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Lou Reed CD
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Page Artiste Lou Reed

Discographie

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Biographie

Génial, paranoïaque, sulfureux, décadent, militant des bonnes causes, junkie, promoteur d'un rock « adulte », Lou Reed est un tissu de contradictions. Ce fils d'avocats passe une adolescence turbulente à Long Island. Après des études centrées sur la poésie, la littérature et le journalisme, il travaille comme compositeur maison pour Pickwick Records. Lassé des paroles fadasses et des chansons… Plus de détails sur la Page Artiste Lou Reed

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Détails sur le produit

  • CD (19 août 2003)
  • Format : Import
  • Label: pid
  • ASIN : B000A2P6YI
  • Autres éditions : CD  |  Cassette  |  Album vinyle  |  Téléchargement MP3
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Descriptions du produit

Un Essentiel amazon.fr

Qui, mieux que Lou Reed peut chanter la Grosse Pomme, le Lincoln Center, Andy Warhol, le Sida, la violence des rues... ? New york est toute entière dans ces quatorze vignettes au sujet desquelles leur auteur lui-même précise, au dos de la pochette, qu'elles doivent être écoutées comme on lit un roman ou comme on regarde un film. D'emblée, avec "Romeo Had Juliette", le ton est donné, proche du doo-wop des années cinquante ; le même lyrisme, le même désir d'aller traquer la poésie urbaine dans les recoins du quotidien. On retrouve d'ailleurs Dion Di Mucci, chanteur de Dion & The Belmonts, sur les choeurs de "Dirty Boulevard". Le même Dion qui berçait les rêves du Lou adolescent, avec des romances dignes de West Side Story. Plus loin, Maureen Tucker vient ressusciter les roulements du Velvet Underground sur "Last Great American Whale", des accords de jazz biscornu défilent pendant "Beginning Of A Great Adventure"... Chaque note, chaque mot est une déclaration d'amour envoyée à la ville par excellence. De l'amour heureux, de l'amour las ou de l'amour vache mais de l'amour toujours. --Hubert Deshouse

Critique

Retour de Lou Reed au sommet après ses plates années 80 : une série d’albums plutôt pénibles avait fini par nous faire douter de la veine créative de l’ancien du Velvet Underground. Plus d’inquiétude à l’écoute de cet album de 1989, ode à sa ville, éternelle muse d’un auteur qui démontre là l’immensité de son talent d’écrivain, à travers ces 14 chroniques de la Grosse Pomme.

Comme un bonheur ne vient jamais seul, Lou Reed ajoute à la concision des textes une densité musicale qui illustre chaque « reportage » sans jamais dépareiller, et cela malgré la puissance sonore brute (« à écouter fort » est-il précisé sur la jaquette) du band réuni pour l’occasion : Mike Rathke (solos percutants), Rob Wasserman ( basse à six cordes) et Fred Malher (batterie, excepté pour deux morceaux joués par l’ancienne du Velvet Underground, Moe Tucker).

L’ensemble est tour-à-tour bruyant (« Strawman », véritable mur du son de guitares distordu, « Busload Of Faith » et « There Is No Time » au rythmes martelés encore et encore) ou plus reposé (le très jazzy et drolatique « Beginning Of A Great Adventure », ode à la future paternité de Lou Reed ou le désespéré « Xmas In February » dédié à un vétéran du Vietnam) mais toujours à l’unisson de propos qui dénoncent l’état lamentable de la société new-yorkaise après des années 80 marqués par les programmes libéraux du gouvernement Reagan. La ville américaine est en effet le microcosme d’une société qui marche sur la tête : les rues sont peuplées de SDF, la pauvreté et les maladies font des ravages tandis que les premiers désastres écologiques ( « Sick Of You », « Last Great American Whale ») apparaissent dans l’indifférence générale et l’impuissance des politiques dénoncée par Lou Reed dans plusieurs chansons dont le rageur « Good Evening Mr. Waldheim » qui met en scène aussi bien le Pape, l’OLP que le sénateur Jessie Jackson.

