Un livre assez intéressant sur la façon dont le concept de population mondiale était abordé dans les temps passé, et sur les limites de ce que la planète pourrait compter comme habitant. Il fallut longtemps pour déjà obtenir un chiffre correct du nombre d'habitants de la planète et pour que le concept de transition démographique apparaisse sous la plume de l'américain Warren Thompson en 1929. Beaucoup des travaux des démographes reflètent certaines inquiétudes, certains craignant que la natalité soit excessive, d'autres insuffisante, certains craignant à une époque une disparition de la "race blanche", d'autres proposant des mesures eugénistes. Hervé Le Bras expose les travaux de nombreux anciens démographes oubliés aujourd'hui. Il expose les 'régulateurs' naturels de la natalité dans les siècles précédents (variation de l'age au mariage, allongement de la durée d'allaitement).
Concernant l'importante question du nombre maximal d'habitants que la planète peut supporter, Hervé Le Bras précise que cela dépend de l'importance de la consommation de viande et de la production d'agro-carburants. Si toutes les céréales étaient réservées à la consommation humaine, la population mondiale serait la plus importante (de l'ordre de 10 milliards d'habitants). Cependant ce genre de calcul a peu de signification. En fait le nombre maximal d'habitant au plan mondial dépend surtout des progrès de l'agriculture et des bio-technologies. C'est vers là qu'Hervé Le Bras aurait du creuser.
Il considère aussi que la population mondiale atteindra un plafond vers 2040/2050 autour de laquelle elle va fluctuer. Hypothèse hypothétique en fait....
Qui peut savoir comment évoluera la population mondiale dans 1 000 ans ou 10 000 ans ?
Un livre intéressant dans l'ensemble mais qui nous laisse un peu sur notre faim...