Il a squatté, ce livre, sur une étagère de ma bibliothèque, jusqu'au jour où, n'ayant plus rien d'autre à lire, je l'ai ouvert. Et là, le choc... la vague de plaisir, le tsunami de bonheur, d'humanité. Au travers de courtes histoires trucculentes dont le fil rouge est une maison de trappeurs dans l'arctique, qui fédère une faune humaine (et animale) bigarrée, Jorn Riel conte avec facilité, justesse, humour peu commun et compassion hors norme les aventures de ces hommes unis par le froid du nord, des étendues glacées, de l'alcool distillé clandestinement, des animaux que l'on chasse, des voisins à qui l'on va rendre visite en traineau, et de tout un microcosme eskimo qui devient très rapidement extrêmement attachant au bout de quelques pages.
Une perle, cette trilogie l'est assurément, car l'humain est est le centre d'intérêt, à mi-chemin entre une étuide caractères et une thèse antropologique. Tous type de personnages, hauts en couleurs et affublés de surnomns aussi tordus que mérités, se téléscopent avec amour, amitié, incongruité, bonheur et parfois malheur - mais jamais malsain - au coeur d'une nature austère/hostile mais belle, et en résultent des histoires toutes plus hillarantes les unes que les autres... histoires fictionnelles qui semblent tellement vraies qu'on a qu'une envie : grimper sur le traineau et filer vers le cercle arctique pour se joindre à l'authenticité de cette vraie vie, si justement et brillamment décrite.
A lire ABSOLUMENT... que ce soit sous ses draps, à la plage ou dans le metro... "La maison de mes pères" apporte une grosse dose de bonheur et ne vous laissera pas indemne.