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La main de Joseph Castorp
 
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La main de Joseph Castorp [Format Kindle]

Joao Ricardo Pedro , Elisabeth Monteiro Rodrigues
3.5 étoiles sur 5  Voir tous les commentaires (2 commentaires client)

Prix éditeur - format imprimé : EUR 19,00
Prix Kindle : EUR 12,99 TTC & envoi gratuit via réseau sans fil par Amazon Whispernet
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Descriptions du produit

Extrait

L'ŒIL DE VERRE

Une chose semblait certaine : le vingt-cinq avril mille neuf cent soixante-quatorze, bien avant sept heures du matin, Celestino attacha sa cartouchière à sa taille, mit son Browning en bandoulière, vérifia son tabac et le papier à cigarettes, oublia sa montre accrochée au clou qui retenait également un calendrier, et sortit. Le ciel commençait à s'éclaircir. Ou peut-être pas. En plus des mouillettes au café au lait, Celestino s'était envoyé sans mal deux gorgées de gnôle. La première, pour les aigreurs d'estomac. La seconde, pour les pensées cafardeuses, car c'était, comme le suggérait toute sa physionomie, un homme enclin aux mélancolies prolongées.
Aux environs de onze heures du matin, ceux qui vivaient au rythme de la cruelle arithmétique des boisseaux, clisses, moissons, lunaisons, du paludisme, des marées et des gelées n'avaient encore ressenti aucun vent de changement. Dans les champs, hommes et mules déchiraient la terre en d'irrépréhensibles géométries, pendant que dans la pénombre des étables, bercées par des litanies que tissaient seules leurs lèvres, les femmes remplissaient les mangeoires des porcs, des chèvres, de leurs enfants. Et si quelqu'un avait eu le culot d'interrompre leurs pénibles besognes pour leur annoncer qu'en ce moment précis le président du Conseil des ministres du Portugal se trouvait retranché dans une caserne de Lisbonne, encerclé par des soldats qui exigeaient sa reddition, il aurait sûrement obtenu, en guise de réponse, un regard d'une indifférence absolue.
Dans ce petit village au nom de mammifère, coincé au pied de la montagne de Gardunha, tourné vers le sud sans en avoir conscience, la maison du docteur Augusto Mendes faisait figure d'exception à ce total désintérêt pour le sort de la patrie, comme si la patrie était un endroit lointain. Là, dans une sorte de cabinet de crise, étaient réunies ses figures les plus illustres : Adolfo, Bocalinda, Larau, le père Alberto, Fangaias, et, bien sûr, le maître de maison, le docteur Augusto Mendes.
Quand dona Laura vit la maison se remplir de bouches à nourrir - et pressentit que cette histoire de coup d'État était une affaire qui prendrait du temps -, elle se hâta en direction de la basse-cour, d'où elle revint armes et cadavres à la main, avec les deux premières victimes de la révolution. Et deux heures de l'après-midi n'avaient pas encore sonné lorsque, dans un exercice ostensible de pouvoir, comme si elle voulait clairement afficher que quoi qu'il se passât dans le pays, là, à la maison, tout resterait pareil, elle débrancha la radio et la télévision, ouvrit les portes-fenêtres qui donnaient sur le jardin et annonça que la canja était servie.

Revue de presse

Le jour où Celestino disparaît est celui où le Portugal, dans la stupeur, apprend ce qu'on appellera un jour la «révolution des oeillets». Il y a forcément un rapport. Le premier roman de Joao Ricardo Pedro, publié l'an dernier, et qui a consacré son auteur comme une des nouvelles grandes voix de la littérature lusophone, pourrait se lire comme une manière de différer indéfiniment la réponse à cette question, tout en y répondant, de fait, par une remontée dans quarante années de mémoire familiale et d'histoire nationale.
Et le lecteur, ­définitivement envoûté par le diabolique Joao ­Ricardo Pedro, de se cramponner au livre en courant jusqu'à la fin, en espérant que lui sera longtemps conservé le plaisir de l'attente. (Alain Nicolas - L'Humanité du 22 août 2013)

João Ricardo Pedro (né en 1973) signe ici un superbe premier roman, charnel et profond, où les péripéties des guerres et de la politique marquent les hommes, les font avancer ou les enterrent dans le silence des vies oubliées. (Gilles Heuré - Télérama du 2 octobre 2013)

n dirait le Sud. Le début de la Main de Joseph Castorp, premier roman du Portugais João Ricardo Pedro, littérairement, rend un son familier. Sur le ton de la chronique, «un petit village au nom de mammifère, coincé au pied de la montagne de Cardunha» vaque à ses affaires de village, cependant que la patrie vire de bord. Les militaires font tomber le gouvernement de Marcelo Caetano. Nous sommes le 25 avril 1974, les événements passeront à la postérité sous le nom de Révolution des oeillets. Dans la noble demeure du docteur Augusto Mendes, on s'intéresse à la politique, en termes imagés...
En réalité, João Ricardo Pedro a une manière de nous faire perdre le nord qui n'appartient qu'à lui...
Parfois, João Ricardo Pedro (un ingénieur qui s'est mis à écrire quand il s'est retrouvé au chômage) s'amuse avec le temps : la vie entière de la grand-mère contractée en quatre pages. Et en dix, dilatée heure par heure, par le menu, une journée dans la vie de la mère de Duarte. Un regard de chat, probablement. (Claire Devarrieux - Libération du 31 octobre 2013)