La critique sociale est acerbe mais toujours juste grâce à l’inspiration de son auteur qui trouve les mots justes pour décrire des situations souvent sordides, comme ces scènes de racisme ordinaire qu’on retrouve dans « Romeo And Juliette » ou « Dirty Blvd » avec leurs émouvants héros latino-américains.

La ballade faussement légère « Halloween Parade », sorte de « Walk On The Wild Side » actualisée, voit Lou regretter la disparition de tous ceux qui ont peuplé la Factory et donc son existence pendant les années Velvet Underground : un défilé d’absents, emportés par le SIDA, au cours duquel Lou Reed, survivant, se demande ce qu’il fout là.

Un autre récent disparu peuple la dernière piste de ce magistral opus de presque une heure : Andy Warhol, deux ans après sa disparition, est évoqué malicieusement par Lou Reed qui lève au passage  un mystère de superette sur la tentation finale de croire en une vie après la mort dans « Dime Store Mystery » : « que penser quand on a fait son temps ? J’espère ne pas avoir perdu mon temps en ayant été trop humain et pas assez divin ».





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Par philb TOP 500 COMMENTATEURS
Format:CD
La carrière de Lou Reed, l'un des monstres sacrés du rock, comporte trois périodes: d'abord les années Velvet Underground, groupe légendaire dont Reed partageait le leadership avec John Cale. Ce groupe majeur, précurseur du punk, enregistra quatre albums historiques entre 1967 et 1970. Ensuite, on vit Lou Reed traverser les années 70 en solo avec plus ou moins de bonheur, alternant chefs-d'oeuvre (Transformer, Berlin), ratages (Rock n'roll heart, The bells) et expérimentations douteuses (Metal Machine Music et ses 1h15 de larsens). Au début des années 80, Lou Reed connaît un regain d'inspiration en publiant quelques bons albums (The blue mask, New sensations), avec enfin un effort de production (retour à la bonne vieille recette du rock, guitare-basse-batterie). Toutefois, rien ne laissait vraiment présager ce "New York" de 1989, qui apparaît comme le chef-d'oeuvre de Lou Reed. Côté textes, la plume de l'ex-leader du Velvet n'a jamais été aussi affûtée. Les chansons proposent une chronique lucide et désabusée des années Reagan: après l'entame monumentale de "Romeo had Juliet" et son riff à coller le frisson, qui transpose les amants shakespeariens dans le New York du melting pot (on parle ici de Romeo Rodriguez et Juliette Bell, aux amours contrariées par les préjugés et la corruption d'une société en pleine déliquescence), Lou Reed va tirer sur tout ce qui bouge, avec plus d'élégance et de recul que la plupart des rappeurs contemporains: il évoque pêle-mêle les politiciens véreux (Strawman), la misère sociale (Dirty Boulevard), l'inconscience du peuple américain (The great american whale), la peur et la névrose (Sick of you), le désespoir des vétérans du Vietnam (Christmas in february). On est aux antipodes du rêve américain, dans ce chef-d'oeuvre d'engagement aux textes denses, mais jamais moralisateurs, qui sonnent comme d'amers constats journalistiques. Toutefois, l'espoir de rédemption n'est jamais loin: l'album ne s'achève-t-il pas dans la cathédrale Saint Patricks (Dime store mystery, dernière chanson du recueil, qui fait allusion aux obsèques d'Andy Warhol, mentor de Lou Reed décédé deux ans plus tôt). Pas question non plus de se résigner: la chanson "There is no time" appelle à la révolte, à la prise de conscience collective, sans perdre de temps.
Musicalement, on peut parler de sommet dans la discographie de Lou Reed, tant la prise de son (voix, guitares, basse et batterie) frise la perfection dans le mixage et le raffinement.
"New York" est un chef-d'oeuvre de la protest-song américaine, qui prend la température du pays à la fin des années 80, au même titre que Dylan l'avait fait au début des années 60 avec ses deux classiques folk "Freewheelin" et "The times they are a changin". L'album "New-York" est un peu le prolongement de "The times they are a changin". Les temps ont bien changé, mais pas forcément dans le bon sens.
