le thème recoupe en version US, le thème français de "mon meilleur ami ", mais son traitement est nettement moins fin: ( jouer la confusion des genres, entre parler de l'amitié homosexuelle et vivre l'"amitié" masculine est assez lourdingue).I love you, man, correspond au cri du c½ur qui va rapprocher les deux amis sur le tard.
*******l'objet du film*******: trouver un témoin pour le futur marié, alors que ce dernier n'a pas de véritable ami; Paul Rudd incarne Peter Klaven, et là autant vous dire, que tout dépendra de votre sensibilité: Perso, je l'ai vu comme un coincé du bulbe totalement verrouillé, pauvre être châtré, dindon bienheureux, prêt à donner la papate quand maman l'exige; Pour d'autres, c'est une des stars de la série Friends, qui joue le gentil garçon, qui a juste besoin d'un petit coup de pouce pour exprimer son potentiel, et c'est à ça qu'un ami peut servir notamment...
Oh bien sur, la comédie romantico-gentillette souligne le danger d'un ménage à trois, mais que mesdames se rassurent, la future mariée (Rashida Jone en Zoey) aura forcement le dernier mot.
Jason Segel a l'air bien sympathique en Sidney Fife, mais sa carrure de basketteur lui fait jouer un rôle d'ami, "grand frère" débonnaire, au personnage trop peu fouillé à mon goût.
*******en fait, ce petit film n'est pas si mauvais, il peut se voir pour finir une soirée, mais j'ai regretté que le paramétrage marketing soit si appuyé et influe sur le scénario, afin de plaire aux "jeunes" (=faut pas qu'elle connaissent trop la vie!) spectatrices intéressées par le mariage: à savoir que le futur marié soit un mouton à ruban si docile, prévenant et à l'écoute de sa maitresse, et cela alors qu'il est sensé être un agent immobilier de L.A, qui devrait être logiquement prêt à tout pour l'emporter, y compris à mentir, à louvoyer ou à fomenter. Sidney est dans le film sa conscience, l'audace qu'il n'a pas, etc... et cette partition artificielle des qualités est trop tranchée pour être crédible. Car si ce gimini le criquet alias Sydney est là pour aider, Peter reste trop lisse du début à la fin du récit et ce gentil garçon ne vit pour ainsi dire aucune tentation sur le chemin de l'autel. Certains me répondront que l'Amour rend aveugle!hahaha!