et historiquement vraie :
"Le dimanche 28 octobre (1956), Imré Nagy, nouveau premier ministre hongrois à l'issue d'une insurrection locale devenue révolution nationale, annonçait à la radio que Khroutchev avait accepté de retirer ses troupes du pays. Pour le peuple hongrois, c'était, enfin, le miracle tant espéré ! Cette nuit-là, tout le monde dansa dans les rues.
Le dimanche 4 novembre, les Soviétiques, après avoir encerclé Budapest, attaquaient en force la capitale. La liberté tant fêtée n'avait duré qu'une semaine. Horrifié, l'Occident assista, impuissant, à l'écroulement du rêve hongrois... ".
Cet admirable récit est celui d'une nation où la mort dans l'honneur lui parut préférable à une prolongation de l'esclavage imposé par les féaux de l'Union Soviétique. Cette reconstitution est saisissante.
Je me souviens avoir vu, aux actualités en noir et blanc, en direct parait-il, des hongrois habrités dans des portes cochères, tirer puis s'écrouler. On n'oublie jamais ces images, jamais. Nagy demanda d'inscrire rapidement à l'ordre du jour de l'assemblée générale des Nations unies la question de la neutralité de la Hongrie et de la défense de sa neutralité par les quatre grandes puissances... Il fut exécuté.
Ce livre est remarquable y compris ses annexes dont l'annexe VII "Que sont-ils devenus ?".
En ce qui me concerne, j'avais fait reproduire la couverture et je l'avais encadré puis exposé dans ma chambre. Autre époque...