Dans la carrière de Lou Reed, cet excellent disque ouvre une trilogie majeure, qui se poursuivra en 1990 avec l'austère "Songs for Drella", hallucinante biographie chantée d'Andy Warhol (en duo avec le vieux complice John Cale), et s'achèvera en 1992 avec le magistral "Magic and loss", album thématique sur la mort, qui propose quelques façons de transcender le deuil, notamment grâce au souvenir et au mysticisme.
Que les amateurs exigeants de rock et de littérature se précipitent sur ces trois albums du grand méchant Lou, devenu sur le tard un sage et un esthète. Il n'y a pas beaucoup mieux dans le domaine, à part peut-être chez Bob Dylan et Léonard Cohen.
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3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
Par Ben TOP 1000 COMMENTATEURS
Format:CD
Aucune ville n'a autant inspiré les artistes de tous horizons que New-York. Faire une liste exhaustive de toutes les oeuvres résultantes de l'amour et/ou du dégoût provoqués par cette cité hors du commun est littéralement impossible. Des élans littéraires, des visions picturales, des films hantés ou des courants musicaux y ont été élaborés par dizaines. On ne compte plus les chefs d'oeuvres dont la puissance repose uniquement sur l'aura de la ville.
Musicalement, Lou Reed peut se vanter d'être une des figures emblématiques majeures New-Yorkaises des trente dernières années. L'influence de la ville sur le Velvet et ses premiers albums solo est incontestable. Ce disque hommage est donc un juste retour des choses. Avec New-York, Lou Reed nous invite littéralement au coeur de la ville. Le phrasé mi-chanté, mi-parlé qu'il expérimente depuis quelques albums devient ici l'outil adéquat pour nous faire visiter les quartiers, nous faire vivre des ambiances et nous relater la vie sociale. Il suffit de fermer les yeux, d'écouter et de s'imprégner des paroles pour être transporté au coeur du décor. Lou Reed dépeint l'atmosphère, les rues, les ponts, les buildings grâce à des mélodies troublantes de puissance évocatrice. Il ne lui reste plus qu'à y insérer ses états d'âmes via des scénettes où il relate ses propres expériences ou des faits de société qui lui tiennent à coeur (SIDA, mort d'Andy Warhol...). Et le résultat est très souvent troublant de justesse. L'exercice n'est vraiment pas évident, seul un New-Yorkais capable d'une introspection maximale peut parvenir à composer des morceaux aussi magistraux et justes que "Halloween Parade", "Xmas In February" ou "Endless Cycle".
Malheureusement, années 1980 obligent, certaines maladresses de production viennent ternir le tableau. La disto sur les passages riffés, le son de la batterie et quelques idées de compositions saugrenues entachent l'aspect général de l'album le rendant par moment bancal. Sans le pompeux "Strawman" ou le rock pour routier "Busload Of Faith", New-York friserait la perfection. Mais peu importe, le reste de l'album est parfaitement en adéquation avec son sujet. Une grande oeuvre New-Yorkaise à mettre aux côté des disques de Duke Ellington, des Ramones, de Taxi Driver, Manhattan ou du Gendarme À New-York.
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16 internautes sur 19 ont trouvé ce commentaire utile 
Format:CD
Les années 80 ont vu le declin artistique des plus grandes stars du rock. Bowie, Iggy, les Stones et tant d'autres, tentant de rattraper les modes pour coller à la philosophie MTV. Un train parti trop longtemps avant eux pour qu'ils l'atteignent un jour. Lou Reed a fait parti de ces gloires passées entamant alors leur longue marche vers le musée et la canonisation des rock-critics. Lou Reed en a fait partie, en effet mais a su s'en liberer avant qu'il ne soit trop tard. 1987, fin des années "yuppies", le NY City Man sort ce que plus personne n'attendait après l'explosion jouissive du punk et la demoiselle au camélias glacée que fut la new wave: un album de rock and roll. des guitares, des histoires, du blues, du blues à la pelle. et la voix usée, plus que jamais blasée du bonhomme qui en a dejà vu plus que n'importe quel directeur de major. Et ca marche. Un de ses meilleurs album.
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