Une fresque pointilliste du Portugal actuel, aux prises avec les fantômes de son passé...
Dans ce premier roman, conçu comme un puzzle où chaque chapitre a la stricte économie d'une nouvelle, Joao Ricardo Pedro ose, à travers le regard de trois générations de Mendes, une fresque pointilliste du Portugal contemporain, déchiré entre les fantômes du passé et un présent qui n'existe que s'il parvient à les mettre à distance...
Jamais dissipées, les zones d'ombre sont le moteur d'une intrigue dont les rebondissements ont des allures de pièges borgésiens, scénarisés pour un Buñuel moderne. La geste étonnante, née du banal le plus cru pour camper une identité aussi torturée qu'impérieuse, fait de cette Main de Joseph Castorp un roman envoûtant. Les connexions qui s'établissent dégagent une énergie brute dont chacun reçoit le choc sans précaution. Mais sitôt le livre fini, même s'il sait qu'il n'y trouvera pas de rassurants dénouements, le lecteur n'a qu'une envie : replonger dans l'oeuvre, tant l'écrivain sait rendre cette vision littéraire du Portugal moins une énigme qu'une allégorie inépuisable. (Philippe-Jean Catinchi - Le Monde du 14 novembre 2013)

Détails sur le produit

  • Format : Format Kindle
  • Taille du fichier : 339 KB
  • Nombre de pages de l'édition imprimée : 232 pages
  • Editeur : Viviane Hamy (12 septembre 2013)
  • Vendu par : Amazon Media EU S.à r.l.
  • Langue : Français
  • ASIN: B00EQ453ZS
  • Moyenne des commentaires client : 3.5 étoiles sur 5  Voir tous les commentaires (2 commentaires client)
  • Classement des meilleures ventes d'Amazon: n°39.971 dans la Boutique Kindle (Voir le Top 100 dans la Boutique Kindle)
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3.0 étoiles sur 5 Un roman puzzle 9 octobre 2013
Par traversay TOP 50 COMMENTATEURS VOIX VINE
Format:Broché
La main de Joseph Castorp est un roman puzzle. Des fragments d'histoires, des poussières d'évènements se succèdent, dans un grand chaos chronologique. Des questions sur l'histoire familiale des Mendes, l'auteur, Joao Ricardo Pedro, en pose des quantités astronomiques. Et les réponses sont disséminées dans le livre, apparentes ou non, introuvables ou pas. D'un petit village portugais "au nom de mammifère" jusqu'à Buenos Aires ou Vienne en passant par l'Angola, tout est affaire de résonances, de réminiscences et de coïncidences. Les mystères de trois vies : qui était Celestino l'ami d'Augusto ? Qu'a vécu son fils Antonio dans les guerres coloniales ? Pourquoi le fils de ce ce dernier, Duarte, a t-il renoncé au piano, lui, le surdoué. Joao Ricardo Pedro chahute les notions d'espace et de temps dans ce roman singulier qui secoue le lecteur comme un prunier. Et, en filigrane, s'inscrit l'histoire du Portugal, en particulier les années Salazar. Ce livre est évidemment interdit aux cartésiens purs et durs. Il a en revanche toutes les chances d'envoûter les amateurs de promenade littéraire. Le style de Pedro est un vrai délice. A deux vitesses : rapide, il est capable de résumer une vie en une dizaine de lignes ; lent, il peut s'attarder sur plusieurs pages dans une simple description. C'est brillant, énigmatique et parfois agaçant par sa volonté de laisser les pistes narratives se chevaucher et se perdre dans le no man's land de la mémoire..
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4.0 étoiles sur 5 Un bon docu-fiction 7 juillet 2014
Par loboblanco TOP 500 COMMENTATEURS
Format:Broché
Un docu fiction sur la vie de Nikola Tesla. La fiction est amusante et écrite avec humour. La partie biographique est néanmoins proche de la vérité: Nikola Tesla chercheur génial, un peu "Professeur Tournesol est peu préoccupé par les brevets, ce qui permettra à des "collégues" peu scrupuleux (Marconi par exemple) de le piller allègrement.
On retiendra tout de même que c'est bien lui qui a imposé le courant alternatif en opposition à Edison et son courant continu. La communauté scientifique internationale l'a cependant honoré puisque le Tesla est l'unité de mesure de l'induction magnétique, domaine où il a excellé et été largement pillé.
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