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Certains romanciers sont plus romanciers que d'autres. Allez savoir pourquoi. Ils savent mieux imposer une connivence avec leur héros, faire rouler une petite musique enchanteresse et donner une âme retentissante au monde qu'il décrive. Naipaul, écrivain anglais d'origine indienne, possède cette grâce. Et c'est ainsi, avec lui, que le génie de l'écriture s'accomplit. Dans
La Moitié d'une vie, son dernier roman, Naipaul reprend les thèmes qui lui sont chers : les réactions ambivalentes d'un homme tiraillé entre deux cultures, l'apprentissage de l'écriture, l'absolue ascendance des femmes sur la vie des hommes, la considération du monde dans sa détermination sociale et historique. Des ingrédients qu'il transforme en romans lucides, gracieux et profonds. Cela tient du miracle.
La Moitié d'une vie met en scène le parcours de Willie, qui quitte un avenir tout tracé assujetti au bon vouloir du Maharadjah pour découvrir le Londres éclectique des années 50, puis l'essoufflement de l'Afrique coloniale avant sa décolonisation.
Avec ce livre, Naipaul prouve qu'il est certainement l'un des plus grands romanciers de notre époque. Déjà un classique. Il faut le lire pour en prendre toute la mesure. Unanimement reconnu par la critique internationale, V.S Naipaul a reçu le prix Nobel de littérature en 2001 pour l'ensemble de son uvre.
--Denis Gombert
--Ce texte fait référence à une édition épuisée ou non disponible de ce titre.
Présentation de l'éditeur
La Moitié d'une vie est l'histoire de Willie Chandran, dont le père a tourné le dos à son héritage de brahmane pour épouser une femme de basse caste. Quand Willie atteint l'âge adulte, il décide de fuir sa condition de sang-mêlé et se retrouve très loin de l'Inde, dans le Londres bohème et bariolé des années 50, où il se forge une nouvelle identité. Il s'épuise dans des aventures sexuelles et dans sa lutte pour devenir écrivain - épreuves dont il est sauvé par l'amour d'une femme. Nouvel arrachement : il accepte de suivre cette femme chez elle, en Afrique, pour vivre jusqu'aux derniers jours de l'époque coloniale une existence inédite. " Du grand Naipaul, qui ramasse toutes ses hantises pour signer un conte moral désenchanté, élégant, cruel. Et terriblement poignant, comme un office des ténèbres. " André Clavel, L'Express.