J'ai eu connaissance des processus de communication non violente (CNV) lors d'une formation d'entreprise sur le thème de "communiquer en situation difficile". J'avoue avoir manifesté ma perplexité sur quelques cas pratiques que nous avions alors étudié et plus particulièrement sur les exercices que nous avions suivi comme le travail sur le souffle ou l'écoute des sentiments. Cependant, la suite de la formation m'a montré combien nous pouvions être démunis pour analyser et manifester nos sentiments et ceux des autres, base de la CNV.
De retour dans le milieu professionnel, je me suis pris au jeu et me suis demandé si, "réellement", cela pouvait fonctionner. J'ai donc fait de la CNV avec mes propres collègues en guide de test et là, je me suis surpris à constater avec amusement que cela pouvait bien fonctionner.
Alors bien entendu, on ne devient pas champion de la CNV du jour au lendemain en lisant juste un livre. Ce serait trop facile. Le livre de Rosenberg est tout juste une carte et c'est vous qui êtes le pilote et comme dans tout métier, il faut de l'entraînement et beaucoup de pratique.
Ce qui est conseillé, c'est de commencer à faire de la CNV en situation de... non-violence, histoire de tâter ses propres réflexes et se muscler dans ce domaine. Ensuite, il sera plus facile de passer à des phases plus opérationnelles. On n'est pas bon du jour au lendemain et les occasions de faux-pas sont nombreuses.
Le processus de CNV peut décontenancer car il va à rebours de ce à quoi nous sommes habitués dans nos sociétés modernes, mais il fonctionne bien. Être à l'écoute de ses sentiments et de ceux des autres a une grande utilité pour les grands et petits conflits. C'est un outil puissant mis à la portée de tous.
Ce livre est une bonne base pour entrer dans le domaine de la communication non violente.